Le reportage ne dit pas que "du travail qui ne déclenche pas une rétribution pécuniaire directe est un problème", mais il dit qu'il faut réfléchir à qui profite le travail. J'ai retenu deux exemples parlants: les blogueurs, et les personnes qui entretiennent les parcs: je vais résumer ce dernier qui est vraiment parlant. Petit aparté: ces exemples ne parlent pas que de femmes.
À New-York, l'entretien des parcs était fait par des fonctionnaires. Les effectifs ont été réduits pour économiser de l'argent. Les parcs se dégradant, la ville a commencé à faire faire le nettoyage par des bénévoles gérés par une fondation. On a donc des personnes qui vont nettoyer volontairement, sans rétribution, probablement par sens civique.
À un moment on a la ville qui va mettre en concurrence sa gestion de l'entretien avec un service proposé par une entreprise privée, et la gestion faite par la ville est bien plus rentable. Forcément, celle-ci peu employer des personnes non rémunérées pour faire le travail, ce que l'entreprise ne peut pas faire.
On a donc un système où on retire des personnes payées par la collectivité, avec des impôts, et on les remplace par des gens non payés. Dans le même temps on va aussi imposer ce genre de travail en contrepartie d'aides sociales.
Vu de loin et naïvement, c'est un peu comme si on arrêtait de payer des gens en leur demandant de continuer à travailler (mas évidemment ce ne sont pas forcément les même personnes qui sont impliquées). On peut donc se demander pour qui les bénévoles travaillent réellement, est ce que leur action n'a pas d'effet pervers (justifier le licenciement de personnes) et si ce ne serait pas plus juste de répartir plus équitablement le coût de ce travail nécessaire, par exemple en utilisant des impôts et en payant des gens.
[^] # Re: Pourquoi ?
Posté par ted (site web personnel) . En réponse au lien Et si on travaillait tous et toutes gratuitement?. Évalué à 10. Dernière modification le 04 avril 2022 à 16:40.
Le reportage ne dit pas que "du travail qui ne déclenche pas une rétribution pécuniaire directe est un problème", mais il dit qu'il faut réfléchir à qui profite le travail. J'ai retenu deux exemples parlants: les blogueurs, et les personnes qui entretiennent les parcs: je vais résumer ce dernier qui est vraiment parlant. Petit aparté: ces exemples ne parlent pas que de femmes.
À New-York, l'entretien des parcs était fait par des fonctionnaires. Les effectifs ont été réduits pour économiser de l'argent. Les parcs se dégradant, la ville a commencé à faire faire le nettoyage par des bénévoles gérés par une fondation. On a donc des personnes qui vont nettoyer volontairement, sans rétribution, probablement par sens civique.
À un moment on a la ville qui va mettre en concurrence sa gestion de l'entretien avec un service proposé par une entreprise privée, et la gestion faite par la ville est bien plus rentable. Forcément, celle-ci peu employer des personnes non rémunérées pour faire le travail, ce que l'entreprise ne peut pas faire.
On a donc un système où on retire des personnes payées par la collectivité, avec des impôts, et on les remplace par des gens non payés. Dans le même temps on va aussi imposer ce genre de travail en contrepartie d'aides sociales.
Vu de loin et naïvement, c'est un peu comme si on arrêtait de payer des gens en leur demandant de continuer à travailler (mas évidemment ce ne sont pas forcément les même personnes qui sont impliquées). On peut donc se demander pour qui les bénévoles travaillent réellement, est ce que leur action n'a pas d'effet pervers (justifier le licenciement de personnes) et si ce ne serait pas plus juste de répartir plus équitablement le coût de ce travail nécessaire, par exemple en utilisant des impôts et en payant des gens.
Un LUG en Lorraine : https://enunclic-cappel.fr