• [^] # Re: Sans oublier les quinzaines

    Posté par . En réponse au journal [Letlang] Faire la différence entre un nombre et une quantité. Évalué à -2.

    Le sujet de fond est que l’homme a inventé des mesures du temps suffisamment précises pour révéler que la mécanique céleste n’est pas parfaite.

    1. Le calendrier grégorien est nécessaire car le rapport de l’année solaire moyenne sur le jour solaire moyen n’est pas un nombre rationnel "simple".

    "solaire" ici ne se réfère aucunement à l’héliocentrisme vs. géocentrisme, mais à la distinction entre temps solaire (basé sur le soleil, obviously) et temps sidéral (basé sur les étoiles).

    D’une part la dérive du calendrier n’est remarquable que s’il existe des traces écrite sur le temps long et une préoccupation sociale importante à ce sujet. Ici l’Église qui se devait de maintenir l’illusion d’intemporalité de son système (pour asseoir son pouvoir) :

    Because the date of Easter is a function – the computus – of the date of the (northern hemisphere) spring equinox, the Catholic Church considered unacceptable the increasing divergence between the canonical date of the equinox and observed reality. Easter is celebrated on the Sunday after the ecclesiastical full moon on or after 21 March, which was adopted as an approximation to the March equinox. European scholars had been well aware of the calendar drift since the early medieval period.

    La calendrier grégorien est lui-même encore trop régulier (malgré les règles alambiquées qui le constituent), ce qui entraîne un décalage :

    However, because of the precession of the equinoxes, which is not constant, and the movement of the perihelion (which affects the Earth's orbital speed) the error with respect to the astronomical vernal equinox is variable; using the average interval between vernal equinoxes near 2000 of 365.24237 days implies an error closer to 1 day every 7,700 years. By any criterion, the Gregorian calendar is substantially more accurate than the 1 day in 128 years error of the Julian calendar (average year 365.25 days).

    Bon 7k c’est ce qui nous sépare du néolithique de l’ouest européen. Y’a de quoi voir venir...

    De fait la dérive existe qu’on soit dans un modèle géocentrique ou héliocentrique car elle est le résultat de l’approximation du rapport année/jour ; l’approximation subsiste quelque soit le modèle cosmologique utilisé : elle a été établie de manière empirique.

    D’autre part, beaucoup plus tard (il faudra attendre l’horloge atomique, car même une montre à quartz à une dérive de l’ordre de la seconde par mois) :

    1. la seconde intercalaire est nécessaire car le jour solaire moyen n’est pas un nombre entier de secondes, et qu’il varie qui plus est.

    Il n’y a aucun modèle à l’œuvre. Elle est établie de manière empirique :

    The irregularity and unpredictability of UTC leap seconds is problematic for several areas, especially computing. With increasing requirements for accuracy in automation systems and high-speed trading, this raises a number of issues, since a leap second represents a jump as much as a million times larger than the accuracy required for industry clocks.[citation needed] Consequently, the long-standing practice of inserting leap seconds is under review by the relevant international standards body.

    Après tu es chrétien, tu essaies de te raccrocher maladroitement aux branches comme tu peux (il te faut quand même de sacrés tartines pour rattraper le coup...). Mais c’est quand même bien d’être factuel, et surtout la question du calendrier est une pure question de métrologie : à savoir comment construire un comptage à peu près régulier et pratique du temps, alors qu’on se base sur un repère simple mais irrégulier pour la vie de tous les jours (ie. le soleil).

    NB: Cet idéalisme philosophique est d’ailleurs assez présent dans certaines cultures contemporaines (comme le wokisme). [Blabla]

    Bon, sérieux, vous les gens de droite, faut vous calmer sur la beuh. Ça vous fout le cerveau en l’air. Le wokisme, c’est le même topo : mouvement socio-politique de prise de conscience par les noirs (et hispano?) de l’emprise du racisme dans la société américaine, malgré son abrogation institutionnelle. Racisme qui est tout à fait mesurable et empiriquement établi. Même topo.

    C’est quand même vachement balo d’écrire tout un pavé pour se prévaloir du réalisme et s’attaquer à l’idéalisme, mais sans jamais rien étayer de ce qu’on avance et au contraire rester sur des concepts philosophiques abstraits (qu’on ne maîtrise absolument pas, pour compléter le tableau).

    Merde ! cette propension à imaginer chez l’autre un trait propre à soi a aussi été étudiée et documentée : manque d’introspection, projection, personnalité autoritaire de droite.

    PS : citations de wikipedia.

    Mort aux cons !