Ah non, pas philosophique du tout.
Le droit à l'avortement, ce n'est pas la porte ouvert à tomber enceinte toute les trois semaines, se faire avorter, et faire portnawak !
Alors oui, assez souvent de jeunes femmes, ou filles, tombent enceinte sans l'avoir prévu parce qu'elles ne font pas gaffe, jeunesse tout ça.
Mais aussi, la contraception peut foirer, et on peut avoir de vraies bonnes raisons légitimes de l'utiliser et de ne pas vouloir d'enfants (ou pas plus d'enfants).
Et puis il y a le cas du viol.
Et le cas où la grossesse peut médicalement être fatale à la mère pour tout un tas de raisons.
Bref, plein de situations où la question de l'avortement se pose, en termes médicaux, sociétaux, éthiques, financiers, mais pas spécialement philosophique.
Il n'y a pas d'obligation de l'avortement, jamais, mais simplement la possibilité de se poser la question et d'agir en conséquence. La philosophie, les croyances, les principes, etc. n'interviennent que là, au moment du choix.
L'IVG a toujours été encadré, assez clairement.
Il n'est pas, n'a jamais été, et ne sera jamais question d'avorter toutes les femmes, il s'agit juste de leur laisser le choix, et de leur donner la possibilité, le cas échéant, de le faire dans de bonnes conditions.
C'est un problème de société, et de santé publique, bien plus qu'une question de philosophie.
Retirer ce choix c'est imposer une vision du monde à la moitié de l'humanité.
Juste à la moitié : les femmes.
C'est donc indubitablement une restriction des libertés des femmes par rapport aux hommes, une perte d'égalité entre les hommes et les femmes.
Et ça sert entre autre aux principales religions monothéistes (dogmatiques), à persister à donner une place inférieure à la femme.
Entre autre à persister dans un monde patriarcal ou les femmes sont moins égales que les hommes.
Et déjà qu'on est encore loin de l'égalité entre les sexes (quels qu'ils soient), si on creuse l'écart, ben on n'est pas rendu. Et le passé a prouvé qu'il est facile et rapide de revenir en arrière sur des acquis peut-être pas si acquis que ça, et que de fait il ne faut jamais rien lâcher.
Cela étant dit, mon opinion - toujours très optimiste, je suis comme ça - est qu'il s'agit des soubresauts d'un mode de pensée à l'agonie, une reculade qui finira par disparaître et entrer dans l'Histoire.
Tout comme la Restauration et le second Empire n'ont été que des soubresauts d'un monde révolu, face à l'irrémédiable progression de la République, qui est aujourd'hui une simple évidence (jusqu'à ce qu'on trouve vraiment mieux).
Tout comme la manif pour tous n'est que le reflet d'idées passées et ne peut rien contre le fait que ces idées sont effectivement passées. Je ne fais pas beaucoup de différence entre ces gens qui voudraient me dire que je ne peux pas vivre en couple (ou non) avec qui je veux, qu'avec d'autres gens qui me conchient parce que je cuisine végétarien dans ma maison, ou d'hypothétiques personnes qui penseraient que je devrais manger mes œufs par le petit bout plutôt que le gros bout. C'est pareil : ça les regarde pas, faites comme vous voulez chez vous les gens, je continuerai de faire comme je veux chez moi !
C'est quoi cette idée de vouloir dicter comment vivent des autres qu'on ne rencontrera jamais et qu'on ne verra jamais, et à qui on ne parlera jamais ?
Un enfant vivra plus heureux s'il est voulu, quels que soient les sexes de ses parents (ou de son parent tout seul hein), qu'un enfant non voulu, voire - pire - imposé parce que le droit à l'IVG a été flingué par des imbéciles réacs.
Si vraiment c'est le bonheur des enfants et l'avenir de la société qui les motive, alors ils devraient plutôt lutter pour le droit à l'IVG.
[^] # Re: La question est philosophique ...
