Mais comme je l'ai écrit dans la dépêche : c'est très
disruptif, il faut changer toute la façon d'administrer sa
machine, de gérer les services, d'aller chercher les logs,
etc.
Systemd est présent depuis 2 versions de RHEL (cad sur toutes les versions supportés de la distro, sauf pour les clients avec un contrat étendu pour RHEL 6). C'est aussi par défaut dans toutes les versions supportés de Debian, et dans toutes les version d'Ubuntu sauf la 14.04, qui est encore supporté avec un contrat par Canonical.
Donc je pense que depuis le temps, l'argument commence à dire plus sur l'incapacité de s'adapter d'une partie des utilisateurs qu'autre chose.
Et l'exode promise vers les *BSD ne s'est pas vraiment produite.
Je n'ai aucun souvenir de protestations sur le passage d'iptables vers nftables ou pour le changement de ifconfig vers iputils (ou de lilo vers grub, d'un FS X vers un FS Y style zfs/btrfs, etc, etc).
Ce qui fait beaucoup crier les gens autour de systemd c'est
son côté hégémonique et prosélyte : les utilisateurs de Debian
ou Redhat (et dérivées) se sont vus imposer de changer leur
façon d'administrer leur machine, du jour au lendemain, sans
avoir tellement le choix, parce qu'il est difficile de mettre
ce truc là en option, ou de l'activer quand on veut, c'est
tout ou rien, sans douceur.
Hop la, tranquille la réécriture de l'histoire.
Pour Debian, il y a eu facile 1 à 2 ans de débats houleux, une période de transition et visiblement, personne n'a été motivé pour maintenir les alternatives, sauf devuan qui ne decolle pas vraiment. On peut comparer les 4000 machines remontées à l'instance popcon de Devuan avec les 210 000 sur l'instance popcon de Debian. C'est quand même 2 à 3 ordres de grandeur plus grand.
Donc on repasseras sur "imposer du jour au lendemain" et "sans douceur".
Pour Fedora, (et donc RHEL/Centos par la suite), ça a aussi été discuté et fait de manière public, via la liste de discussion. Il y a aussi eu des aménagements comme le fait de garder la commande service pendant longtemps, la compatibilité avec les fichiers d'init, le fait que les logs sont restés longtemps dispo via tail comme avant, etc.
Donc on repasseras aussi pour le "sans douceur".
Encore une fois, curieusement, il y a personne qui a crié comme ça pour le passage à Upstart, qui était tout aussi ambitieux en 2006 (fusionner at/cron et init, par exemple) et qui était aussi bien parti pour être mis en place partout (sur Fedora, sur Debian, on avait commencé à en parler pour mageia et aussi sur opensuse, et bien sur, c'était déjà sur Ubuntu).
Et quand je dit "personne n'a crié", je veux évidement dire "à ma connaissance, personne n'a laissé de message de menace sur le répondeur perso d'un mainteneur de Upstart". Je peux pas en dire autant pour systemd, et c'est pas franchement le moment le plus glorieux de la communauté du logiciel libre.
Et je ne sais pas pourquoi, c'est pas le sujet qui ressort le plus quand ça parle de systemd.
[^] # Re: Slackware n’intègre pas de résolution de dépendances ?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Tout arrive, même Slackware 15.0. Évalué à 4.
Systemd est présent depuis 2 versions de RHEL (cad sur toutes les versions supportés de la distro, sauf pour les clients avec un contrat étendu pour RHEL 6). C'est aussi par défaut dans toutes les versions supportés de Debian, et dans toutes les version d'Ubuntu sauf la 14.04, qui est encore supporté avec un contrat par Canonical.
Donc je pense que depuis le temps, l'argument commence à dire plus sur l'incapacité de s'adapter d'une partie des utilisateurs qu'autre chose.
Et l'exode promise vers les *BSD ne s'est pas vraiment produite.
Je n'ai aucun souvenir de protestations sur le passage d'iptables vers nftables ou pour le changement de ifconfig vers iputils (ou de lilo vers grub, d'un FS X vers un FS Y style zfs/btrfs, etc, etc).
Hop la, tranquille la réécriture de l'histoire.
Pour Debian, il y a eu facile 1 à 2 ans de débats houleux, une période de transition et visiblement, personne n'a été motivé pour maintenir les alternatives, sauf devuan qui ne decolle pas vraiment. On peut comparer les 4000 machines remontées à l'instance popcon de Devuan avec les 210 000 sur l'instance popcon de Debian. C'est quand même 2 à 3 ordres de grandeur plus grand.
Donc on repasseras sur "imposer du jour au lendemain" et "sans douceur".
Pour Fedora, (et donc RHEL/Centos par la suite), ça a aussi été discuté et fait de manière public, via la liste de discussion. Il y a aussi eu des aménagements comme le fait de garder la commande service pendant longtemps, la compatibilité avec les fichiers d'init, le fait que les logs sont restés longtemps dispo via tail comme avant, etc.
Donc on repasseras aussi pour le "sans douceur".
Encore une fois, curieusement, il y a personne qui a crié comme ça pour le passage à Upstart, qui était tout aussi ambitieux en 2006 (fusionner at/cron et init, par exemple) et qui était aussi bien parti pour être mis en place partout (sur Fedora, sur Debian, on avait commencé à en parler pour mageia et aussi sur opensuse, et bien sur, c'était déjà sur Ubuntu).
Et quand je dit "personne n'a crié", je veux évidement dire "à ma connaissance, personne n'a laissé de message de menace sur le répondeur perso d'un mainteneur de Upstart". Je peux pas en dire autant pour systemd, et c'est pas franchement le moment le plus glorieux de la communauté du logiciel libre.
Et je ne sais pas pourquoi, c'est pas le sujet qui ressort le plus quand ça parle de systemd.