Tu vises quoi ? C’est quoi ton but ? C’est quoi ta proposition ?
Ce n’est pas bizarre. La phrase à laquelle je répond ne peut être ni vraie ni fausse.
Les hommes ne sont pas absolus ni intemporels. Il y a des erreurs qui rendent vulnérables, ce qui ne justifie en rien l’abus. Toutes les expériences sont d’une manière ou d’une autre des leçons. Mais la proposition initiale était caricaturale et inapplicable, je n’ai donc pas répondu dans le même absolu. En plus l’auteur du commentaire en fait une définition de ma personne. Je n’ai pas à répondre à ce n’est pas un procédé honnête. Le « manifestement » est même purement gratuit.
La phrase à laquelle je réponds est un absolu dans un présent d’éternité : « L'auteur du journal est manifestement une personne fragile qui
ne sait pas dire non », je ne suis ni absolu ni éternel, je suis inscrit dans le temps et l’espace. La notion de vrai ou faux sur un tel absolu n’est pas applicable.
Je ne me reconnais pas dans cette phrase mais je trouve quand même les deux sujets intéressants, parce que cela soulève la question de la vulnérabilité et la question du non. C’est pourquoi j’ai quand même saisi l’occasion et développé le sujet. Par exemple je n’ai pas de problème à dire que j’ai été vulnérable et que j’ai été soumis à des procédés malhonnêtes. Mais ce n’est pas un absolu qui définit ma personne et ça concerne des faits inscrits dans une temporalité. Je n’ai pas à dire que la phrase d’origine est vraie ou fausse, ce serait absurde.
Par exemple non je ne contredis pas le fait que je n’ai pas toujours signé des contrats parfaits. C’est aussi pour ça que j’ai plus d’expérience aujourd’hui, et que justement, je peux la partager, que ce soit pour expliquer ce qui peut se passer, ou prendre les moyens de l’en empêcher. Je sais aussi que celui qui ne subit pas ce que j’ai subit ne dit pas forcément grand chose sur lui-même car ce qu’il vit est aussi très dépendant des autres. Par ailleurs je sais aussi qu’un non n’est pas toujours suffisant.
Mais je ne dis pas non-plus que je ne sais pas dire non, ce serait mentir pour commencer. J’ai payé très cher certains de mes non. Il est vrai que je me suis peu étendu sur ce que j’ai aussi subit à cause de mes refus et de mes non mais j’ai le sentiment que raconter cela me demanderait d’être encore plus précis et je ne veux pas prendre ce risque. Je n’ai pas vraiment de leçon à recevoir sur la capacité à dire non et je pourrai en redonner des leçons. Mais pour justifier mon affirmation il me faudrait donner quelques exemples et j’en viendrai à nommer directement des personnes, et ça je dis non, justement. Et puis je n’ai pas besoin de me justifier. Tout ce que je pourrai dire pourrait être utilisé contre moiTM.
Il y a des non que je n’ai pas donné et qui m’ont beaucoup coûtés, et il y a des non que j’ai donné et qu’on m’a fait payer plus cher encore. Au final, je peux dire que tous les non que je n’avais pas donné il a fallu que je les rachète plusieurs fois leur prix, et il a fallu que je les rachète tous, sans exception et intégralement. Je sais donc aussi, par l’expérience, que le non qui doit être donné est toujours moins cher quand il est immédiat. Donc je connais la valeur du non, je connais la valeur du non quand il faut le reconstruire et le racheter, je connais la valeur du non quand il est donné tout de suite. J’en connais le prix.
Ah, un exemple me vient que je peux donner sans donner de nom ni de contexte trop révélateur. Quelqu’un a conditionné mon évolution de carrière et l’amélioration de ma condition au fait que je retire une plainte contre quelqu’un. J’ai dit non. J’ai été acteur de ce non et donc certains pourront dire que j’ai été acteur de la non-amélioration de ma condition et même de son aggravation. D’autres plus pervers diront même qu’en refusant le marchandage j’ai accepté le maintien de ma condition et donc que j’aurai accepté ma condition. Je savais ce que ce non signifiait, et j’ai payé très cher ce non.
Une leçon que j’ai reçue fut l’histoire tragique d’une personne qui m’était proche. Dans ce qu’elle vivait cette personne m’exprimait sa crainte de parler, elle me disait que si elle parlait elle serait mutée. Coïncidentalement elle est morte sur son lieu de travail. Je sais que si elle avait parlé, si elle avait été mutée, elle ne serait pas morte. Alors si les deux choix sont à risque, autant parler, autant dire non.
Des options autres où tu es acteur de ce qui t'arrive.
Ta phrase est belle comme un bourreau qui se justifie.
La survie implique d’être acteur un minimum dans tous les cas, sinon t’es mort.
