La capsule protéinique n'est-elle pas simplement un conteneur inerte ?
Lipidique, pas protéinique. :) Et non, justement, ce n’est pas qu’un simple conteneur. Les lipides qui la composent sont entre autres choisis pour leur capacité à stimuler le système immunitaire.
Ça fait partie des choses qui font que je trouve personnellement les vaccins à ARN élégants : on minimise le nombre de « composants » nécessaires en donnant un double rôle à l’enveloppe lipidique (délivrer l’ARNm jusqu’aux cellules et agir comme adjuvant).
L’inconvénient en revanche, c’est que ça rend cette enveloppe (et donc in fine le vaccin entier) très délicate à produire, parce que c’est de la chimie « de pointe ». C’est d’ailleurs un des arguments avancés par ceux qui s’opposent à la levée des brevets sur ces vaccins : en gros, ce serait tellement de la chimie de pointe que même si on levait les brevets, les pays du tiers-monde n’ont pas les compétences et moyens nécessaires pour produire de tels vaccins, donc ça ne résoudrait pas la question de l’accès aux vaccins.
(La chimie n’est pas mon rayon, donc j’ignore à quel point produire ces enveloppes est difficile et si c’est réellement hors de portée des pays du tiers-monde. Je noterais simplement que même si c’était le cas, refuser à ces pays l’autorisation d’essayer est un bon moyen de s’assurer que ça ne change pas.)
Par ailleurs, j'imagine que des progrès scientifiques sont encore à venir pour améliorer la production et la mise sur le marché de cette technologie.
J’ai évoqué la difficulté qu’il peut y avoir à produire une protéine in vitro, mais pour compléter, il faut dire aussi que l’étape de mise au point de la production in vitro n’a besoin d’être faite qu’une seule fois. Une fois qu’on a trouvé une méthode qui fonctionne pour produire la protéine qu’on veut (ce que les développeurs du Corbevax et du Novavax ont manifestement réussi à faire), appliquer la méthode n’est plus vraiment une difficulté.
[^] # Re: Le ridicule tue la crédibilité
Posté par gouttegd . En réponse au journal La goutte. Évalué à 10.
Lipidique, pas protéinique. :) Et non, justement, ce n’est pas qu’un simple conteneur. Les lipides qui la composent sont entre autres choisis pour leur capacité à stimuler le système immunitaire.
Ça fait partie des choses qui font que je trouve personnellement les vaccins à ARN élégants : on minimise le nombre de « composants » nécessaires en donnant un double rôle à l’enveloppe lipidique (délivrer l’ARNm jusqu’aux cellules et agir comme adjuvant).
L’inconvénient en revanche, c’est que ça rend cette enveloppe (et donc in fine le vaccin entier) très délicate à produire, parce que c’est de la chimie « de pointe ». C’est d’ailleurs un des arguments avancés par ceux qui s’opposent à la levée des brevets sur ces vaccins : en gros, ce serait tellement de la chimie de pointe que même si on levait les brevets, les pays du tiers-monde n’ont pas les compétences et moyens nécessaires pour produire de tels vaccins, donc ça ne résoudrait pas la question de l’accès aux vaccins.
(La chimie n’est pas mon rayon, donc j’ignore à quel point produire ces enveloppes est difficile et si c’est réellement hors de portée des pays du tiers-monde. Je noterais simplement que même si c’était le cas, refuser à ces pays l’autorisation d’essayer est un bon moyen de s’assurer que ça ne change pas.)
J’ai évoqué la difficulté qu’il peut y avoir à produire une protéine in vitro, mais pour compléter, il faut dire aussi que l’étape de mise au point de la production in vitro n’a besoin d’être faite qu’une seule fois. Une fois qu’on a trouvé une méthode qui fonctionne pour produire la protéine qu’on veut (ce que les développeurs du Corbevax et du Novavax ont manifestement réussi à faire), appliquer la méthode n’est plus vraiment une difficulté.