• [^] # Re: un peu de gentillesse dans ces messages de brutes

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 7.

    Je ne pense pas qu'il est conscience de ce que c'est que l'esclavage, autrement il n'utiliserait pas ce mot. Je conseille à tous ceux qui veulent se renseigner sérieusement sur le sujet de lire ce livre qui fait référence sur la traite des noirs du XVe au XIXe siècle : À bord du négrier.

    Comme je l’ai écrit dans d’autres commentaires, l’esclavage a plusieurs degrés. Je ne compare pas ce que j’ai vécu à la traite des noirs. Les pires horreurs ne sont pas des cautions morales aux moindres horreurs.

    Par ailleurs la traite des noirs n’a pas le monopole de l’esclavage. À la base le mot « esclave » (en français), « sclavus » en latin, ou « slave » (en anglais) est le mot « slave », comme le mot « slave » en français (comme dans la phrase « s’il est Russe, il est Slave »), c’est à dire l’homme blanc d’Europe de l’Est. C’est parce qu’il y a eu une traite des slaves (en particulier des Balkans) que dans les langues occidentales on a utilisé le même nom pour désigner l’homme d’Europe de l’est et celui qui est réduit en esclavage, de la même façon que le mot « négrier » est associé à l’esclavage alors que « niger, nigra, nigrum » en latin désigne la couleur noire et pas nécessairement une couleur de peau ni une population.

    En abolissant l’esclavage qui découlait de la traite atlantique, l’esclavage n’a pas été aboli. Les traites de masse se sont simplement déplacées (l’exemple de Dubaï), et il y a forcément des réductions en esclavage plus locales, souvent moins grave. Et encore, cet exemple trouvé dans la presse bien que classé dans Monde/Afrique par France TV Info était bien en France (Hauts de Seine). Alors attention, je ne me compare pas à cette personne, et ce que j’ai vécu était inférieur à ce qu’a vécu de cette personne, par exemple je ne dormais pas dans une buanderie, mon intimité n’était pas garantie où je dormais mais ce n’était pas une buanderie.

    Mais si je lis cette page :

    Selon cette page, ce que j’ai vécu était largement au delà du travail forcé, et plusieurs points appartiennent clairement de la traite d’être humain, et il y a au moins un point qui appartient à l’esclavage.

    Évidemment, même cette page donne des degrés dans l’esclavage, par exemple c’est pire avec acte de barbarie, je n’ai pas subi d’acte de barbarie.

    Tu remarqueras en lisant cette page qu’il est possible d’aller jusqu’à l’esclavage (inclus) sans user de « manœuvre dolosive ».

    Alors oui, il y a pire que ce que j’ai vécu (et même en France il y a pire que ce que j’ai vécu), mais le niveau atteint par le commerce triangulaire n’est pas le niveau plancher, très loin de là.

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