Si la grossesse a été démarrée dans un état anti-avortement, ils peuvent dire que la femme a enfreint la loi en allant se faire avorter ailleurs, et l'interpeller au retour.
Ou dans la logique du pro-life, dire que le fœtus étant d'ores et déjà résident légal de l'état et qu'il a été assassiné dans celui d'à côté...
Et en fait le problème n'est même pas que le procès aboutisse, soit gagné par une partie ou par l'autre. C'est surtout ce que ça fait subir à l'accusée, qui fera peut-être de la préventive plusieurs années en attendant le procès qui traînera forcément, bref la vie brisée, même en cas de victoire.
Et donc la plus grande difficulté pour d'autres femmes de faire pareil, puisqu'on va largement au delà de la difficulté première de voyager à temps.
C'est un pays très légaliste, où les procès sont lancés pour un oui ou pour un non.
Le service législatif là-bas, ça fonctionne comme une assurance : tu évalues les pertes et profits probables, et au final ce genre de procès sont une forme d'investissement pour par exemple rendre l'accès à l'avortement plus difficile.
Le respect de la loi est très secondaire : est-il plus rentable de l'enfreindre et d'en profiter à mort tant qu'on s'est pas fait chopper, et de payer la taxe à l'arrivée, ou de rester dans les clous ?
[^] # Re: Le lien vers l'article de base
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au lien Etats-Unis: la Cour suprême s'apprête à annuler le droit à l'avortement, selon Politico . Évalué à 5.
Si la grossesse a été démarrée dans un état anti-avortement, ils peuvent dire que la femme a enfreint la loi en allant se faire avorter ailleurs, et l'interpeller au retour.
Ou dans la logique du pro-life, dire que le fœtus étant d'ores et déjà résident légal de l'état et qu'il a été assassiné dans celui d'à côté...
Et en fait le problème n'est même pas que le procès aboutisse, soit gagné par une partie ou par l'autre. C'est surtout ce que ça fait subir à l'accusée, qui fera peut-être de la préventive plusieurs années en attendant le procès qui traînera forcément, bref la vie brisée, même en cas de victoire.
Et donc la plus grande difficulté pour d'autres femmes de faire pareil, puisqu'on va largement au delà de la difficulté première de voyager à temps.
C'est un pays très légaliste, où les procès sont lancés pour un oui ou pour un non.
Le service législatif là-bas, ça fonctionne comme une assurance : tu évalues les pertes et profits probables, et au final ce genre de procès sont une forme d'investissement pour par exemple rendre l'accès à l'avortement plus difficile.
Le respect de la loi est très secondaire : est-il plus rentable de l'enfreindre et d'en profiter à mort tant qu'on s'est pas fait chopper, et de payer la taxe à l'arrivée, ou de rester dans les clous ?