Et pourtant, les spécialistes de la biologie, en particuliers des organes sexuels chez les êtres humains, tel que Eric Vilain, par exemple, défendent l'idée que les arguments pour dire que les femmes trans ne sont pas des femmes, c'est de la pseudo-science.
(mais bon, j'imagine que des gens qui bossent sur le sujet chaque jours depuis des décennies n'ont sans doute pas compris le sujet. Et aussi, bien sûr, que toi qui n'a pas étudié le sujet, pour une raison bizarre, a compris des choses qu'ils n'ont pas comprises)
Les arguments biologiques pour "les femmes trans ne sont pas des femmes" sont en général des approches extrêmement simplistes de la biologie.
Tout d'abord, ces arguments échouent à comprendre la biologie du sexe humain et de comment la nature, via l'évolution, à construit le mécanisme qu'est la sexualité. Ils se basent sur l'idée simpliste d'un "intelligent design", où différent composants qui n'ont aucune raison de s'être synchronisés durant l'évolution se sont mis d'accord sur ce qu'est un homme et ce qu'est une femme. Ainsi, pour le sexe uniquement, il n'y a pas de marqueur unique: les chromosomes, les gamètes, les organes, les hormones, ... tout ces composants sont corrélés mais indépendants, et on trouve, scientifiquement, des cas où certains de ces marqueurs sont typiques des hommes et d'autres de ces marqueurs sont typiques des femmes, et dont le résultat est parfois un être humain que la société identifiera comme étant un homme, et parfois comme étant une femme.
Et ça, ce n'est que pour le sexe. En plus de ça, il faut rajouter par exemple le concept d'identité de genre, qui est une chose réelle et scientifique, et qui une des raisons pour laquelle les êtres humains biologiques font la distinction entre les hommes et les femmes telles qu'ils la font aujourd'hui dans la vraie vie (cela ne veut pas dire que sans ça, les êtres humains seraient incapables de faire la distinction, mais cela veut dire que cette distinction serait faite différemment de celle qui est faite maintenant). De la même manière qu'une partie du cerveau s'est biologiquement développé pour distinguer et se spécialiser dans le langage, une partie du cerveau s'est développé pour distinguer les interactions sociales, et cela inclut la partie qui non seulement identifie le genre des individus, mais également permet à l'individu de se situer dans contexte.
Les arguments "les femmes trans ne sont pas des femmes pour des raisons biologiques" ont une vision hyper simpliste de comment cela fonctionne biologiquement en vrai, du style: "t'as un interrupteur dans les gènes, et paf, s'il est sur 'on', t'as une bite et t'es un homme, s'il est sur 'off', t'as pas de bite et t'es une femme".
D'ailleurs, dans un autre commentaire, tu parlais de "l'intrinsèque beauté fragile et de force unique" des femmes.
Comment tu expliques ça sans passer par le cerveau ? Est-ce que si on greffe des organes féminins sur un homme, soudainement, il va acquérir cela ?
Imagine le scénario suivant: deux personnes naissent: l'un a une bite ET l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau, l'autre a un vagin ET n'a pas l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau.
Selon ton modèle biologique simpliste, le premier est un homme et le second est une femme, alors que ton argument même est que mettre des gens qui n'ont pas l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans le groupe des femmes est dangereux pour l'identité des femmes.
La réponse habituelle est "non parce qu'on peut pas avoir un vagin et ne pas avoir l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau". Sauf que les expériences scientifiques qui ont scanné le cerveau des femmes trans ont conclu de le cerveau des femmes trans est statistiquement plus proche de celui des femmes cis que de celui des hommes cis, ce qui démontre que ce dogme d'un être biologique avec un interrupteur sexuel unique est scientifiquement, biologiquement, pas du tout fondé.
Comprends-tu l'imbécilité de la déclaration "je ne suis pas militarisé"
Je comprends l'imbécilité de venir parler de militarisation à propos d'interlocuteurs dont le seul crime a été d'oser dire un fait objectif: tu soutiens des thèses transphobes, basées sur des logiques qui sont dures à expliquer si tu n'es pas transphobes (de nouveau, pas parce que tu n'es pas d'accord avec "les femmes trans sont des femmes", mais parce que ton discours démontre que tes arguments sont construits a posteriori pour justifier ton refus de considérer que cela puisse être légitime de dire ça).
