Je ne crois pas que pratiquer la désobéissance telle que je l'ai expliqué plus haut soit une question de profit personnel; pour moi, il s'agit de refuser une loi qui condamne une pratique qui a toujours été répandue (qui n'a pas échangé une cassette dans la cours du lycée ?), et ce au profit d'une industrie monopolistique, au business model dépassé et qui n'a aucune légitimité.
Cette loi assimile le tiers des citoyens américains à des délinquants (désolé pour les chiffres US, j'ai que ça sous la main). Elle participe d'une logique qui consiste à considérer toute personne connectée à un réseau comme potentiellement délinquante - je te rappelle que quand tu achètes un CD-R pour graver une archive ISO de la dernière Debian, tu paye une taxe pour l'usage frauduleux que tu pourrais en avoir. Or je ne crois pas que considérer chaque citoyen comme fauteur de trouble potentiel soit un trait des démocraties, ça me semble plutôt être l'apanage des régimes fascisants. En cela je voit un glissement pour le moins perturbant.
DMCA, EUCD, les lois sur la libre diffusion de l'information (ou plutôt sur la restriction de celle-ci), les lois sur la propriété intellectuelle sont des outils terribles pour qui voudrait contrôler ce que nous lisons, entendons et voyons - hors disposer de médias libres et indépendants, citoyens est un pré-requis de nos modèles de démocraties (qui ne sont pas terribles mais tellement mieux qu'ailleurs...)
C'est la logique derrière ces lois que je refuse (et je pense être loin d'être le seul), et la raison pour laquelle j'aimerai un vaste mouvement de refus de celle qui criminalise les réseaux p2p, ainsi que de toutes les autres - définitivement pas parce qu'elle m'empêche de télécharger le dernier madonna dont je me contrefous.
[^] # Re: L'Empire du disque contre-attaque, cette fois en Europe !
Posté par __caffeine__ . En réponse à la dépêche L'Empire du disque contre-attaque, cette fois en Europe !. Évalué à 4.
Cette loi assimile le tiers des citoyens américains à des délinquants (désolé pour les chiffres US, j'ai que ça sous la main). Elle participe d'une logique qui consiste à considérer toute personne connectée à un réseau comme potentiellement délinquante - je te rappelle que quand tu achètes un CD-R pour graver une archive ISO de la dernière Debian, tu paye une taxe pour l'usage frauduleux que tu pourrais en avoir. Or je ne crois pas que considérer chaque citoyen comme fauteur de trouble potentiel soit un trait des démocraties, ça me semble plutôt être l'apanage des régimes fascisants. En cela je voit un glissement pour le moins perturbant.
DMCA, EUCD, les lois sur la libre diffusion de l'information (ou plutôt sur la restriction de celle-ci), les lois sur la propriété intellectuelle sont des outils terribles pour qui voudrait contrôler ce que nous lisons, entendons et voyons - hors disposer de médias libres et indépendants, citoyens est un pré-requis de nos modèles de démocraties (qui ne sont pas terribles mais tellement mieux qu'ailleurs...)
C'est la logique derrière ces lois que je refuse (et je pense être loin d'être le seul), et la raison pour laquelle j'aimerai un vaste mouvement de refus de celle qui criminalise les réseaux p2p, ainsi que de toutes les autres - définitivement pas parce qu'elle m'empêche de télécharger le dernier madonna dont je me contrefous.