En pratique ton année est basée, volontairement ou non, consciemment ou non, sur la révolution de la Terre autour du Soleil, via le cycle des saisons, notamment, et d’autres phénomènes cycliques qui permettent de constater un cycle et de les compter.
De la même manière que l’unité de la journée est basée sur le cycle jour/nuit et donc sur la rotation de la Terre sur elle-même (et aussi sa révolution autour du Soleil, pour ceux qui pinaillent).
Tu peux prendre le cycle du soleil à son Zénith ou le cycle de la rosée du matin, ou le cycle de la visibilité de la voie lacté, tous ces phénomènes se valent plus ou moins, mais ils ont une cause commune que ton idée peut ignorer ou dont tu peux même te passer.
Si on n’aime pas l’idée d’héliocentrisme parce qu’elle est imparfaite, OK, disons que le cycle humain des années est calqué sur les interactions gravitationnelles de la Terre et du Soleil. Mais il n’est pas équivalent de dire que le Soleil orbite autour de la Terre et que la Terre orbite autour du Soleil. La Terre a aussi une influence gravitationnelle sur le Soleil mais on ne peut pas vraiment dire que le Soleil orbite autour de la Terre...
De toute façon le concept d’année est une idée purement humaine, comme la semaine ou le mois. Mais l’année, comme la journée, est calquée sur un phénomène physique, et ce même si on peut traiter ces unités dans nos ordinateurs en faisant une parfaite abstractions de ces phénomènes physiques sur lesquels ont les a calqué.
La durée d’une semaine ou d’une seconde sont arbitraires. La durée d’une année ou d’une journée sont empiriques. Le sol martien est tout aussi empirique, quand bien même sa manipulation par l’esprit peut être totalement abstraite.
Tu peux t’en taper le coquillard, ça reste ce sur quoi on a calqué l’unité.
on ne dispose pas d’un modèle dynamique suffisamment précis pour connaître tout à fait l’évolution du calendrier
La notion de chiffres significatifs c’est pas pour rien.
Le problème du nominalisme c’est que si on en devient extrémiste, on refuse à considérer les généralités dans le contexte où elles sont applicables, et tout devient un cas particulier, même quand la précision de la particularité n’est pas significative pour le besoin.
Pour fêter mes anniversaires, célébrer l’arrivée du printemps, récolter les moissons en été, établir le cycle de cotisations à ma mutuelle, et m’entendre sur la durée de garantie de mon ordinateur, je n’ai nul besoin d’un « modèle dynamique suffisamment précis pour connaître tout à fait l’évolution du calendrier ».
- Bonjour, quel âge a la voiture que vous vendez ?
- On ne dispose pas d’un modèle dynamique suffisamment précis pour connaître tout à fait l’évolution du calendrier.
- ...
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Sans oublier les quinzaines
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [Letlang] Faire la différence entre un nombre et une quantité. Évalué à 3. Dernière modification le 01 avril 2022 à 00:29.
En pratique ton année est basée, volontairement ou non, consciemment ou non, sur la révolution de la Terre autour du Soleil, via le cycle des saisons, notamment, et d’autres phénomènes cycliques qui permettent de constater un cycle et de les compter.
De la même manière que l’unité de la journée est basée sur le cycle jour/nuit et donc sur la rotation de la Terre sur elle-même (et aussi sa révolution autour du Soleil, pour ceux qui pinaillent).
Tu peux prendre le cycle du soleil à son Zénith ou le cycle de la rosée du matin, ou le cycle de la visibilité de la voie lacté, tous ces phénomènes se valent plus ou moins, mais ils ont une cause commune que ton idée peut ignorer ou dont tu peux même te passer.
Si on n’aime pas l’idée d’héliocentrisme parce qu’elle est imparfaite, OK, disons que le cycle humain des années est calqué sur les interactions gravitationnelles de la Terre et du Soleil. Mais il n’est pas équivalent de dire que le Soleil orbite autour de la Terre et que la Terre orbite autour du Soleil. La Terre a aussi une influence gravitationnelle sur le Soleil mais on ne peut pas vraiment dire que le Soleil orbite autour de la Terre...
De toute façon le concept d’année est une idée purement humaine, comme la semaine ou le mois. Mais l’année, comme la journée, est calquée sur un phénomène physique, et ce même si on peut traiter ces unités dans nos ordinateurs en faisant une parfaite abstractions de ces phénomènes physiques sur lesquels ont les a calqué.
La durée d’une semaine ou d’une seconde sont arbitraires. La durée d’une année ou d’une journée sont empiriques. Le sol martien est tout aussi empirique, quand bien même sa manipulation par l’esprit peut être totalement abstraite.
Tu peux t’en taper le coquillard, ça reste ce sur quoi on a calqué l’unité.
La notion de chiffres significatifs c’est pas pour rien.
Le problème du nominalisme c’est que si on en devient extrémiste, on refuse à considérer les généralités dans le contexte où elles sont applicables, et tout devient un cas particulier, même quand la précision de la particularité n’est pas significative pour le besoin.
Pour fêter mes anniversaires, célébrer l’arrivée du printemps, récolter les moissons en été, établir le cycle de cotisations à ma mutuelle, et m’entendre sur la durée de garantie de mon ordinateur, je n’ai nul besoin d’un « modèle dynamique suffisamment précis pour connaître tout à fait l’évolution du calendrier ».
- Bonjour, quel âge a la voiture que vous vendez ?
- On ne dispose pas d’un modèle dynamique suffisamment précis pour connaître tout à fait l’évolution du calendrier.
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