Il y a un moyen simple de résoudre la crise à court terme et long terme, c'est de redonné les moyens au hopitaux.
Cet argument est très simpliste, on l'entend souvent mais c'est un leurre.
Non pas qu'il ne faut pas le faire, mais ça ne résoudrait rien à court terme, et même si cela avait été fait ça aurait été mieux mais n'aurait probablement rien changé.
Le soucis des hôpitaux c'est surtout avoir du personnel soignant qualifié à disposition. En particulier des infirmiers et médecins. Des formations entre 5 et 13 ans suivant les spécialités. Et si on veut changer l'effectif de manière massif et rapide il faudrait changer la structure d'enseignement pour ces cursus ce qui prend aussi du temps.
Bref, donner des sous n'aura un impact probablement marginal pendant 5 à 10 ans minimum. Ce n'est pas ce que j'appelle une solution de court terme.
Ensuite, même en admettant que les hôpitaux ont des effectifs de rêve, est-ce que la crise du COVID aurait pu être géré sans gestes barrières ou confinements ? Probablement pas, sauf si on vise des effectifs intenables à financer.
Car les ordres de grandeur de cette épidémie sont juste affolantes. Lors de la première vague, avec deux fois plus d'effectifs (ce qui est déjà énorme) on aurait tenu le rythme juste... une semaine ou deux de plus avant de saturer. Et globalement à chaque vague en mode on laisse faire la blague aurait été la même.
Aucun pays au monde n'a pu géré efficacement la situation du COVID sans restrictions. Aucun système hospitalier ne peut gérer ça sans, même les pays ayant pourtant plus de ressources par têtes et plus de personnels hospitaliers par habitants qu'en France.
La seule solution pour limiter les dégâts c'est donc ces restrictions et les vaccins qui ont un effet indispensable pour régler la situation.
Après ce n'est pas une raison pour ne rien faire évidemment, il faut améliorer les hôpitaux, les filières l'enseignement de ces métiers, augmenter les effectifs, avoir une stratégie de soin et de prévention qui réduit les comorbidités et les soins lourds (moins d'alcool, de tabac et de mal bouffe), etc. Mais ça n'aurait pas suffit à gérer la crise.
[^] # Re: Que les non-vaccinés restent chez eux s'ils tombent malades
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Tenir bon. Évalué à 10.
Cet argument est très simpliste, on l'entend souvent mais c'est un leurre.
Non pas qu'il ne faut pas le faire, mais ça ne résoudrait rien à court terme, et même si cela avait été fait ça aurait été mieux mais n'aurait probablement rien changé.
Le soucis des hôpitaux c'est surtout avoir du personnel soignant qualifié à disposition. En particulier des infirmiers et médecins. Des formations entre 5 et 13 ans suivant les spécialités. Et si on veut changer l'effectif de manière massif et rapide il faudrait changer la structure d'enseignement pour ces cursus ce qui prend aussi du temps.
Bref, donner des sous n'aura un impact probablement marginal pendant 5 à 10 ans minimum. Ce n'est pas ce que j'appelle une solution de court terme.
Ensuite, même en admettant que les hôpitaux ont des effectifs de rêve, est-ce que la crise du COVID aurait pu être géré sans gestes barrières ou confinements ? Probablement pas, sauf si on vise des effectifs intenables à financer.
Car les ordres de grandeur de cette épidémie sont juste affolantes. Lors de la première vague, avec deux fois plus d'effectifs (ce qui est déjà énorme) on aurait tenu le rythme juste... une semaine ou deux de plus avant de saturer. Et globalement à chaque vague en mode on laisse faire la blague aurait été la même.
Aucun pays au monde n'a pu géré efficacement la situation du COVID sans restrictions. Aucun système hospitalier ne peut gérer ça sans, même les pays ayant pourtant plus de ressources par têtes et plus de personnels hospitaliers par habitants qu'en France.
La seule solution pour limiter les dégâts c'est donc ces restrictions et les vaccins qui ont un effet indispensable pour régler la situation.
Après ce n'est pas une raison pour ne rien faire évidemment, il faut améliorer les hôpitaux, les filières l'enseignement de ces métiers, augmenter les effectifs, avoir une stratégie de soin et de prévention qui réduit les comorbidités et les soins lourds (moins d'alcool, de tabac et de mal bouffe), etc. Mais ça n'aurait pas suffit à gérer la crise.