• [^] # Re: Un titre peut en cacher un autre

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Conférence "Les freins à l’accès des filles aux filières informatiques et numériques du Lycée". Évalué à 5.

    Dans cette entreprise, et plus particulièrement au sein de notre "Business Unit" on avait une politique de tolérance 0 face aux discriminations en tout genre. Cela passait par des sensibilisations en tout genre lors de l'onboarding et en cas de problème rencontré en chemin.

    Si on avait un élément qui ne respectait pas ces directives, il était très vite écarté de la société, la hiérarchie nous laissait gérer ça nous même au niveau de la business unit puis au niveau des équipes.

    On avait en place un process ou chaque jour tu pouvais, sur volontariat, et de manière anonyme, signaler comment s'était passé ta journée (note de 0 à 5, 0 étant très mauvaise journée, 5 étant très bonne journée), en laissant optionnellement un commentaire.

    A la suite de ça, on compilait les informations pour détecter d'éventuels problèmes sous-jacent. Tu preux croire que tu as un bon environnement, mais si toute ta team passe que des mauvaises journées, il y a peut être un problème.

    Il y avait une atmosphère de sécurité dans le sens ou tu pouvais exprimer ton ressentit pleinement sans qu'on le remette en cause, ce genre de biais arrive de temps en temps, mais était très vite écarté justement grâce à cette atmosphère.

    Exemple tout bête, mais il était par exemple interdit d'être seul dans les bureaux sans au moins un talkie walkie remis à l'entrée pour que tu puisse contacter la sécurité immédiatement en cas de soucis. Et pendant les premiers confinements, ils avaient mis en place un suivi psychologique des employés en télétravail (on avait un collègue qui concrètement n'avait personne dans sa vie à part les collègues le travail, donc au bout de 3 jours on avait senti qu'il commençait déjà à se sentir mal).

    Malheureusement, ces mécanismes de bien être des employés n'étaient pas généralisés à la totalité de l'entreprise. Mais je n'ai jamais vu un tel respect envers autrui ailleurs qu'à cet endroit, et ça inspirait chacun à tendre vers cet idéal.

    Autre exemple tout bête, quand il y avait un problème en prod, on ne cherchait jamais un coupable (à croire que git blame était banni), on cherchait juste à résoudre le problème. Dans la mission que j'ai actuellement, je suis en train "d'éduquer" les devs à arrêter de dire "c'est ma faute, c'est moi qui ait écrit ce code", on s'en fou c'est pas ça qui va régler le problème.

    Bizarrement, quand on arrête de chercher un coupable, on évite toutes les railleries ce qui suivent envers cette personne, railleries qui d'expérience dans d'autres startups, tournent très vite à la "blague innocente" discriminatoire et / ou sexiste. Je mets entre guillemets car il n'y a jamais de blague innocente ( https://www.youtube.com/watch?v=o0ddhWWaFe0 ).

    Aucun de ces outils / mécanismes / etc.. n'est une étude scientifique, mais tu perçois nettement la différence entre du sexisme pas visible et pas de sexisme.

    https://link-society.com - https://kubirds.com - https://github.com/link-society/flowg