Il y a des tas de travaux qui sont sans cotisations sociales mais pas forcément sans bénéfice pour autant, quand on parle de « service écosystémique » par exemple.
Ça devient intéressant quand on se rend compte qu’en remplaçant un service que nous fournit la nature par un équivalent automatisé on crée au moins à court terme des échanges financiers et donc de la valeur financière.
À défaut de prendre en compte ce phénomène dans le système financier, on aurait tendance à détruire la nature à court terme en espérant un bénéfice financier ... et la solution pourrait être d’essayer d’intégrer ces phénomènes dans nos finances ... un mouvement totalement inverse des mouvement qui visent à sortir certains échanges du système financier. En les prenant en compte on pourrait espérer limiter l’érosion des écosystèmes. (Sans garantie évidemment, il y a toujours un risque qu’on se mette à chiffrer précisément ce qu’il faudrait faire pour être plus efficace que la nature en foutant en l’air les écosystèmes)
Ça illustre bien un dilemme quelque part. On est obligé de prendre en compte un chiffrage pour évaluer nos ressources et établir une certaine équité dans les échanges, d’un autre côté on aimerait bien éviter un peu la pression qu’un tel chiffrage et une injonction à la rentabilité implique. Est-ce que vraiment sortir du système est une solution ou est-ce qu’il faudrait plutôt améliorer le système pour limiter les effets pervers ?
[^] # Re: Impots / cotisations sociales / ...
Posté par thoasm . En réponse au journal Petites observations sur le travail (que l'on fait pour soi). Évalué à 3.
Il y a des tas de travaux qui sont sans cotisations sociales mais pas forcément sans bénéfice pour autant, quand on parle de « service écosystémique » par exemple.
Ça devient intéressant quand on se rend compte qu’en remplaçant un service que nous fournit la nature par un équivalent automatisé on crée au moins à court terme des échanges financiers et donc de la valeur financière.
À défaut de prendre en compte ce phénomène dans le système financier, on aurait tendance à détruire la nature à court terme en espérant un bénéfice financier ... et la solution pourrait être d’essayer d’intégrer ces phénomènes dans nos finances ... un mouvement totalement inverse des mouvement qui visent à sortir certains échanges du système financier. En les prenant en compte on pourrait espérer limiter l’érosion des écosystèmes. (Sans garantie évidemment, il y a toujours un risque qu’on se mette à chiffrer précisément ce qu’il faudrait faire pour être plus efficace que la nature en foutant en l’air les écosystèmes)
(cf. Évaluation économique des services écosystémiques même si c’est compliqué)
Ça illustre bien un dilemme quelque part. On est obligé de prendre en compte un chiffrage pour évaluer nos ressources et établir une certaine équité dans les échanges, d’un autre côté on aimerait bien éviter un peu la pression qu’un tel chiffrage et une injonction à la rentabilité implique. Est-ce que vraiment sortir du système est une solution ou est-ce qu’il faudrait plutôt améliorer le système pour limiter les effets pervers ?