Posté par Zorro .
En réponse au sondage Mon rapport à l'anglais.
Évalué à 9.
Dernière modification le 29 juillet 2022 à 11:08.
Je suis obligé de parler anglais dans le cadre de mon travail, je m'en sors à peu près.
L'anglais, le vrai anglais et pas le globish, est une très belle langue, assez difficile et illogique finalement.
Cette façon terrible d'utiliser des verbes très génériques, puis d'en modifier le sens par des petits mots qui ne nous semblent pas logique, surtout, c'est le plus piégeux. Pass away, pass down, pass through, pass out, pass by, write up, write in, etc... ce qui peut faire des centaines de combinaisons et de sens différents.
Beaucoup de Français que j'entends, et qui croient bien parler, utilisent en fait d'autres verbes plus directement descriptifs, ou des périphrases, pour ne pas trop s'emberlificoter avec des tournures qu'ils ne maîtriseraient pas. Et avec des "You know..." ou des "I was like..." dans toutes les phrases, pour faire genre, en fonction de la mode du moment.
Je sais, le meilleur moyen c'est d'apprendre des phrases toute faites. Les séries et les films en VO aident bien, pour ça.
L'allemand aussi est une langue des petits mots, mais je trouve que leur utilisation, et la façon dont ils nuancent le verbe principal, est plus logique.
Ce qui me frustre le plus, dans le cadre de mon travail, c'est de ne pas pouvoir parler finement. J'aime les sous-entendus, les mots précis, les nuances, les différences entre l'ironie, l'humour, le sarcasme. Quand je raconte un souvenir de vacances, je me retrouve à dire des phrases genre "les chiens couraient dans la montagne, on a eu peur" (je pense que mon interlocuteur doit comprendre "à l'intérieur de la montagne", ou "par-dessus la montagne", mais bon...), alors que je voudrais dire "Les chiens de bergers divaguaient sur les pâturages pour protéger leurs troupeaux, on n'était pas très rassurés". Finalement, run, afraid et mountain, ça fait bien partie des 500 mots nécessaires à l'utilisation quotidienne... Tant pis pour divaguer, pâturage et troupeaux.
Je trouve que ça nuit aux amitiés, au final. On reste très superficiel, un langage purement utilitaire.
# Dommage pour la finesse de la pensée
Posté par Zorro . En réponse au sondage Mon rapport à l'anglais. Évalué à 9. Dernière modification le 29 juillet 2022 à 11:08.
Je suis obligé de parler anglais dans le cadre de mon travail, je m'en sors à peu près.
L'anglais, le vrai anglais et pas le globish, est une très belle langue, assez difficile et illogique finalement.
Cette façon terrible d'utiliser des verbes très génériques, puis d'en modifier le sens par des petits mots qui ne nous semblent pas logique, surtout, c'est le plus piégeux. Pass away, pass down, pass through, pass out, pass by, write up, write in, etc... ce qui peut faire des centaines de combinaisons et de sens différents.
Beaucoup de Français que j'entends, et qui croient bien parler, utilisent en fait d'autres verbes plus directement descriptifs, ou des périphrases, pour ne pas trop s'emberlificoter avec des tournures qu'ils ne maîtriseraient pas. Et avec des "You know..." ou des "I was like..." dans toutes les phrases, pour faire genre, en fonction de la mode du moment.
Je sais, le meilleur moyen c'est d'apprendre des phrases toute faites. Les séries et les films en VO aident bien, pour ça.
L'allemand aussi est une langue des petits mots, mais je trouve que leur utilisation, et la façon dont ils nuancent le verbe principal, est plus logique.
Ce qui me frustre le plus, dans le cadre de mon travail, c'est de ne pas pouvoir parler finement. J'aime les sous-entendus, les mots précis, les nuances, les différences entre l'ironie, l'humour, le sarcasme. Quand je raconte un souvenir de vacances, je me retrouve à dire des phrases genre "les chiens couraient dans la montagne, on a eu peur" (je pense que mon interlocuteur doit comprendre "à l'intérieur de la montagne", ou "par-dessus la montagne", mais bon...), alors que je voudrais dire "Les chiens de bergers divaguaient sur les pâturages pour protéger leurs troupeaux, on n'était pas très rassurés". Finalement, run, afraid et mountain, ça fait bien partie des 500 mots nécessaires à l'utilisation quotidienne... Tant pis pour divaguer, pâturage et troupeaux.
Je trouve que ça nuit aux amitiés, au final. On reste très superficiel, un langage purement utilitaire.