JE suis assez d'accord et ça soulève un problème extrêmement récurrent qui est celui du déni du travail fourni par l'étudiant.
Sous prétexte que l'inscription est quasi-gratuite en fac de droit, de médecine, en prépa ou école d'ingé voire que tu es payé au cours de tes études à l'X/l'ENS, les personnes qui n'ont pas fait ces études en déduisent que tu as une obligation de repayer à la société, par ton travail, le diplôme qu'on t'a gracieusement offert. Il en va de même dans ton cas : sous prétexte que la boîte t'a payé l'inscription et salarié pendant la formation, tu as une "dette" vis-à-vis d'elle. Sauf que tu décris très bien que tu as travaillé beaucoup plus que la durée légale sur cette formation. Si le temps que tu as passé à cette formation avait été dédié à créer de la valeur pour l'entreprise, tu aurais dû être payé 2 à 3 fois ton salaire pour équilibrer le temps de travail. En te salariant pendant la formation, l'entreprise fait une affaire en or : elle se retrouve avec un employé certifié, à son salaire initial.
Je serais d'ailleurs curieux du retentissement sur ta vie personnelle et familiale de cette certification. Pour moi, c'est simple, je ne serais pas en mesure de fournir une telle quantité de travail aujourd'hui. Pas avec une famille et un gamin d'un an. Tu décris des moments de doute, de remise en question personnelle : tu as mis en jeu ta santé mentale et tu t'es mis une pression énorme car tu n'avais qu'un an pour réussir ce que certains mettent 2 à 3 tentatives à réussir. Comment ça s'est passé en famille ?
Enfin, un dernier point sur la certif valable 3 ans. Moi, j'ai passé le TOEIC en 2016, j'ai eu 945 (merci les pages de man, la doc d'Arch et World of Warcraft), je le mets toujours sur mon CV. La durée de validité du diplôme, elle est définie par la personne qui lit le CV, pas par l'institut de formation. Ce que sanctionne le diplôme, c'est une connaissance à un instant t, certes, mais aussi une culture générale du domaine étudié et une capacité de travail, qualités déterminantes pour se mettre à jour. Pour prendre mon exemple, j'ai un diplôme d'état de docteur en médecine. Certaines connaissances que j'ai apprises sont obsolètes, voire sont devenues tellement suboptimales qu'elles seraient dangereuses. On ne traite plus les cancers comme je l'ai appris. On ne traite surtout pas une hépatite C comme je l'ai appris. Il y a aussi des choses que j'ai oubliées. Je ne m'amuserais pas à intuber un patient, alors que je l'ai fait au cours de mes études. Ça n'empêche que je suis recruté pour mon diplôme, par des employeurs qui savent très bien que je suis capable de me mettre à jour. Et on ne me refait pas passer de diplôme pour ça.
Ceci dit, après coup,je pense que j'aurais beaucoup moins de travail à fournir pour repasser les épreuves de connaissances. Penses-tu que tu pourras repasser la certification dans 3 ans sans bosser autant que la première fois ?
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Bon chasseur et mauvais chasseur
Posté par Liorel . En réponse au journal CISSP, sécurité, il faut que je vous raconte un truc.... Évalué à 10.
JE suis assez d'accord et ça soulève un problème extrêmement récurrent qui est celui du déni du travail fourni par l'étudiant.
Sous prétexte que l'inscription est quasi-gratuite en fac de droit, de médecine, en prépa ou école d'ingé voire que tu es payé au cours de tes études à l'X/l'ENS, les personnes qui n'ont pas fait ces études en déduisent que tu as une obligation de repayer à la société, par ton travail, le diplôme qu'on t'a gracieusement offert. Il en va de même dans ton cas : sous prétexte que la boîte t'a payé l'inscription et salarié pendant la formation, tu as une "dette" vis-à-vis d'elle. Sauf que tu décris très bien que tu as travaillé beaucoup plus que la durée légale sur cette formation. Si le temps que tu as passé à cette formation avait été dédié à créer de la valeur pour l'entreprise, tu aurais dû être payé 2 à 3 fois ton salaire pour équilibrer le temps de travail. En te salariant pendant la formation, l'entreprise fait une affaire en or : elle se retrouve avec un employé certifié, à son salaire initial.
Je serais d'ailleurs curieux du retentissement sur ta vie personnelle et familiale de cette certification. Pour moi, c'est simple, je ne serais pas en mesure de fournir une telle quantité de travail aujourd'hui. Pas avec une famille et un gamin d'un an. Tu décris des moments de doute, de remise en question personnelle : tu as mis en jeu ta santé mentale et tu t'es mis une pression énorme car tu n'avais qu'un an pour réussir ce que certains mettent 2 à 3 tentatives à réussir. Comment ça s'est passé en famille ?
Enfin, un dernier point sur la certif valable 3 ans. Moi, j'ai passé le TOEIC en 2016, j'ai eu 945 (merci les pages de man, la doc d'Arch et World of Warcraft), je le mets toujours sur mon CV. La durée de validité du diplôme, elle est définie par la personne qui lit le CV, pas par l'institut de formation. Ce que sanctionne le diplôme, c'est une connaissance à un instant t, certes, mais aussi une culture générale du domaine étudié et une capacité de travail, qualités déterminantes pour se mettre à jour. Pour prendre mon exemple, j'ai un diplôme d'état de docteur en médecine. Certaines connaissances que j'ai apprises sont obsolètes, voire sont devenues tellement suboptimales qu'elles seraient dangereuses. On ne traite plus les cancers comme je l'ai appris. On ne traite surtout pas une hépatite C comme je l'ai appris. Il y a aussi des choses que j'ai oubliées. Je ne m'amuserais pas à intuber un patient, alors que je l'ai fait au cours de mes études. Ça n'empêche que je suis recruté pour mon diplôme, par des employeurs qui savent très bien que je suis capable de me mettre à jour. Et on ne me refait pas passer de diplôme pour ça.
Ceci dit, après coup,je pense que j'aurais beaucoup moins de travail à fournir pour repasser les épreuves de connaissances. Penses-tu que tu pourras repasser la certification dans 3 ans sans bosser autant que la première fois ?
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.