[^] # Re: Passionnant
Posté par j-c_32 . En réponse au lien comment détruire son industrie de la tech. Évalué à 1. Dernière modification le 22 juin 2022 à 00:06.
Et pourtant, les spécialistes de la biologie, en particuliers des organes sexuels chez les êtres humains, tel que Eric Vilain, par exemple, défendent l'idée que les arguments pour dire que les femmes trans ne sont pas des femmes, c'est de la pseudo-science.
(mais bon, j'imagine que des gens qui bossent sur le sujet chaque jours depuis des décennies n'ont sans doute pas compris le sujet. Et aussi, bien sûr, que toi qui n'a pas étudié le sujet, pour une raison bizarre, a compris des choses qu'ils n'ont pas comprises)
Les arguments biologiques pour "les femmes trans ne sont pas des femmes" sont en général des approches extrêmement simplistes de la biologie.
Tout d'abord, ces arguments échouent à comprendre la biologie du sexe humain et de comment la nature, via l'évolution, à construit le mécanisme qu'est la sexualité. Ils se basent sur l'idée simpliste d'un "intelligent design", où différent composants qui n'ont aucune raison de s'être synchronisés durant l'évolution se sont mis d'accord sur ce qu'est un homme et ce qu'est une femme. Ainsi, pour le sexe uniquement, il n'y a pas de marqueur unique: les chromosomes, les gamètes, les organes, les hormones, ... tout ces composants sont corrélés mais indépendants, et on trouve, scientifiquement, des cas où certains de ces marqueurs sont typiques des hommes et d'autres de ces marqueurs sont typiques des femmes, et dont le résultat est parfois un être humain que la société identifiera comme étant un homme, et parfois comme étant une femme.
Et ça, ce n'est que pour le sexe. En plus de ça, il faut rajouter par exemple le concept d'identité de genre, qui est une chose réelle et scientifique, et qui une des raisons pour laquelle les êtres humains biologiques font la distinction entre les hommes et les femmes telles qu'ils la font aujourd'hui dans la vraie vie (cela ne veut pas dire que sans ça, les êtres humains seraient incapables de faire la distinction, mais cela veut dire que cette distinction serait faite différemment de celle qui est faite maintenant). De la même manière qu'une partie du cerveau s'est biologiquement développé pour distinguer et se spécialiser dans le langage, une partie du cerveau s'est développé pour distinguer les interactions sociales, et cela inclut la partie qui non seulement identifie le genre des individus, mais également permet à l'individu de se situer dans contexte.
Les arguments "les femmes trans ne sont pas des femmes pour des raisons biologiques" ont une vision hyper simpliste de comment cela fonctionne biologiquement en vrai, du style: "t'as un interrupteur dans les gènes, et paf, s'il est sur 'on', t'as une bite et t'es un homme, s'il est sur 'off', t'as pas de bite et t'es une femme".
D'ailleurs, dans un autre commentaire, tu parlais de "l'intrinsèque beauté fragile et de force unique" des femmes.
Comment tu expliques ça sans passer par le cerveau ? Est-ce que si on greffe des organes féminins sur un homme, soudainement, il va acquérir cela ?
Imagine le scénario suivant: deux personnes naissent: l'un a une bite ET l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau, l'autre a un vagin ET n'a pas l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau.
Selon ton modèle biologique simpliste, le premier est un homme et le second est une femme, alors que ton argument même est que mettre des gens qui n'ont pas l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans le groupe des femmes est dangereux pour l'identité des femmes.
La réponse habituelle est "non parce qu'on peut pas avoir un vagin et ne pas avoir l'intrinsèque beauté fragile et la force unique des femmes dans son cerveau". Sauf que les expériences scientifiques qui ont scanné le cerveau des femmes trans ont conclu de le cerveau des femmes trans est statistiquement plus proche de celui des femmes cis que de celui des hommes cis, ce qui démontre que ce dogme d'un être biologique avec un interrupteur sexuel unique est scientifiquement, biologiquement, pas du tout fondé.
Je comprends l'imbécilité de venir parler de militarisation à propos d'interlocuteurs dont le seul crime a été d'oser dire un fait objectif: tu soutiens des thèses transphobes, basées sur des logiques qui sont dures à expliquer si tu n'es pas transphobes (de nouveau, pas parce que tu n'es pas d'accord avec "les femmes trans sont des femmes", mais parce que ton discours démontre que tes arguments sont construits a posteriori pour justifier ton refus de considérer que cela puisse être légitime de dire ça).