• [^] # Re: Développer pour soi, partager le résultat

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Quand les entreprises ne reversent rien aux logiciels libres. Évalué à 7.

    J'irais même plus loin, envisager le fork dès le début de son projet est une bonne façon de savoir si le libre nous correspond vraiment. Et cela a un impact sur la suite : quand on bosse en se disant "peut-être à un moment, quelqu'un va forker, pour suivre une autre voie", ça amène à travailler autrement, pour que cet hypothétique fork puisse faire naitre de bonnes choses. Moi ça me pousse à documenter plus, à affiner les procédures pour que d'autres se réapproprient les projets, contrairement à mes projets privés qui sont très obscurs après quelques années. Ça m'aide aussi à refuser la pression dans certains cas : si les gens veulent vraiment tel ou tel truc qui ne m'intéresse pas, qu'ils bossent pour le faire et le gèrent dans leur fork, ce n'est pas un problème.

    Je trouve que le fork fait partie des très grandes richesses du libre. Cette liberté-là permet que de la diversité naisse, que des projets qui mourraient autrement puissent revivre. J'aimerais que tout logiciel proprio qui cesse d'être exploité soit libéré, afin qu'on puisse en reprendre les bonnes choses et les transformer.