Bravo pour le projet, c'est une chouette idée. Et c'est vrai qu'utiliser le smartphone comme support à l'apprentissage de code est une bonne idée : même si avoir un clavier physique est plus pratique, c'est moins facile à avoir dans la poche.
Juste une petite remarque sur ce passage :
Bon, c'est en anglais, mais pour quiconque envisage la programmation de manière un tant soit peu sérieuse, l'anglais est incontournable.
Oui, c'est vrai qu'apprendre l'anglais est à un moment ou un autre incontournable pour coder. Cependant, quand on apprend à coder, ajouter la difficulté de la langue est "coûteux". Si l'apprenant est déjà bilingue ou très à l'aise en anglais, ce n'est pas un souci, mais si sa connaissance de la langue est celle d'un français moyen, c'est à dire pas motivé par le fait d'apprendre un truc d'étranger et n'ayant pas eu une formation très bonne sur le sujet, la difficulté ajoutée risque de faire fuir. Cela conduit pas mal de gens à n'apprendre ni l'anglais, ni à coder, alors que l'un et l'autre sont dans leurs capacités et pourrait les amuser.
Aujourd'hui, les outils de traduction automatique rendent la barrière de la langue moins pénible, mais ça reste quand même une difficulté de plus dans l'apprentissage.
N'avoir une ressource qu'en anglais exclue de l'initiation tout un public, pas si petit que ça, et il vaut mieux en être conscient, plutôt que de croire que l'anglais pour le code n'est pas un obstacle. Dans le cadre des initiations, c'est un obstacle qui doit être levé, soit en apprenant l'anglais avant de coder, soit en ayant des ressources et exercices dans une langue avec laquelle on est à l'aise.
Au-delà de l'initiation, par contre, le code peut devenir une vraie motivation à apprendre l'anglais. Quand on commence à bidouiller, qu'on a compris les bases, et qu'on veut arriver à faire "un truc", on se frotte forcément à l'anglais, mais avec la motivation de résoudre le problème et donc l'obstacle de la langue étrangère devient secondaire. Et petit à petit, ça rentre... j'ai quelques exemples dans mon entourage de ce genre, où l'apprentissage de l'anglais (plutôt technique et à l'écrit) s'est fait suite aux bidouillages en tout genre :)
# À propos de l'anglais
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse au journal Le smartphone comme vecteur d'initiation à la programmation. Évalué à 10.
Bravo pour le projet, c'est une chouette idée. Et c'est vrai qu'utiliser le smartphone comme support à l'apprentissage de code est une bonne idée : même si avoir un clavier physique est plus pratique, c'est moins facile à avoir dans la poche.
Juste une petite remarque sur ce passage :
Oui, c'est vrai qu'apprendre l'anglais est à un moment ou un autre incontournable pour coder. Cependant, quand on apprend à coder, ajouter la difficulté de la langue est "coûteux". Si l'apprenant est déjà bilingue ou très à l'aise en anglais, ce n'est pas un souci, mais si sa connaissance de la langue est celle d'un français moyen, c'est à dire pas motivé par le fait d'apprendre un truc d'étranger et n'ayant pas eu une formation très bonne sur le sujet, la difficulté ajoutée risque de faire fuir. Cela conduit pas mal de gens à n'apprendre ni l'anglais, ni à coder, alors que l'un et l'autre sont dans leurs capacités et pourrait les amuser.
Aujourd'hui, les outils de traduction automatique rendent la barrière de la langue moins pénible, mais ça reste quand même une difficulté de plus dans l'apprentissage.
N'avoir une ressource qu'en anglais exclue de l'initiation tout un public, pas si petit que ça, et il vaut mieux en être conscient, plutôt que de croire que l'anglais pour le code n'est pas un obstacle. Dans le cadre des initiations, c'est un obstacle qui doit être levé, soit en apprenant l'anglais avant de coder, soit en ayant des ressources et exercices dans une langue avec laquelle on est à l'aise.
Au-delà de l'initiation, par contre, le code peut devenir une vraie motivation à apprendre l'anglais. Quand on commence à bidouiller, qu'on a compris les bases, et qu'on veut arriver à faire "un truc", on se frotte forcément à l'anglais, mais avec la motivation de résoudre le problème et donc l'obstacle de la langue étrangère devient secondaire. Et petit à petit, ça rentre... j'ai quelques exemples dans mon entourage de ce genre, où l'apprentissage de l'anglais (plutôt technique et à l'écrit) s'est fait suite aux bidouillages en tout genre :)