• [^] # Re: Et chez nous ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Chez NTT : aller au bureau sera considéré comme un voyage d’affaires. Évalué à 10.

    Mon analyse parfaitement subjective c'est que dans ces
    endroits, en l'absence de travailleurs sous leurs pognes
    certains managers craignent que leur inutilité ne se voit au
    grand jour.

    J'ai surtout l'impression que beaucoup de gens ont des manageurs qu'ils estiment inutiles (à tort ou à raison) et qu'ils projettent sur eux des choses sans vraiment interroger les raisons.

    Par exemple, le travail d'un manager, c'est aussi de faire du relationnel, et juste des emails et des videosconfs, ça ne fait pas toujours l'affaire. De la même façon que le FOSDEM rassemble du monde parce qu'on peut se voir en face à face, il y a de la valeur a avoir quelqu'un en face de soi, et si tu n'as pas été formé à gérer une équipe distante, tu va avoir du mal avec ça.

    Il y en a qui se débrouille bien avec ça, bien sur, mais j'aurais tendance à dire que la profession de manager va attirer plus les personnes extraverties que les introvertis, et que voir des gens va les motiver plus.

    Je ne pense pas que ça soit très controversé que de rappeler que ça reste des humains avant tout, avec sans doute des doutes et des problèmes comme tout le monde.

    Il faut aussi reconnaître une certaine hypocrisie latente dans le secteur informatique. J'entends régulièrement "on ne peux pas mesurer la productivité avec des lignes de code ou des métriques de fermetures de ticket" suivi en général de "il faut nous faire confiance quand on dit qu'on bosse". C'est sans doute vrai, mais à coté de ça, le discours est aussi "certains manageurs sont inutiles vu que j'ai l'impression qu'ils ne font rien".

    On peut pas vraiment dire "notre travail est impossible à mesurer mais il existe" et en même temps affirmer que celui des autres n'existe pas parce qu'on ne le voit pas.

    Et je pense qu'on ne parle pas non plus assez des demandes des salariés. Les gens qui veulent avoir une coupure entre le travail et chez eux, les gens qui veulent voir des collègues et qui vont donc demander à ne pas être seuls au bureau.