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien Etats-Unis: la Cour suprême s'apprête à annuler le droit à l'avortement, selon Politico . Évalué à 8.
Ah non, pas philosophique du tout.
Le droit à l'avortement, ce n'est pas la porte ouvert à tomber enceinte toute les trois semaines, se faire avorter, et faire portnawak !
Alors oui, assez souvent de jeunes femmes, ou filles, tombent enceinte sans l'avoir prévu parce qu'elles ne font pas gaffe, jeunesse tout ça.
Mais aussi, la contraception peut foirer, et on peut avoir de vraies bonnes raisons légitimes de l'utiliser et de ne pas vouloir d'enfants (ou pas plus d'enfants).
Et puis il y a le cas du viol.
Et le cas où la grossesse peut médicalement être fatale à la mère pour tout un tas de raisons.
Bref, plein de situations où la question de l'avortement se pose, en termes médicaux, sociétaux, éthiques, financiers, mais pas spécialement philosophique.
Il n'y a pas d'obligation de l'avortement, jamais, mais simplement la possibilité de se poser la question et d'agir en conséquence. La philosophie, les croyances, les principes, etc. n'interviennent que là, au moment du choix.
L'IVG a toujours été encadré, assez clairement.
Il n'est pas, n'a jamais été, et ne sera jamais question d'avorter toutes les femmes, il s'agit juste de leur laisser le choix, et de leur donner la possibilité, le cas échéant, de le faire dans de bonnes conditions.
C'est un problème de société, et de santé publique, bien plus qu'une question de philosophie.
Retirer ce choix c'est imposer une vision du monde à la moitié de l'humanité.
Juste à la moitié : les femmes.
C'est donc indubitablement une restriction des libertés des femmes par rapport aux hommes, une perte d'égalité entre les hommes et les femmes.
Et ça sert entre autre aux principales religions monothéistes (dogmatiques), à persister à donner une place inférieure à la femme.
Entre autre à persister dans un monde patriarcal ou les femmes sont moins égales que les hommes.
Et déjà qu'on est encore loin de l'égalité entre les sexes (quels qu'ils soient), si on creuse l'écart, ben on n'est pas rendu. Et le passé a prouvé qu'il est facile et rapide de revenir en arrière sur des acquis peut-être pas si acquis que ça, et que de fait il ne faut jamais rien lâcher.
Cela étant dit, mon opinion - toujours très optimiste, je suis comme ça - est qu'il s'agit des soubresauts d'un mode de pensée à l'agonie, une reculade qui finira par disparaître et entrer dans l'Histoire.
Tout comme la Restauration et le second Empire n'ont été que des soubresauts d'un monde révolu, face à l'irrémédiable progression de la République, qui est aujourd'hui une simple évidence (jusqu'à ce qu'on trouve vraiment mieux).
Tout comme la manif pour tous n'est que le reflet d'idées passées et ne peut rien contre le fait que ces idées sont effectivement passées. Je ne fais pas beaucoup de différence entre ces gens qui voudraient me dire que je ne peux pas vivre en couple (ou non) avec qui je veux, qu'avec d'autres gens qui me conchient parce que je cuisine végétarien dans ma maison, ou d'hypothétiques personnes qui penseraient que je devrais manger mes œufs par le petit bout plutôt que le gros bout. C'est pareil : ça les regarde pas, faites comme vous voulez chez vous les gens, je continuerai de faire comme je veux chez moi !
C'est quoi cette idée de vouloir dicter comment vivent des autres qu'on ne rencontrera jamais et qu'on ne verra jamais, et à qui on ne parlera jamais ?
Un enfant vivra plus heureux s'il est voulu, quels que soient les sexes de ses parents (ou de son parent tout seul hein), qu'un enfant non voulu, voire - pire - imposé parce que le droit à l'IVG a été flingué par des imbéciles réacs.
Si vraiment c'est le bonheur des enfants et l'avenir de la société qui les motive, alors ils devraient plutôt lutter pour le droit à l'IVG.