Je plussoie sur le fait que l'administratif est un passage obligé si on veut être rémunéré, et il faut bien l'assumer.
Il y a aussi la solution de se faire recruter en CDD/CDI par la boite pour bosser sur son logiciel. Ce n'est pas souvent envisagé, mais c'est pourtant une façon assez "simple" pour faire du mécénat sur des projets sans structure légale.
Petite précision sur les diverses possibilités, pour ceux que ça tente :
- Les assos peuvent aussi avoir des salariés. Bon, par contre, côté paperasse, ça devient vite assez proche d'une entreprise classique si on doit faire des fiches de paie. Suivant les années il y a des dispositifs qui simplifient un peu les démarches (comme le chèque asso), mais ça varie au fil des politiques et demande de se tenir au courant. Quand à se rémunérer si on est dirigeant d'une asso (président, membre du collège, etc), c'est possible mais avec des conditions assez drastiques et complexes qui font qu'on résume généralement en disant "faut éviter". La version "association basique" où les sous ne servent qu'à payer les frais (serveurs, déplacements, etc) par contre, ça marche très bien et la quantité de paperasse reste acceptable : déclarer les changements de dirigeant, donner le compte-rendu de l'AG à la préfecture, en gros. La partie qui me gonfle le plus est la relation avec les banques : il y en a très peu qui ont une offre adaptée à ce genre d'associations "simples" et elles sont toutes vraiment pénibles. Une solution alternative est de passer par Paypal et compagnie, mais ça ne couvre pas forcément tous les besoins et Paypal aime qu'on lie le compte à un vrai compte bancaire. Jusqu'ici, dans toutes mes assos où on paie des trucs via le net, on se retrouve à cumuler Paypal et compte bancaire.
- micro-entrepreneur : un excellent statut. Idem au fil des années, les règles varient et il faut se tenir au courant. À un moment, même sans aucun revenu y'avait quand même un peu de sous à sortir en fin d'année, donc il fallait vraiment se bouger et trouver un contrat payé :D Je n'ai pas trop suivi les évolutions. J'ai un pote sous ce statut qui râle lors de ses déclarations parce que certains modes de calculs changent. Ça reste tout de même bien plus simple que les entreprises classiques et la prise de risque est minime à se lancer là-dedans.
- Portage : sur le papier ça a l'air génial. En pratique je n'ai pas réussi à trouver une boite de portage salarial qui acceptait de me prendre "juste pour un petit contrat". Quelqu'un voulait m'embaucher pour un job pas très long (2 semaines de travail), je n'avais alors pas de statut adapté et lui n'avait pas une entreprise permettant de me faire facilement un CDD (les limites de l'auto-entreprise), et je m'étais dit que le portage était le plus simple pour déclarer tout ça proprement. J'ai cherché une bonne semaine en contactant plusieurs entreprises, et ça a été chou blanc, personne ne voulait de mes quelques sous :D Toute la difficulté consiste donc à trouver avec quelle entreprise de portage on peut travailler, en particulier quand on va avoir des jobs au lance-pierre. Si vous avez des noms, ça m'intéresse toujours, je trouve la souplesse de ce statut vraiment séduisante. Après il faut bien regarder les détails, chaque boite de portage a ses tarifs et ses conditions. En général, la micro-entreprise permet de garder plus de sous "pour soi" et en contrepartie le portage permet de gagner du temps sur la paperasse. Mais la règle générale est parfois contredite par les cas particuliers !
[^] # Re: C'est orthogonal
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse au journal Quand les entreprises ne reversent rien aux logiciels libres. Évalué à 8.
Je plussoie sur le fait que l'administratif est un passage obligé si on veut être rémunéré, et il faut bien l'assumer.
Il y a aussi la solution de se faire recruter en CDD/CDI par la boite pour bosser sur son logiciel. Ce n'est pas souvent envisagé, mais c'est pourtant une façon assez "simple" pour faire du mécénat sur des projets sans structure légale.
Petite précision sur les diverses possibilités, pour ceux que ça tente :
- Les assos peuvent aussi avoir des salariés. Bon, par contre, côté paperasse, ça devient vite assez proche d'une entreprise classique si on doit faire des fiches de paie. Suivant les années il y a des dispositifs qui simplifient un peu les démarches (comme le chèque asso), mais ça varie au fil des politiques et demande de se tenir au courant. Quand à se rémunérer si on est dirigeant d'une asso (président, membre du collège, etc), c'est possible mais avec des conditions assez drastiques et complexes qui font qu'on résume généralement en disant "faut éviter". La version "association basique" où les sous ne servent qu'à payer les frais (serveurs, déplacements, etc) par contre, ça marche très bien et la quantité de paperasse reste acceptable : déclarer les changements de dirigeant, donner le compte-rendu de l'AG à la préfecture, en gros. La partie qui me gonfle le plus est la relation avec les banques : il y en a très peu qui ont une offre adaptée à ce genre d'associations "simples" et elles sont toutes vraiment pénibles. Une solution alternative est de passer par Paypal et compagnie, mais ça ne couvre pas forcément tous les besoins et Paypal aime qu'on lie le compte à un vrai compte bancaire. Jusqu'ici, dans toutes mes assos où on paie des trucs via le net, on se retrouve à cumuler Paypal et compte bancaire.
- micro-entrepreneur : un excellent statut. Idem au fil des années, les règles varient et il faut se tenir au courant. À un moment, même sans aucun revenu y'avait quand même un peu de sous à sortir en fin d'année, donc il fallait vraiment se bouger et trouver un contrat payé :D Je n'ai pas trop suivi les évolutions. J'ai un pote sous ce statut qui râle lors de ses déclarations parce que certains modes de calculs changent. Ça reste tout de même bien plus simple que les entreprises classiques et la prise de risque est minime à se lancer là-dedans.
- Portage : sur le papier ça a l'air génial. En pratique je n'ai pas réussi à trouver une boite de portage salarial qui acceptait de me prendre "juste pour un petit contrat". Quelqu'un voulait m'embaucher pour un job pas très long (2 semaines de travail), je n'avais alors pas de statut adapté et lui n'avait pas une entreprise permettant de me faire facilement un CDD (les limites de l'auto-entreprise), et je m'étais dit que le portage était le plus simple pour déclarer tout ça proprement. J'ai cherché une bonne semaine en contactant plusieurs entreprises, et ça a été chou blanc, personne ne voulait de mes quelques sous :D Toute la difficulté consiste donc à trouver avec quelle entreprise de portage on peut travailler, en particulier quand on va avoir des jobs au lance-pierre. Si vous avez des noms, ça m'intéresse toujours, je trouve la souplesse de ce statut vraiment séduisante. Après il faut bien regarder les détails, chaque boite de portage a ses tarifs et ses conditions. En général, la micro-entreprise permet de garder plus de sous "pour soi" et en contrepartie le portage permet de gagner du temps sur la paperasse. Mais la règle générale est parfois contredite par les cas particuliers !