Déjà, merci pour ces ressources sur la colorimétrie dans le libre, elles sont rares et précieuses.
Comme le dit le titre, je voudrais surtout répondre à cet argument, qui est hélas trop courant (dans le libre et ailleurs) :
Même s’il arrive de lire des critiques à l’encontre des ces logiciels, celles-ci ne sont pas fondées car chacun d’eux (les logiciels libres) est capable de produire du contenu à la hauteur des exigences actuelles du métier.
Pour moi il n’y a pas de lien de causalité entre « l’outil peut produire un résultat conforme à l’état de l’art » et « les critiques de l’outil ne sont pas fondées ». On peut tout à fait critiquer un outil même s’il permet d’obtenir un résultat tout à fait conforme à ce qu’on est en droit d’attendre d’un outil professionnel.
En particulier, dans le cadre d’un métier, la qualité d’utilisation de l’outil compte au moins autant que le résultat obtenu. S’il est possible d’obtenir avec un logiciel libre un bon résultat mais au prix de trois fois plus de complexité et d’étapes intermédiaires que dans un logiciel concurrent, alors le logiciel libre n’est pas intéressant hors du contexte militant. Idem s’il y a des problèmes de compatibilités avec les formats habituels – et que ces formats sont indispensables pour travailler avec le reste de la chaine – imprimeurs par exemple, dans le cas des logiciels cités.
Ça ne signifie absolument pas que le logiciel libre doit absolument copier l’ergonomie et les processus des logiciels en place. Par exemple, Darktable a un fonctionnement radicalement différent de son principal « concurrent propriétaire », Lightroom, et pourtant permet d’obtenir des très bons résultats très efficacement si on prends la peine d’en apprendre et d’en respecter le fonctionnement.
Comme exemple contraire, je donnerais Scribus : même après plusieurs tutos différents et diverses manipulations je n’arrivais pas à faire le genre de documents que je voulais, de dépit je me suis tourné vers Affinity Publisher qui m’a permis de finaliser mon document en un quart du temps que j’ai passé sur Scribus – pourtant Affinity Publisher a encore de grosses lacunes ergonomiques.
# Ça n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose des outils qu’ils ne sont pas exempts de critique
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal PAO, graphisme et colorimétrie dans le libre. Évalué à 10.
Déjà, merci pour ces ressources sur la colorimétrie dans le libre, elles sont rares et précieuses.
Comme le dit le titre, je voudrais surtout répondre à cet argument, qui est hélas trop courant (dans le libre et ailleurs) :
Pour moi il n’y a pas de lien de causalité entre « l’outil peut produire un résultat conforme à l’état de l’art » et « les critiques de l’outil ne sont pas fondées ». On peut tout à fait critiquer un outil même s’il permet d’obtenir un résultat tout à fait conforme à ce qu’on est en droit d’attendre d’un outil professionnel.
En particulier, dans le cadre d’un métier, la qualité d’utilisation de l’outil compte au moins autant que le résultat obtenu. S’il est possible d’obtenir avec un logiciel libre un bon résultat mais au prix de trois fois plus de complexité et d’étapes intermédiaires que dans un logiciel concurrent, alors le logiciel libre n’est pas intéressant hors du contexte militant. Idem s’il y a des problèmes de compatibilités avec les formats habituels – et que ces formats sont indispensables pour travailler avec le reste de la chaine – imprimeurs par exemple, dans le cas des logiciels cités.
Ça ne signifie absolument pas que le logiciel libre doit absolument copier l’ergonomie et les processus des logiciels en place. Par exemple, Darktable a un fonctionnement radicalement différent de son principal « concurrent propriétaire », Lightroom, et pourtant permet d’obtenir des très bons résultats très efficacement si on prends la peine d’en apprendre et d’en respecter le fonctionnement.
Comme exemple contraire, je donnerais Scribus : même après plusieurs tutos différents et diverses manipulations je n’arrivais pas à faire le genre de documents que je voulais, de dépit je me suis tourné vers Affinity Publisher qui m’a permis de finaliser mon document en un quart du temps que j’ai passé sur Scribus – pourtant Affinity Publisher a encore de grosses lacunes ergonomiques.
La connaissance libre : https://zestedesavoir.com