• [^] # Re: un peu de gentillesse dans ces messages de brutes

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Comment j’ai été réduit en esclavage, comment vous m’avez aidé, et les leçons que j’en ai tirées. Évalué à 1.

    Non seulement c'était prévisible, mais souhaitable.
    Rends-toi compte que si tu parles d'un passe vaccinal mais en décidant d'ignorer le vaccin et la pandémie,

    Il y a déjà dix-mille débats associant passe vaccinal, vaccin et pandémie. Il y a aussi des débats sur le vaccin sans le passe vaccinal, et des débats sur la pandémie sans le passe vaccinal, c’est une première raison pour dire qu’il doit être possible de traiter du passe vaccinal sans le vaccin, ou de traiter du passe vaccinal sans cette pandémie, ou de traiter du passe vaccinal sans l’état de l’hôpital.

    Seconde raison, la question d’un passeport basé sur une carte de vaccination existe indépendamment du Covid et du vaccin anti-Covid (le nier signifierait que la Commission Européenne antidate des documents, ça serait plutôt audacieux). On peut même montrer comme je le fais que la feuille de route initiale ne prenait pas en compte l’éventualité du Covid (dans les faits, la mise en œuvre est plus rapide que prévue). On peut aussi montrer que la mise en œuvre va plus loin que le document cité.

    Évidemment que le Covid permet de motiver très grandement ce genre de passe, mais il doit être possible de traiter du passe sans le Covid, ou alors cela signifierait que le passe serait une émanation du Covid. C’est une troisième raison. Si le passe est indissociable du Covid alors le passe est une émanation du Covid et alors il doit être combattu avec le Covid comme tous les autres effets du Covid. Tu veux toujours ne pas dissocier Passe et Covid ? Cette dissociation Passe et Covid est en fait le cadre qui permet d’apporter les arguments les plus puissants en faveur du Passe (et c’est pour cela que le Passe a pu être défendu avant le Covid) car ces arguments en faveur du Passe survivront au Covid.

    Mais en refusant délibérément toute autre possible raison pour avoir un passe vaccinal, tu forces une conclusion.

    Je ne refuse pas toute autre possible raison, je demande de se focaliser sur ce qui n’est pas le Covid pour se permettre d’identifier et de ne pas écarter certaines conclusions. L’espace public est saturé de cette association Covid+Passe, il est légitime, sain, et nécessaire, de prendre un certain espace et un certain temps pour traiter du passe seul. L’association Covid+Passe a eu toute la publicité nécessaire, toute la couverture nécessaire, réclamer un espace et un temps où le passe puisse être traité seul n’enlève rien à ce qui a déjà été dit, et ce qui pourra peut-être être dit plus tard.

    Si Pierre parle pendant deux ans et qu’au bout de deux ans Paul lève la main pour dire son premier mot mais que Pierre lui coupe la parole et dit « ta gueule, tu m’empêches de parler », il y a une injustice.

    Même quand je dis qu’ « il faut se lever et partir » quand le débat se fait troller, ça ne refuse pas d’autres raisons d’avoir un passe vaccinal : les autres raisons ont déjà eu toute la publicité et la couverture nécessaire. Ça va, on a entendu en fait, on peut parler du reste maintenant ? Une fois ? Juste une fois ? Ou bien c’est « ta gueule, tu m’empêches de parler » ?

    Nous vivons dans une temporalité. Poser un acte de refus de traiter du Covid, de l’Hôpital ou du Vaccin pour obliger à traiter du Passe seul crée un espace de disponibilité et d’échange, cela ne crée pas un absolu. Poser cet acte de refus tant que cet espace de disponibilité et d’échange n’enlève rien à ce qui a déjà été dit ou pourra être dit. Il est légitime de réclamer cette espace d’échange et de partir si c’est espace d’échange n’est pas accordé, cela n’enlève rien à ce qui a déjà été fait ou dit ou qui pourrait être fait ou dit à d’autres moments.

    Réclamer de traiter d’un aspect du sujet qui est absent du débat depuis plusieurs années n’est pas une oppression.

    À un moment il est sain d’accepter que la clepsydre est vidée et qu’il faut passer son tour et la parole à son voisin. Le tour de parole reviendra bien à un autre moment. Qu’est ce qui empêche de passer son tour ? La peur ?

    Ou tu es peut-être traumatisé et tu commences à voir le même schéma même là où il n'est pas.

    Argumentum ad hominem

    Je t'invite à prendre du recul et te demander à quel point tu t'es rapproché de "j'ai fait mes propres recherches".

    C’est fou comment ta phrase ressemble énormément à « Je t'invite à prendre du recul et te demander à quel point tu t'es rapproché de "eux" ».

    Supposer par exemple que l’épreuve réduirait mon jugement serait soit maladroit soit malhonnête (en fonction de l’intention).

    Un verrouillage total pour repousser toute critique? Tu as raison, parce que si quelqu'un a tort, il se trompe ou il est malhonnête?

    Je ne parle pas d’avoir raison ou tort. Tu déformes les propos, tu fais des épouvantails. Je dis simplement qu’on ne peut pas disqualifier mon propos sur la base d’un argumentum ad hominem, et je précise : l’argumentum ad hominem est un procédé malhonnête s’il est intentionnel, maladroit s’il n’est pas intentionnel.

    Je trouves bizarre cette manière de défendre le droit à disqualifier le porteur du message.

    Tu as donc l'absolue certitude de savoir mieux et d'avoir raison mieux que quiconque serait en désaccord?

    Je ne parle pas de savoir ou d’avoir raison. Il semble que le concept de sachant compte beaucoup pour toi parce que tu modèle tes perceptions selon ce moule afin de pouvoir formuler des réponses.

    Tes réponses sont beaucoup trop empreinte d’inventions et d’extrapolations pour que le débat soit sain. Tes réponses s’adressent à l’imaginaire que tu te fais des personnes et de leur propos.

    Une manière de plus de t'isoler "des autres": "Ils" ne peuvent pas comprendre. Mais "moi" et les "gens comme moi" (qui auraient vécu des situations similaires) "nous savons bien".

    Tu continues de modeler un adversaire imaginaire qui serait le « moi de l’autre » et « les gens comme l’autre ».

    Est-ce que tu supposes également que je fais partie de « eux » ?

    J’ai l’impression que la forme de ton argumentaire ressemble furieusement à ce que tu prétends combattre.

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