et ça, c'est sans rentrer dans les détails de ce qui est couvert exactement. Par exemple, Ubuntu mets à jour le kernel pour réduire les couts, ce qui va sans doute casser la compatibilité de l'ABI interne du kernel, ce qui est pas forcément super pour des drivers en dehors du dit kernel.
Dans mon souvenir (d'il y a longtemps), le CERN va parfois refaire des drivers de cartes réseaux pour les perfs, donc je peux comprendre qu'ils ont pas envie de faire du portage tout les 2/3 ans.
Il y a 3 RHEL, 3 Centos, 1 Ubuntu, 1 dérivé d'Ubuntu, 1 OS custom et 1 cray linux.
Si on pousse dans les 25 premiers, on retrouve de la RHEl, de la SLES, du craylinux, et "linux". De ce que j'ai vu, il y a 0 debian dans les 25 premiers (ou alors, pas sous le nom Debian).
Ça veut pas dire que Debian n'est pas valable, mais clairement, il n'y a pas que le CERN qui fait le choix de prendre RHEL ou une dérivée.
Personnellement, j'ai toujours eu l'impression qu'ils
mettaient beaucoup d'énergie à suivre RHEL et que celle-ci
aurait pu être mieux utilisé... Et les noyaux sous Debian /
RHEL... peuvent être les mêmes. À vrai dire, le code dérive des
mêmes dépôts. Mais bon, tout cela est une impression
personnelle.
Dire que le code dérive des mêmes dépots, c'est une grosse simplification.
Le code, ça se teste, ça se corrige, et ça, ça coûte des ressources. Je ne sais pas combien de personnes il y a sur ça au CERN, mais Scientific Linux, c'était 2 personnes à temps plein pour faire un dérivé de Centos, il n'y a pas non plus de quoi faire des miracles avec ça, même si ça donne une distro séparé.
[^] # Re: Fermilab & CERN, scientific linux
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal RHEL 9 beta is out : 1 an après , quid des successeurs ?. Évalué à 8. Dernière modification le 07 novembre 2021 à 22:28.
Pourtant:
https://www.redhat.com/en/about/press-releases/red-hat-powers-future-supercomputing-red-hat-enterprise-linux
Il y a sans doute des chiffres sur les déploiments d'openshift ou d'openstack mais j'ai rien trouvé de publique.
Mais si la version 3 d'openshift a été testé sur 2000 noeuds, ç'est sans doute parce que des clients ont demandés:
https://docs.openshift.com/container-platform/3.11/scaling_performance/cluster_maximums.html
Sauf que Ubuntu fait pas ça gratuitement non plus.
Ubuntu, c'est au max 10 ans si tu payes:
https://ubuntu.com/about/release-cycle
RHEL, c'est jusqu'à 13 ans si tu payes:
https://access.redhat.com/support/policy/updates/errata/
et ça, c'est sans rentrer dans les détails de ce qui est couvert exactement. Par exemple, Ubuntu mets à jour le kernel pour réduire les couts, ce qui va sans doute casser la compatibilité de l'ABI interne du kernel, ce qui est pas forcément super pour des drivers en dehors du dit kernel.
Dans mon souvenir (d'il y a longtemps), le CERN va parfois refaire des drivers de cartes réseaux pour les perfs, donc je peux comprendre qu'ils ont pas envie de faire du portage tout les 2/3 ans.
D'ailleurs, si on regarde le top 10 sur:
https://www.top500.org/lists/top500/list/2021/06/
Il y a 3 RHEL, 3 Centos, 1 Ubuntu, 1 dérivé d'Ubuntu, 1 OS custom et 1 cray linux.
Si on pousse dans les 25 premiers, on retrouve de la RHEl, de la SLES, du craylinux, et "linux". De ce que j'ai vu, il y a 0 debian dans les 25 premiers (ou alors, pas sous le nom Debian).
Ça veut pas dire que Debian n'est pas valable, mais clairement, il n'y a pas que le CERN qui fait le choix de prendre RHEL ou une dérivée.
Dire que le code dérive des mêmes dépots, c'est une grosse simplification.
Le code, ça se teste, ça se corrige, et ça, ça coûte des ressources. Je ne sais pas combien de personnes il y a sur ça au CERN, mais Scientific Linux, c'était 2 personnes à temps plein pour faire un dérivé de Centos, il n'y a pas non plus de quoi faire des miracles avec ça, même si ça donne une distro séparé.