Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire pour l'hôpital et continuer à fermer des lits, loin de là. Par contre, dans un moment de crise où tu double le nombre d'hospitalisation tous les 5-7 jours, même si on avait eu le double de lits avant la crise, on aurait gagné une semaine sur les mesures drastiques (confinement, etc) ; ce n'est pas rien, mais ça ne fait que reculer le problème.
Ce qui me frappe aussi, c'est qu'on a l'impression que tout le monde a oublié de regarder comment ça s'est passé lors de la grippe espagnole. Les hôpitaux entassaient les malades dans les couloirs, dans des tentes dans les rues alentours, des hôpitaux de campagne ouvraient dans des gymnases, des fosses communes se remplissaient dans toutes les grandes villes. Et ça a duré environ 5 ans, par vagues, et tout ce qui pouvait être fait c'était attendre que ça passe, tenter de garder en vie ceux qui étaient atteints, il n'y avait ni respirateur ni vaccin.
Confinements (pas totaux comme ceux qu'on a vu), port du masque, couvres-feux, restrictions des déplacements, fermetures des théâtres et des cinémas avaient été déjà mis en œuvre (je me souviens avoir vu des photos de Broadway avec tous les spectacles annulés).
Aujourd'hui, on a des respirateurs qui permettent à un tas de gens qui seraient morts autrement de survivre, on a réussi à convaincre le monde entier de se confiner au lieu de juste attendre, on a un vaccin, certes pas totalement efficace mais qui augmente beaucoup les chances de survie... Mais non, on n'est pas content, tout ça c'est la faute du gouvernement et des lobbies...
[^] # Re: Bis repetita
Posté par aiolos . En réponse au journal Comment je suis devenu un vacciné antivaxx.... Évalué à 9.
Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire pour l'hôpital et continuer à fermer des lits, loin de là. Par contre, dans un moment de crise où tu double le nombre d'hospitalisation tous les 5-7 jours, même si on avait eu le double de lits avant la crise, on aurait gagné une semaine sur les mesures drastiques (confinement, etc) ; ce n'est pas rien, mais ça ne fait que reculer le problème.
Ce qui me frappe aussi, c'est qu'on a l'impression que tout le monde a oublié de regarder comment ça s'est passé lors de la grippe espagnole. Les hôpitaux entassaient les malades dans les couloirs, dans des tentes dans les rues alentours, des hôpitaux de campagne ouvraient dans des gymnases, des fosses communes se remplissaient dans toutes les grandes villes. Et ça a duré environ 5 ans, par vagues, et tout ce qui pouvait être fait c'était attendre que ça passe, tenter de garder en vie ceux qui étaient atteints, il n'y avait ni respirateur ni vaccin.
Confinements (pas totaux comme ceux qu'on a vu), port du masque, couvres-feux, restrictions des déplacements, fermetures des théâtres et des cinémas avaient été déjà mis en œuvre (je me souviens avoir vu des photos de Broadway avec tous les spectacles annulés).
Aujourd'hui, on a des respirateurs qui permettent à un tas de gens qui seraient morts autrement de survivre, on a réussi à convaincre le monde entier de se confiner au lieu de juste attendre, on a un vaccin, certes pas totalement efficace mais qui augmente beaucoup les chances de survie... Mais non, on n'est pas content, tout ça c'est la faute du gouvernement et des lobbies...