Ce qui est réellement naïf est de choisir une licence sans en comprendre les enjeux. Je vais me faire l'avocat du diable, mais le droit d'auteur de base est une solution parfaitement acceptable quand on ne veut pas se prendre la tête : on code son truc pour résoudre son propre problème, puis on trouve que c'est bien et on peut le montrer aux gens mais... cela ne veut pas dire que ça doit être sous licence libre. D'ailleurs les licences libres s'appuient sur le droit d'auteur, en formalisant dans un contrat (avec les termes juridiques qu'il faut) les droits que l'auteur va concéder à ses utilisateurs. Le modèle du freeware n'a pas disparu : un logiciel qui reste sous licence propriétaire classique, mais qui est distribué gratuitement avec la bénédiction de son auteur. On peut aussi publier son code, le montrer aux gens, sans leur donner le droit d'en faire quoi que ce soit en dehors de le regarder et de nous faire des retours sur sa qualité. Ce n'est pas libre, mais c'est possible, c'est permis ;)
À partir du moment où on fait un choix, il faut en comprendre les conséquences. Faire du libre, c'est donner des droits aux utilisateurs, et du vrai libre, c'est des droits y compris à des gens qui ne diront jamais merci.
Le libre a plein d'avantages. Mais ce n'est pas la solution à tout, et c'est une mauvaise solution "par défaut". Beaucoup de gens ne sont pas prêts à ce que leur code soit utilisé par "n'importe qui, n'importe comment", ne voient pas les divers scénarios possibles. C'est intéressant de questionner le rapport à son œuvre et au partage, justement, et le choix d'une licence est le moment de se poser des questions !
Je préfère vraiment des gens qui hésitent, qui vont rester sous des licences plus ou moins fermées, et qui peuvent libérer au fil du temps une partie de leur travail en toute conscience, à ceux qui ont vu la lumière et se jettent sur la licence WTFPL "parce que je ne veux pas m'embêter avec le droit d'auteur", puis qui se plaignent quelques années plus tard que leur code soit utilisé à l'encontre de leurs valeurs.
[^] # Re: Développer pour soi, partager le résultat
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse au journal Quand les entreprises ne reversent rien aux logiciels libres. Évalué à 8.
Ce qui est réellement naïf est de choisir une licence sans en comprendre les enjeux. Je vais me faire l'avocat du diable, mais le droit d'auteur de base est une solution parfaitement acceptable quand on ne veut pas se prendre la tête : on code son truc pour résoudre son propre problème, puis on trouve que c'est bien et on peut le montrer aux gens mais... cela ne veut pas dire que ça doit être sous licence libre. D'ailleurs les licences libres s'appuient sur le droit d'auteur, en formalisant dans un contrat (avec les termes juridiques qu'il faut) les droits que l'auteur va concéder à ses utilisateurs. Le modèle du freeware n'a pas disparu : un logiciel qui reste sous licence propriétaire classique, mais qui est distribué gratuitement avec la bénédiction de son auteur. On peut aussi publier son code, le montrer aux gens, sans leur donner le droit d'en faire quoi que ce soit en dehors de le regarder et de nous faire des retours sur sa qualité. Ce n'est pas libre, mais c'est possible, c'est permis ;)
À partir du moment où on fait un choix, il faut en comprendre les conséquences. Faire du libre, c'est donner des droits aux utilisateurs, et du vrai libre, c'est des droits y compris à des gens qui ne diront jamais merci.
Le libre a plein d'avantages. Mais ce n'est pas la solution à tout, et c'est une mauvaise solution "par défaut". Beaucoup de gens ne sont pas prêts à ce que leur code soit utilisé par "n'importe qui, n'importe comment", ne voient pas les divers scénarios possibles. C'est intéressant de questionner le rapport à son œuvre et au partage, justement, et le choix d'une licence est le moment de se poser des questions !
Je préfère vraiment des gens qui hésitent, qui vont rester sous des licences plus ou moins fermées, et qui peuvent libérer au fil du temps une partie de leur travail en toute conscience, à ceux qui ont vu la lumière et se jettent sur la licence WTFPL "parce que je ne veux pas m'embêter avec le droit d'auteur", puis qui se plaignent quelques années plus tard que leur code soit utilisé à l'encontre de leurs valeurs.