L'économie numérique est-elle soluble dans la répression ?
Le problème de fond concernant les échanges numériques, au sens le plus large du terme, c'est qu'ils terrifient les politiques et aussi les acteurs économiques les plus puissants.
Pour ne pas sortir du sujet de cette news, je propose l'exemple suivant :
Je désire me procurer un cd d'un petit label espagnol
(société de production de la taille d'une pme).
Je m'addresse pour celà à un disquaire indépendant et à une enseigne de grande distribution.
Verdict 19,50 euro le cd. (Une mastérisation d'un 33T de 1956 dont on peut considérer qu'il ne nécessite pas d'investissement de production en dehors du master et de la gravure des cd).
Le label vend directement par internet le même cd 8,80 euros + frais de port pour un total de 14 euros.
Donc 5,50 euros de différence pour un seul cd.
D'autre part il s'agit d'une oeuvre de 1956 dont je ne sais qui détient les droits d'auteur, ni quand ces droits expirent, ni combien ils représentent sur le prix total du cd.
Il est difficile de faire plus obscur.
Les producteurs et des distributeurs de produits audiovisuels ont pour objectif de maintenir des marges très élevées sur la vente de leur produits au mépris des client, au mépris des créateurs.
Il n'en reste pas moins que l'échange d'oeuvres numériques même à titre gratuit, qui est un phénomène massif, provoquent des lèses directs et indirects et fragilisent les libertés d'expression et d'échange.
Bien sur, ce phénomène dépasse largement le cadre du litige dont on veut à tout force le réduire. N'y voir là qu'un acte de "piraterie" démontre à quel point nos sociétés ne digèrent pas ces nouveaux moyens de communication.
Jamais la modernité ne posa un tel défi à nos sociétés.
# Re: L'Empire du disque contre-attaque, cette fois en Europe !
Posté par Egidius . En réponse à la dépêche L'Empire du disque contre-attaque, cette fois en Europe !. Évalué à 4.
Le problème de fond concernant les échanges numériques, au sens le plus large du terme, c'est qu'ils terrifient les politiques et aussi les acteurs économiques les plus puissants.
Pour ne pas sortir du sujet de cette news, je propose l'exemple suivant :
Je désire me procurer un cd d'un petit label espagnol
(société de production de la taille d'une pme).
Je m'addresse pour celà à un disquaire indépendant et à une enseigne de grande distribution.
Verdict 19,50 euro le cd. (Une mastérisation d'un 33T de 1956 dont on peut considérer qu'il ne nécessite pas d'investissement de production en dehors du master et de la gravure des cd).
Le label vend directement par internet le même cd 8,80 euros + frais de port pour un total de 14 euros.
Donc 5,50 euros de différence pour un seul cd.
D'autre part il s'agit d'une oeuvre de 1956 dont je ne sais qui détient les droits d'auteur, ni quand ces droits expirent, ni combien ils représentent sur le prix total du cd.
Il est difficile de faire plus obscur.
Les producteurs et des distributeurs de produits audiovisuels ont pour objectif de maintenir des marges très élevées sur la vente de leur produits au mépris des client, au mépris des créateurs.
Il n'en reste pas moins que l'échange d'oeuvres numériques même à titre gratuit, qui est un phénomène massif, provoquent des lèses directs et indirects et fragilisent les libertés d'expression et d'échange.
Bien sur, ce phénomène dépasse largement le cadre du litige dont on veut à tout force le réduire. N'y voir là qu'un acte de "piraterie" démontre à quel point nos sociétés ne digèrent pas ces nouveaux moyens de communication.
Jamais la modernité ne posa un tel défi à nos sociétés.