Justement, pour beaucoup, libre implique gratuit (ce qui est faux), et, sous couvert de justifications philosophiques, ne s'intéressent en fait qu'au côté gratuit du phénomène. Le fait que c'est libre ne faisant que leur assurer que ça sera toujours gratuit, à la différence d'un freeware, dont l'éditeur peut décider de changer sa politique lors de la sortie d'une nouvelle version pour la rendre payante. Alors, peut-être que vous ne connaissez pas ce genre d'individus dans votre entourage, mais moi je ne connais que ça :-(
Pourtant, il paraît normal de pouvoir se faire rétribuer pour son boulot. En fait, le problème est que cette rétribution peut difficilement se contenter de la facilité de mode de financement des logiciels propriétaires, pour lesquels les frais se répartissent d'eux-même entre toutes les personnes achetant le soft. Avec un logiciel libre, si une personne paye, le fait qu'elle le redistribue gratuitement ne regarde qu'elle, après tout. Et si le programmeur originel se met à le distribuer gratuitement ensuite, l'acheteur peut se considérer lésé, mais ce problème existe aussi avec les logiciels propriétaires... et le frigo qu'on vend brusquement à moitié prix ! Mais si les frais de financement du développement sont répartis ? Si j'ai payé, comme 1000 autres personnes, 500 francs pour le développement d'un soft, et qu'une des autres personnes le lache gratis ? Je peux me dire que j'aurais mieux fait d'attendre, je n'aurais ainsi pas dépensé le moindre sous. Cette question n'est pas triviale (je pense), et une réponse cohérente et fonctionnelle à cette expérience de pensée me semble essentielle pour l'avenir de ce modèle économique.
La seule idée qui me vient à l'esprit est de créer une personne morale qui deviendrait propriétaire du soft, les conditions de la redistribution de ce soft à des personnes extérieures à celles couvertes par cette personne purement légale (bref, ceux qui n'ont pas payé leur du) devant être décidé par l'ensemble des personnes ayant payé quelquechose. Mais est-ce qu'il est possible que ce soit une personne morale, et non physique, qui devient propriétaire d'un soft ?
Quoiqu'il en soit, c'est tout un système qu'il faut réinventer pour que ce soit la demande qui se bouge, en mettant l'argent sur la table, et non l'offre qui écrit un soft, puis cherche à se faire payer. Pour être plus clair, si la liberté doit être bridée, que ce soit parce que la demande l'a souhaité et l'a organisé, et non pas que ce soit l'offre qui a posé ses conditions, car c'est la seule manière qu'elle a trouvé pour rentrer dans ses frais, parce que le demande a fait preuve de paresse. Je pense que le prix de la liberté dans cette histoire, c'est l'effort à fournir pour s'organiser en tant que consommateurs actifs et responsables, au lieu de rester chacun dans son coin, en voyant son voisin comme un profiteur éventuel. C'est sur cette peur, entre autre, que jouent les entreprises de soft propriétaires. Alors prouvons leur que nous savons payer le juste prix !
Avec le logiciel propriétaire, il y a problème quand il n'y a pas assez d'offre (le monopole de qui nous savons). Avec le logiciel libre, il y a problème quand la demande est multiple.
[^] # Re: argent = bon
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Pourquoi Adobe ne portera pas Framemaker à la version finale. Évalué à 0.
Pourtant, il paraît normal de pouvoir se faire rétribuer pour son boulot. En fait, le problème est que cette rétribution peut difficilement se contenter de la facilité de mode de financement des logiciels propriétaires, pour lesquels les frais se répartissent d'eux-même entre toutes les personnes achetant le soft. Avec un logiciel libre, si une personne paye, le fait qu'elle le redistribue gratuitement ne regarde qu'elle, après tout. Et si le programmeur originel se met à le distribuer gratuitement ensuite, l'acheteur peut se considérer lésé, mais ce problème existe aussi avec les logiciels propriétaires... et le frigo qu'on vend brusquement à moitié prix ! Mais si les frais de financement du développement sont répartis ? Si j'ai payé, comme 1000 autres personnes, 500 francs pour le développement d'un soft, et qu'une des autres personnes le lache gratis ? Je peux me dire que j'aurais mieux fait d'attendre, je n'aurais ainsi pas dépensé le moindre sous. Cette question n'est pas triviale (je pense), et une réponse cohérente et fonctionnelle à cette expérience de pensée me semble essentielle pour l'avenir de ce modèle économique.
La seule idée qui me vient à l'esprit est de créer une personne morale qui deviendrait propriétaire du soft, les conditions de la redistribution de ce soft à des personnes extérieures à celles couvertes par cette personne purement légale (bref, ceux qui n'ont pas payé leur du) devant être décidé par l'ensemble des personnes ayant payé quelquechose. Mais est-ce qu'il est possible que ce soit une personne morale, et non physique, qui devient propriétaire d'un soft ?
Quoiqu'il en soit, c'est tout un système qu'il faut réinventer pour que ce soit la demande qui se bouge, en mettant l'argent sur la table, et non l'offre qui écrit un soft, puis cherche à se faire payer. Pour être plus clair, si la liberté doit être bridée, que ce soit parce que la demande l'a souhaité et l'a organisé, et non pas que ce soit l'offre qui a posé ses conditions, car c'est la seule manière qu'elle a trouvé pour rentrer dans ses frais, parce que le demande a fait preuve de paresse. Je pense que le prix de la liberté dans cette histoire, c'est l'effort à fournir pour s'organiser en tant que consommateurs actifs et responsables, au lieu de rester chacun dans son coin, en voyant son voisin comme un profiteur éventuel. C'est sur cette peur, entre autre, que jouent les entreprises de soft propriétaires. Alors prouvons leur que nous savons payer le juste prix !
Avec le logiciel propriétaire, il y a problème quand il n'y a pas assez d'offre (le monopole de qui nous savons). Avec le logiciel libre, il y a problème quand la demande est multiple.