Ces millions d'œuvres écrites en français, me semblent une apologétique irréfragable de l'académie française. Quiconque lis un peu en français est capable de comprendre les textes de La Fontaine, à Nothomb, en passant par Devos, Zola, Hugo, Molière, Racine, Barjavel, Stendhal, Dumas... Cinq siècles de littérature(s) à portée de main. Laisser libre cours à toutes les fantaisies — ou tous les foutages de gueule, comme quand un président rajoute un syllabe à un mot pour en faire deux et fi de la constitution — permettre à la langue d'évoluer sans rime ni raison, ne serait-ce pas dommageable au regard de cet héritage ?
L'académie, dans ce qu'elle a contribué à faire du français une langue unique, n'évoluant que de manière globale à rythme raisonné, n'est-elle pas admirable ? Même si sa contribution est fort modeste, n'ayant aucun pouvoir contraignant ? Le français me permettrait-il moins d'exprimer ma pensée qu'une autre langue aux évolutions plus rapides ? En serait-il devenu un carcan poussiéreux ? Rien ne me paraît moins évident.
À l'inverse quelle chagrin que de constater la difficulté à lire Montaigne, Shakespeare, Aristote, ou Rabelais dans le texte pour le locuteur des langues contemporaines idoines ?
[^] # Re: 86% des recruteurs ne trouvent personnes pour leur poste
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien La maîtrise de l'orthographe et de l'expression orale est "fondamentale" pour 86% des recruteurs. Évalué à 1.
Ces millions d'œuvres écrites en français, me semblent une apologétique irréfragable de l'académie française. Quiconque lis un peu en français est capable de comprendre les textes de La Fontaine, à Nothomb, en passant par Devos, Zola, Hugo, Molière, Racine, Barjavel, Stendhal, Dumas... Cinq siècles de littérature(s) à portée de main. Laisser libre cours à toutes les fantaisies — ou tous les foutages de gueule, comme quand un président rajoute un syllabe à un mot pour en faire deux et fi de la constitution — permettre à la langue d'évoluer sans rime ni raison, ne serait-ce pas dommageable au regard de cet héritage ?
L'académie, dans ce qu'elle a contribué à faire du français une langue unique, n'évoluant que de manière globale à rythme raisonné, n'est-elle pas admirable ? Même si sa contribution est fort modeste, n'ayant aucun pouvoir contraignant ? Le français me permettrait-il moins d'exprimer ma pensée qu'une autre langue aux évolutions plus rapides ? En serait-il devenu un carcan poussiéreux ? Rien ne me paraît moins évident.
À l'inverse quelle chagrin que de constater la difficulté à lire Montaigne, Shakespeare, Aristote, ou Rabelais dans le texte pour le locuteur des langues contemporaines idoines ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace