Posté par arnaudus .
En réponse au message faire un don anonyme.
Évalué à 3.
Dernière modification le 10 mai 2022 à 10:21.
on puisse te soupconner et t'emprisonner sur le fait que tu as fait un truc inhabituel à un instant T
Ça a toujours été, je pense que ça n'a rien à voir avec la surveillance. Il est rare d'avoir accès à des éléments de preuves directes et indiscutables, la condamnation en pénal se fait sur la conviction des jurés. Le boulot de l'avocat de la défense, c'est souvent de faire planer un doute : certes, il y a des éléments de preuve, mais ça peut être expliqué par des coïncidences. Par exemple, il est assez rare qu'il existe des preuves directes contre les tueurs en série, par contre, si on peut prouver qu'il était systématiquement à proximité des lieux où plusieurs personnes ont disparu, c'est une coïncidence tellement frappante qu'elle a valeur de preuve.
une autre personne avec laquelle elle ne s'entend pas bien est malheureusement disparue ou retrouvée morte
D'une manière générale, oui, en effet, c'est une bien mauvaise nouvelle que de se trouver de manière très inhabituelle à proximité du lieu d'un crime pour lequel on avait un mobile. C'est surtout une histoire de probabilités conditionnelles. La probabilité de se trouver dans un lieu inhabituel (une zone industrielle en pleine nuit?) est déja assez faible, mais cette probabilité jointe avec celle de connaitre la victime et d'avoir une raison de la tuer est infiniment plus faible. Donc paf.
À ne pas confondre avec le sophisme du procureur, qui consiste à suspecter une personne simplement parce que la probabilité est faible. Par exemple, suspecter de fraude quelqu'un qui a gagné deux fois au loto dans sa vie. La probabilité est faible, mais il faut la multiplier par la population totale avant de poursuivre, sinon ça revient à prendre quelqu'un au hasard dans la population. Ça avait malheureusement valu une condamnation à une femme qui avait perdu deux enfants de mort subite du nourrisson—la probabilité que ça arrive à une personne donnée est très faible, mais la probabilité que ça arrive à au moins une personne dans la population est très forte, et ça ne fait pas de cette personne un coupable.
[^] # Re: cas d'utilisation
Posté par arnaudus . En réponse au message faire un don anonyme. Évalué à 3. Dernière modification le 10 mai 2022 à 10:21.
Ça a toujours été, je pense que ça n'a rien à voir avec la surveillance. Il est rare d'avoir accès à des éléments de preuves directes et indiscutables, la condamnation en pénal se fait sur la conviction des jurés. Le boulot de l'avocat de la défense, c'est souvent de faire planer un doute : certes, il y a des éléments de preuve, mais ça peut être expliqué par des coïncidences. Par exemple, il est assez rare qu'il existe des preuves directes contre les tueurs en série, par contre, si on peut prouver qu'il était systématiquement à proximité des lieux où plusieurs personnes ont disparu, c'est une coïncidence tellement frappante qu'elle a valeur de preuve.
D'une manière générale, oui, en effet, c'est une bien mauvaise nouvelle que de se trouver de manière très inhabituelle à proximité du lieu d'un crime pour lequel on avait un mobile. C'est surtout une histoire de probabilités conditionnelles. La probabilité de se trouver dans un lieu inhabituel (une zone industrielle en pleine nuit?) est déja assez faible, mais cette probabilité jointe avec celle de connaitre la victime et d'avoir une raison de la tuer est infiniment plus faible. Donc paf.
À ne pas confondre avec le sophisme du procureur, qui consiste à suspecter une personne simplement parce que la probabilité est faible. Par exemple, suspecter de fraude quelqu'un qui a gagné deux fois au loto dans sa vie. La probabilité est faible, mais il faut la multiplier par la population totale avant de poursuivre, sinon ça revient à prendre quelqu'un au hasard dans la population. Ça avait malheureusement valu une condamnation à une femme qui avait perdu deux enfants de mort subite du nourrisson—la probabilité que ça arrive à une personne donnée est très faible, mais la probabilité que ça arrive à au moins une personne dans la population est très forte, et ça ne fait pas de cette personne un coupable.