En fait, au bout d'un moment la société doit faire un choix dans l'utilisation de ses sous ce qui revient de fait à choisir quelles maladies sont à soigner et traitements sont possibles. Le fait que ce soit une entreprise privée qui fait la R&D + vente ne change fondamentalement pas la donne par rapport à si l'État prend cela en charge.
Si un traitement d'une maladie rare qui touche 1 personne en France et qui coûte 5 millions d'euros, est-ce que la Sécu va prendre en charge ce dit traitement ? Peu probable. Par contre une maladie plus commune où les 5 millions d'euros sur la table permet de soigner des milliers de personnes, la Sécu va sans doute faire quelque chose.
Pourtant le but de la Sécu n'est pas d'être rentable, c'est l'État derrière qui paye et qui finance le tout. Mais elle n'a pas un financement illimité et doit faire des choix. Donc de fait si une entreprise sent qu'une piste thérapeutique est une impasse financière, elle le serait probablement pour l'État s'il devait faire lui même. Car de toute façon à la fin c'est toujours l'État et le patient qui payent : soit directement en R&D + développement si c'était public, sans en achetant un produit développé par le privé.
C'est d'ailleurs un gros soucis pour les maladies rares, non seulement on manque de données pour certaines maladies et de patients pour tester efficacement et rapidement des traitements, mais en plus comme le nombre de patients est plus faible les traitements potentiels coûtent vite cher par personne et peuvent devenir impayables pour les patients et la Sécu. Et malheureusement il n'y a pas de recette miracle.
[^] # Re: Passage ciblé
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien IP (la suite) : Ocytocine, le médicament qui ne sera pas développé. Évalué à 4.
En fait, au bout d'un moment la société doit faire un choix dans l'utilisation de ses sous ce qui revient de fait à choisir quelles maladies sont à soigner et traitements sont possibles. Le fait que ce soit une entreprise privée qui fait la R&D + vente ne change fondamentalement pas la donne par rapport à si l'État prend cela en charge.
Si un traitement d'une maladie rare qui touche 1 personne en France et qui coûte 5 millions d'euros, est-ce que la Sécu va prendre en charge ce dit traitement ? Peu probable. Par contre une maladie plus commune où les 5 millions d'euros sur la table permet de soigner des milliers de personnes, la Sécu va sans doute faire quelque chose.
Pourtant le but de la Sécu n'est pas d'être rentable, c'est l'État derrière qui paye et qui finance le tout. Mais elle n'a pas un financement illimité et doit faire des choix. Donc de fait si une entreprise sent qu'une piste thérapeutique est une impasse financière, elle le serait probablement pour l'État s'il devait faire lui même. Car de toute façon à la fin c'est toujours l'État et le patient qui payent : soit directement en R&D + développement si c'était public, sans en achetant un produit développé par le privé.
C'est d'ailleurs un gros soucis pour les maladies rares, non seulement on manque de données pour certaines maladies et de patients pour tester efficacement et rapidement des traitements, mais en plus comme le nombre de patients est plus faible les traitements potentiels coûtent vite cher par personne et peuvent devenir impayables pour les patients et la Sécu. Et malheureusement il n'y a pas de recette miracle.