• [^] # Re: Ça m'énerve

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Différences de genres dans la contribution au code libre. Évalué à 2.

    Mais pas au point de l'infantiliser, ce qui est de plus en plus la norme dans les milieux dit "progressistes"

    Mais que ça fait du bien de lire ça... On entend trop souvent les gens qui se victimisent et pensent faire le bien tout en...

    mais classée comme une mineure

    Faisant ça en pratique, comme si leur but était surtout de faire passer pour des gens biens à moindre coût et avoir un pouvoir "je suis l'adulte qui t'accompagne, toi l'enfant", et pas pour faire le bien lui-même.

    Mais un bémol tout de même :

    je ne veux pas de discrimination positive

    J'avais beaucoup de mal au début avec la discrimination positive, mais des discussions avec les personnes concernées non "victimaires" mais avec des arguments m'ont fait légèrement adapter ma position, dans les petites conférences internationales que je co-organise, avec des personnes à la sensibilité très différentes (parler de la chose avec américaines avec la barrière culturelle et linguistique est un champs de mine :) ), je comprend maintenant le besoin d'aider à faire démarrer la sauce sur le mélange sinon on se retrouve avec beaucoup d'affiche "on est ouvert" sans rien en pratique.
    Personnellement j’insiste à nommer (ceux qui me lisent ici connaissent ma lubie) les choses, et que si on veut faire X on dit faire X plutôt que Y qui limite, par exemple "salle réservée aux personnes concernées par le sujet" plutôt que "salle réservée aux femmes" (si le sujet est le besoin de parler des grandes gueules qui intimident, interdisons aux femmes grandes gueules et invitons les hommes intimidés; tiens ça me fait penser à J.K. Rolling qui veut limiter les menstruations aux femmes... Toujours des dommages collatéraux quand on ne nomme pas correctement et/ou on voit que le sujet que certaines personnes mettent en avant est un excuse victimaire mais qu'en réalités il n'y a pas de problème en enfoncer les autres tant que ce n'est pas soit). Du coup on parle de notre côté plutôt de personnes de groupe non bien représenté et chacun peut expliquer en quoi il est dedans et a besoin d'aide, on ne limite pas nous-même.

    Je m'égare, résumons : suivant comme c'est fait, la discrimination positive peut aider, et surtout sans elle on se retrouve en pratique avec peu de changement en pratique : il y a (malheureusement) besoin d'un coup de pouce.