• [^] # Re: un peu de gentillesse dans ces messages de brutes

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 2.

    Supposer par exemple que l’épreuve réduirait mon jugement serait soit maladroit soit malhonnête (en fonction de l’intention).

    Ce sont des arguments d'autorité.

    Oui tout à fait c’est un argument d’autorité qui répond à ton argument d’autorité ici :

    Ou tu es peut-être traumatisé et tu commences à voir le même schéma même là où il n'est pas

    car pour faire ce genre d’argumentum ad hominem il faut déjà présumer sa capacité de jugement des autres, ce qui implique une forme d’autorité.

    De la même manière, tu réponds par un argument d’autorité à mon argument d’autorité qui répond à ton argument d’autorité :

    J'ai vécu longtemps à l'étranger [...] mais quand on a vécu suffisamment longtemps dans plusieurs cultures, les similarités sont bien visibles.

    Mais tout cela est un très bon exemple de bulle élaborée. La discussions se dirige vers une bulle qui ne sont pas les questions traitées dans le journal. Je ne sais pas si c’est intentionnel ou volontaire, mais au final on ne traite pas du sujet.

    Ces arguments d’autorité ne font partie du journal qui n’en a pas besoin. Et comme je l’ai montré, s’il y a des points dans le journal qui pourraient s’apparenter à de l’autorité (comme ma phrase « je sais de quoi il parle »), les réfuter ou les refuser ne changera que des détails mineurs et dispensables. C’est comme ma phrase sur le drapeau, oui cette phrase est super faible, mais l’invalider n’invalide que cette phrase et rien d’autre.

    Il reste par exemple vrai que le passe vaccinal n’est pas considéré comme constitutionnel par les institutions démocratiques Française mais que le Conseil de l’Europe considère son effet premier (la vaccination obligatoire) comme une nécessité démocratique... Alors certains débâteront du v****n à toute heure du jour et de la nuit mais j’aimerai bien qu’on parle de ces considérations démocratiques, quitte à être contredit.

    Comme barmic a écrit :

    Tu remarquera que je ne m'exprime pas sur le fond. À aucun moment.

    C’est un peu pareil pour toi, et c’est dommage.

    je me suis peut-être plus documenté que la moyenne, et je suis désormais câblé pour traiter efficacement certaines questions.

    Ce sont des arguments d'autorité.

    Oui tout à fait, mais cet argument d’autorité ne défend pas le journal ni mon exposé qui ne nécessite pas cet argument.

    Cet argument d’autorité répond à cette phrase :

    Tu n'en es visiblement pas encore sorti. C'est normal, car comme l'explique Harcèlement_moral_au_travail ça va être long et laisser des séquelles. Et des tourments aussi, il est rare de garder une pensée libre et intacte après ça.

    Sur le jugement de ma pensée, il sera difficile d’avoir autre chose que des arguments d’autorité, que ce soit de ma part ou de la part de tiers.

    Il y a plusieurs conséquences à certaines expériences difficiles, qui ne s’opposent pas, peuvent être plusieurs étapes ou se mêler.

    Le traumatisme laisse des marques, qui peuvent être vécues comme des handicaps, et d’autres, qui nourrissent (le classique « ce qui ne te tue pas te rend plus fort »), et ça ne s’oppose pas d’ailleurs, ça peut être vécu en même temps dans le même domaine. C’est pourquoi j’ai écrit plus haut :

    À un moment les mécanismes de résiliences deviennent des handicaps et les mécanismes de résilience deviennent le fantôme du trauma qui perpétue sa présence, la vraie guérison ne survient que lorsque les mécanismes de résiliences guérissent à leur tour.

    Ça c’est le fruit d’une réflexion que j’ai approfondie sur le sujet il y a 14 ans. J’avais fait un stage dans une organisation qui fait cohabiter et travailler ensemble personnes valides et personnes ayant un handicap, il se trouve que mon tuteur de stage était la psychologue de l’organisation, et on avait beaucoup parlé sur la résilience, et j’ai continué à travailler le sujet bien après ça. Quelques années plus tard j’étais en régie lors d’un débat

    Et ce qui ne te tue pas te rend plus fort, mais ce qui te rend plus fort peut aussi t’handicaper.

    Aussi il est possible de vivre des choses différentes selon les plans. Une chose qui n’est pas importante et que je peux dire sans trop me révéler (et qui se voit pour qui est un peu observateur), c’est que plusieurs années après ce que j’ai vécu j’en porte encore les cernes sur mon visage, ça c’est une marque dans un domaine que l’on peut juger comme négative, mais que ma pensée soit plus affûtée sur certains sujets est une marque dans un autre domaine que l’on peut juger comme positive.

    En parlant de résilience, je me souviens aussi avoir été en charge il y a 8 ans de la diffusion en direct sur les ondes FM d’une table ronde avec notamment Boris Cyrulnik (dont j’avais déjà lu des livres) et Magda Hollander-Lafon (rescapée d’Auschwitz) organisée en coopération entre un théâtre municipal et une radio. Et je me souviens d’une phrase de cette femme, elle racontait comment avec le temps elle s’était astreinte au silence sur son vécu, en disant que parfois l’autre ne peut pas pleinement imaginer ce qui s’est passé, et la phrase en question, je ne m’en souviens plus des mots exacts, mais c’était de voir des gens l’inviter à se taire sur sa souffrance et dire des choses comme « mais nous aussi on a souffert, nous aussi on a manqué de beurre ». Le thème de la table ronde était « Le silence peut conduire au pire : devoir de mémoire ». D’une certaine manière le devoir de mémoire est une manifestation du trauma, mais le silence en est une autre manifestation.

    Enfin bon, merci tout de même pour ce débat (qui au moins traite d’un aspect du journal, et qui ne traite pas du v*****n).

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