• [^] # Re: Avalanche d'actions judiciaires aux Etats-Unis pour identifier les utilisteurs de P2P

    Posté par . En réponse à la dépêche Avalanche d'actions judiciaires aux Etats-Unis pour identifier les utilisateurs de P2P. Évalué à 2.

    On parle de Matrix et de la licence GPL. La petite différence c'est qu'avec un logiciel sous licence GPL, on peut ensuite rentabiliser la chose en faisant du déploiement, de la maintenance, de l'integration, etc.
    Mais avec un film, à part le projeter en salle (et profiter des produits dérivés, mais ça c'est un autre sujet) on ne peut pas gagner beaucoup d'argent. Faire un logiciel prends du temps et un peu d'argent, faire un film prends plus d'argent que de temps, il faut s'assurer que l'argent investi sera rentabilisé.

    La grosse difference entre l'art et le software est que l'art n' a pas pour but d'être rentable. Mallheureusement, on est pas dans le meilleur des mondes, et l'argent ne pleut par billet de 20€, l'art doit donc bien se financer d'une façon ou d'une autre.
    Il y a longtemps les artistes vivaient grace au mécénat, l'art est devenu un peu moins élitiste et le public assez nombreux pour permettre aux artistes de vivre de leur art. Une licence impliquant la gratuité nous replongerait dans l'ancienne situation pour les cas ou la simple "interpretation" ne peut pas faire vivre les auteurs (comme pour le cinema par exemple).

    Pour l'art, l'utilisation d'une licence de type GPL est critiquable. Une telle licence peut nuire aux volonté de l'auteur. Par exemple, remontés autrement, American History X, Fight Club ou encore Startship troopers pourraient faire de jolis films de propagande nazis, et je pense que c'est absolument ce que leur auteurs voudraient éviter. Et on ne peut pas faire un .diff pour avoir l'original (surtout dans une salle de ciné, je pense que ça mettrai un peu le boxon).
    Ok, ce sont des exemples extremes, mais je pense qu'en général une licence libre pour l'art est beaucoup plus délicate. Et à part la gratuité, et eventuellement l'incitation à diffuser, il ne peut pas y avoir beaucoup d'avantages.