J’aimerai bien t’y voir.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Pourtant ça partait bien
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 2. Dernière modification le 01 avril 2022 à 02:07.
Tu vises quoi ? C’est quoi ton but ? C’est quoi ta proposition ?
Ce n’est pas bizarre. La phrase à laquelle je répond ne peut être ni vraie ni fausse.
Les hommes ne sont pas absolus ni intemporels. Il y a des erreurs qui rendent vulnérables, ce qui ne justifie en rien l’abus. Toutes les expériences sont d’une manière ou d’une autre des leçons. Mais la proposition initiale était caricaturale et inapplicable, je n’ai donc pas répondu dans le même absolu. En plus l’auteur du commentaire en fait une définition de ma personne. Je n’ai pas à répondre à ce n’est pas un procédé honnête. Le « manifestement » est même purement gratuit.
La phrase à laquelle je réponds est un absolu dans un présent d’éternité : « L'auteur du journal est manifestement une personne fragile qui
ne sait pas dire non », je ne suis ni absolu ni éternel, je suis inscrit dans le temps et l’espace. La notion de vrai ou faux sur un tel absolu n’est pas applicable.
Je ne me reconnais pas dans cette phrase mais je trouve quand même les deux sujets intéressants, parce que cela soulève la question de la vulnérabilité et la question du non. C’est pourquoi j’ai quand même saisi l’occasion et développé le sujet. Par exemple je n’ai pas de problème à dire que j’ai été vulnérable et que j’ai été soumis à des procédés malhonnêtes. Mais ce n’est pas un absolu qui définit ma personne et ça concerne des faits inscrits dans une temporalité. Je n’ai pas à dire que la phrase d’origine est vraie ou fausse, ce serait absurde.
Par exemple non je ne contredis pas le fait que je n’ai pas toujours signé des contrats parfaits. C’est aussi pour ça que j’ai plus d’expérience aujourd’hui, et que justement, je peux la partager, que ce soit pour expliquer ce qui peut se passer, ou prendre les moyens de l’en empêcher. Je sais aussi que celui qui ne subit pas ce que j’ai subit ne dit pas forcément grand chose sur lui-même car ce qu’il vit est aussi très dépendant des autres. Par ailleurs je sais aussi qu’un non n’est pas toujours suffisant.
Mais je ne dis pas non-plus que je ne sais pas dire non, ce serait mentir pour commencer. J’ai payé très cher certains de mes non. Il est vrai que je me suis peu étendu sur ce que j’ai aussi subit à cause de mes refus et de mes non mais j’ai le sentiment que raconter cela me demanderait d’être encore plus précis et je ne veux pas prendre ce risque. Je n’ai pas vraiment de leçon à recevoir sur la capacité à dire non et je pourrai en redonner des leçons. Mais pour justifier mon affirmation il me faudrait donner quelques exemples et j’en viendrai à nommer directement des personnes, et ça je dis non, justement. Et puis je n’ai pas besoin de me justifier. Tout ce que je pourrai dire pourrait être utilisé contre moiTM.
Il y a des non que je n’ai pas donné et qui m’ont beaucoup coûtés, et il y a des non que j’ai donné et qu’on m’a fait payer plus cher encore. Au final, je peux dire que tous les non que je n’avais pas donné il a fallu que je les rachète plusieurs fois leur prix, et il a fallu que je les rachète tous, sans exception et intégralement. Je sais donc aussi, par l’expérience, que le non qui doit être donné est toujours moins cher quand il est immédiat. Donc je connais la valeur du non, je connais la valeur du non quand il faut le reconstruire et le racheter, je connais la valeur du non quand il est donné tout de suite. J’en connais le prix.
Ah, un exemple me vient que je peux donner sans donner de nom ni de contexte trop révélateur. Quelqu’un a conditionné mon évolution de carrière et l’amélioration de ma condition au fait que je retire une plainte contre quelqu’un. J’ai dit non. J’ai été acteur de ce non et donc certains pourront dire que j’ai été acteur de la non-amélioration de ma condition et même de son aggravation. D’autres plus pervers diront même qu’en refusant le marchandage j’ai accepté le maintien de ma condition et donc que j’aurai accepté ma condition. Je savais ce que ce non signifiait, et j’ai payé très cher ce non.
Une leçon que j’ai reçue fut l’histoire tragique d’une personne qui m’était proche. Dans ce qu’elle vivait cette personne m’exprimait sa crainte de parler, elle me disait que si elle parlait elle serait mutée. Coïncidentalement elle est morte sur son lieu de travail. Je sais que si elle avait parlé, si elle avait été mutée, elle ne serait pas morte. Alors si les deux choix sont à risque, autant parler, autant dire non.
Ta phrase est belle comme un bourreau qui se justifie.
La survie implique d’être acteur un minimum dans tous les cas, sinon t’es mort.
J’aimerai bien t’y voir.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes