1) Le problème n'est pas lié aux brevets, il est lié à la propriété intellectuelle autour des variétés. Le système mis en place en Europe est justement conçu pour éviter de breveter le vivant.
2) Le problème n'est pas lié aux OGM, puisqu'il se pose de la même manière pour toute semence de variété protégée.
3) En fait, c'est comme les logiciels. Si tu utilises une variété libre, tu peux resemer et redistribuer tes graines comme tu le veux. Si tu utilises une variété protégée, le semencier dispose d'une propriété intellectuelle. Tu peux resemer tes graines mais il faut alors lui payer une redevance. Si tu veux créer une variété non-protégée, il faut la refaire du début (refaire toute la sélection artificielle, et/ou bricoler les gènes si tu veux faire des OGM). C'est trop cher? Bah c'est possible, et c'est même pour ça que les semencier vendent les graines.
4) À part pour certaines céréales (variété non F1 pour lesquelles le produit récolté est la graine mure), le "problème" n'existe pas en pratique. Un agriculteur traditionnel achète ses graines à un industriel spécialisé dans la production de semences (avec une assurance sur la conformité de la variété et l'absence de maladie). Vous imaginez vraiment une partie d'un champ de betteraves que l'agriculteur laisse monter à graine, va récolter les graines à la main, les trier, les faire sécher, les stocker pour l'année suivante (et pour les années suivantes s'il fait tourner ses cultures?). C'est bucolique, je ne dis pas, mais ça ne concerne quasiment personne. Et il reste tout à fait légal de faire de l'agriculture bio/éthique/sans variétés protégées, les deux monde cohabitent comme cohabitent les logiciels libres et les logiciels propriétaires.
[^] # Re: Mouais...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Des panneaux solaires low-tech, ça existe ? Ils ont peut-être été inventés en... 1900 !. Évalué à 3.
C'est une présentation très biaisée du problème.
1) Le problème n'est pas lié aux brevets, il est lié à la propriété intellectuelle autour des variétés. Le système mis en place en Europe est justement conçu pour éviter de breveter le vivant.
2) Le problème n'est pas lié aux OGM, puisqu'il se pose de la même manière pour toute semence de variété protégée.
3) En fait, c'est comme les logiciels. Si tu utilises une variété libre, tu peux resemer et redistribuer tes graines comme tu le veux. Si tu utilises une variété protégée, le semencier dispose d'une propriété intellectuelle. Tu peux resemer tes graines mais il faut alors lui payer une redevance. Si tu veux créer une variété non-protégée, il faut la refaire du début (refaire toute la sélection artificielle, et/ou bricoler les gènes si tu veux faire des OGM). C'est trop cher? Bah c'est possible, et c'est même pour ça que les semencier vendent les graines.
4) À part pour certaines céréales (variété non F1 pour lesquelles le produit récolté est la graine mure), le "problème" n'existe pas en pratique. Un agriculteur traditionnel achète ses graines à un industriel spécialisé dans la production de semences (avec une assurance sur la conformité de la variété et l'absence de maladie). Vous imaginez vraiment une partie d'un champ de betteraves que l'agriculteur laisse monter à graine, va récolter les graines à la main, les trier, les faire sécher, les stocker pour l'année suivante (et pour les années suivantes s'il fait tourner ses cultures?). C'est bucolique, je ne dis pas, mais ça ne concerne quasiment personne. Et il reste tout à fait légal de faire de l'agriculture bio/éthique/sans variétés protégées, les deux monde cohabitent comme cohabitent les logiciels libres et les logiciels propriétaires.