Oh la la. Personne ne parle du pass vaccinal ! Pourtant après tant des discussions houleuses sur plusieurs semaines les gens devraient être content de repartir sur un débat et tu créé une situation d'un débat très sain en ne parlant pas clairement de ton sujet si important dans le titre, en commençant ton journal par quelque chose qui n'a rien à voir de prime abord et du coup en disqualifiant les réponses des seuls trolls qui veulent bien encore "débattre" parce qu'ils ne vont pas exactement là où je souhaite. C'est trop inzuste.
Je n’ai pas de problème avec l’idée que j’aurai été maladroit en traitant les deux sujets dans un seul journal, au lieu de faire deux publications et de faire des liens éventuels quand c’était approprié. La question d’un un système juridique et social, régime économique et politique qui contraint à exercer les fonctions économiques les plus pénibles sans autre contrepartie que le logement et la nourriture a énormément à voir avec la façon dont le passe sanitaire est mis en œuvre.
Ce qui n’a pas vraiment à voir ce sont les questions. À la base mon texte (sans la partie spécifique à LinuxFr.org) se lit en environ 35 minutes, et mon témoignage fait environ 3 minutes. Alors ici vu que j’ai ajouté une partie spécifique à LinuxFr la proportion est plus élevée et je peux comprendre qu’il y ait un certain sentiment de déséquilibre. Mais à un moment faut juste regarder les choses en face : si ça ressemble à un appel au pathos, au final on voit bien que selon d’autres aspects ça ne colle pas.
L’appel au pathos est surtout efficace sur un point précis qui suit immédiatement l’appel au pathos, c’est pas vraiment efficace pour tromper pendant 30 minute de discours qui suit.
L’appel au pathos est sensé prendre la place d’un argumentaire, ou appuyer un argumentaire très faible. C’est un substitut.
La présence d’un élément agissant sur le pathos peut légitimement soulever le questionnement mais n’invalide pas de fait l’argumentaire. Si un argumentaire peut se défendre tout seul, la présence d’éléments agissant sur le pathos n’invalide pas le développement, le développement doit s’invalider en tant que tel.
Pour prétendre que les élément relatifs au pathos dans un discours forment un « appel » au pathos, encore faut-il démontrer que le discours a besoin de ce pathos.
mais je trouve personnellement que pour un sujet qui n'est pas dans la moelle épinière du site,
À la base le sujet c’est l’expression de la citoyenneté, la liberté et la souveraineté. Ces sujets recouvrent beaucoup les discussions qui ont lieu ici. L’idée de les traiter sous l’angle du passe vaccinal peut agir comme repoussoir, je comprends tout à fait, mais ce sont des sujets qui sont centraux ici dès lors que l’on sort de la technique pure pour parler de l’aspect politique et sociétal du libre.
En particulier, et pour revenir à un sujet qui est important ici sur LinuxFr, ce que m’a permis le logiciel libre à travers ce que j’ai vécu, ce fut ma capacité à ne pas soumettre unilatéralement une partie de mon outil de travail (et par extension mes compétences) à la propriété de mon employeur. En particulier les licences libres des outils que j’ai utilisé survivent à la propriété de l’employeur, et par extension, une bonne partie des compétences acquises. C’est en partie pour cela que j’ai pu parler à d’autres occasions de « libération du travailleur et de son outil de travail », j’ai spécialement travaillé cette problématique, en pratique, pour m’en sortir, et je peux mesurer a posteriori à quel point ça a été précieux.
Mon discours sur les licences libres, sur la subsidiarité, sur la souveraineté, sur la liberté en général, et tous ces sujets afférents sont nourris profondément par ces expériences. La question du logiciel libre n’est pas une problématique hors-sol, elle s’inscrit dans des expériences concrètes.
J’ai pas de difficulté à admettre que mon titre n’était pas assez explicite, et que le journal aurait pu être en deux parties. Comme je l’ai expliqué je l’avais déjà coupé en deux, j’aurai peut-être dû le couper en trois. Il est probable d’ailleurs que je réupload ma vidéo en deux parties sur ma chaîne, j’ai eu plusieurs retours me confirmant que ce serait une bonne idée, et si ça peut m’éviter les accusations de faire appel au pathos... ça sera tant mieux.
Il faut dire que les propos du président qui qualifiait une partie de la population d’irresponsable et remettait en cause leur citoyenneté en même temps que l’outil qui permet cette discrimination était mise en œuvre dans une urgence assez inédite a accéléré mon calendrier de production, et je n’aurai pas de problème à reconnaître avoir manqué de temps pour séparer les deux parties. J’aurait pu approfondir la partie sur l’esclavage (et la rendre moins fragile), et j‘aurai pu me protéger du risque d’accusation d « appel au pathos », et en plus ça aurait fait des publications moins denses et donc plus accessibles. Après on est humain.
Un travail comme celui-ci (écriture, tournage, montage, publication) c’est quasiment une semaine à temps plein (je ne compte pas le travail de recherche réalisé au fil de l’eau les années précédentes), que j’ai réalisée en parallèle de mon activité principale. Donc oui c’est normal qu’il y ait des imperfections. Très bien ça me servira de leçon et ça me permettra de m’ajuster dans le futur.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: un peu de gentillesse dans ces messages de brutes
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 1.
Je n’ai pas de problème avec l’idée que j’aurai été maladroit en traitant les deux sujets dans un seul journal, au lieu de faire deux publications et de faire des liens éventuels quand c’était approprié. La question d’un un système juridique et social, régime économique et politique qui contraint à exercer les fonctions économiques les plus pénibles sans autre contrepartie que le logement et la nourriture a énormément à voir avec la façon dont le passe sanitaire est mis en œuvre.
Ce qui n’a pas vraiment à voir ce sont les questions. À la base mon texte (sans la partie spécifique à LinuxFr.org) se lit en environ 35 minutes, et mon témoignage fait environ 3 minutes. Alors ici vu que j’ai ajouté une partie spécifique à LinuxFr la proportion est plus élevée et je peux comprendre qu’il y ait un certain sentiment de déséquilibre. Mais à un moment faut juste regarder les choses en face : si ça ressemble à un appel au pathos, au final on voit bien que selon d’autres aspects ça ne colle pas.
Pour prétendre que les élément relatifs au pathos dans un discours forment un « appel » au pathos, encore faut-il démontrer que le discours a besoin de ce pathos.
À la base le sujet c’est l’expression de la citoyenneté, la liberté et la souveraineté. Ces sujets recouvrent beaucoup les discussions qui ont lieu ici. L’idée de les traiter sous l’angle du passe vaccinal peut agir comme repoussoir, je comprends tout à fait, mais ce sont des sujets qui sont centraux ici dès lors que l’on sort de la technique pure pour parler de l’aspect politique et sociétal du libre.
Comme je viens de l’écrire ici :
Mon discours sur les licences libres, sur la subsidiarité, sur la souveraineté, sur la liberté en général, et tous ces sujets afférents sont nourris profondément par ces expériences. La question du logiciel libre n’est pas une problématique hors-sol, elle s’inscrit dans des expériences concrètes.
J’ai pas de difficulté à admettre que mon titre n’était pas assez explicite, et que le journal aurait pu être en deux parties. Comme je l’ai expliqué je l’avais déjà coupé en deux, j’aurai peut-être dû le couper en trois. Il est probable d’ailleurs que je réupload ma vidéo en deux parties sur ma chaîne, j’ai eu plusieurs retours me confirmant que ce serait une bonne idée, et si ça peut m’éviter les accusations de faire appel au pathos... ça sera tant mieux.
Il faut dire que les propos du président qui qualifiait une partie de la population d’irresponsable et remettait en cause leur citoyenneté en même temps que l’outil qui permet cette discrimination était mise en œuvre dans une urgence assez inédite a accéléré mon calendrier de production, et je n’aurai pas de problème à reconnaître avoir manqué de temps pour séparer les deux parties. J’aurait pu approfondir la partie sur l’esclavage (et la rendre moins fragile), et j‘aurai pu me protéger du risque d’accusation d « appel au pathos », et en plus ça aurait fait des publications moins denses et donc plus accessibles. Après on est humain.
Un travail comme celui-ci (écriture, tournage, montage, publication) c’est quasiment une semaine à temps plein (je ne compte pas le travail de recherche réalisé au fil de l’eau les années précédentes), que j’ai réalisée en parallèle de mon activité principale. Donc oui c’est normal qu’il y ait des imperfections. Très bien ça me servira de leçon et ça me permettra de m’ajuster dans le futur.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes