À mon avis, la fronde idéologique contre la technologie nucléaire est une erreur monumentale de la part des écolos (sous l'influence de Greenpeace) depuis 30 ou 40 ans; ils se sont trompés d'ennemi, et on va le payer très très cher en terme de réchauffement climatique. Il n'est pas trop tard pour faire demi-tour, mais pour ça il faudrait accepter de remettre en question les dogmes au sein de mouvements très idéologisés.
Alors je suis très très très loin d'être spécialiste du sujet. Par ailleurs, je n'ai même pas de chiffre à avancer sur les risques ou sur les coûts. Néanmoins, je n'arrive pas à me mettre dans la tête qu'on considère le nucléaire comme une option chouette pour l'avenir. Qu'on fasse avec pour le moment, en cherchant activement des solutions pour pouvoir sortir du nucléaire me semble être la seule voie sensée. Cette vision me paraît tout autant "idéologisée" que les discours de Greenpeace (enfin, je pense, je n'écoute pas leurs discours).
Jusqu'à présent, le monde a connu deux événements (Tchernobyl et Fukushima) problématiques en une grosse soixantaine d'année. La multiplication du nombre de centrales nucléaires, dans un monde en plein bouleversement climatique pose un paquet de questions qui me semble légitimes.
Entre la technicité nécessaire au maintien en bon état d'usage de ces centrales, le fait que les terrains d'implantation des centrales changent (causant entre autre des sécheresses, diminuant les capacités de refroidissement), l'augmentation bête et simple du risque par la multiplication de ces technologies, et le fait que toute chose complexe a vocation à avoir des incidents, pannes ou accidents, je n'arrive tout simplement pas à imaginer qu'à l'avenir nous n'aurons pas de catastrophes dramatiques.
Et ça n'est pas une histoire de coût ou je ne sais quoi. C'est juste que les centrales nucléaires sont dangereuses (risque bien faible mais conséquences potentiellement extrêmement désastreuses), que les problèmes finissent toujours par arriver, et qu'on souhaite multiplier le recours à cette manière de faire (donc le risque).
Et je n'ai jamais lu quoi que ce soit qui réponde à ça. Je n'ai aucune espèce de confiance envers les tranquilisateurs d'esprit avançant qu'il n'y a aucun risque. C'est une position absurde et intenable.
Sur les histoires de coût de démantèlement, je n'ai aucune idée de la réalité par rapport aux chiffres annoncés, là seule chose que je sais c'est que la centrale d'à côté de chez moi est en démantèlement depuis 1985, et que la fin des travaux est prévue pour dans plusieurs décennies. Le coût financier, à vrai dire, je m'en fiche un peu, mais par contre, ça montre qu'on installe quand même des machins qu'on a franchement du mal à arrêter/maîtriser.
[^] # Re: Mouais...
Posté par Yala . En réponse au journal Des panneaux solaires low-tech, ça existe ? Ils ont peut-être été inventés en... 1900 !. Évalué à 10. Dernière modification le 26 octobre 2021 à 12:07.
Alors je suis très très très loin d'être spécialiste du sujet. Par ailleurs, je n'ai même pas de chiffre à avancer sur les risques ou sur les coûts. Néanmoins, je n'arrive pas à me mettre dans la tête qu'on considère le nucléaire comme une option chouette pour l'avenir. Qu'on fasse avec pour le moment, en cherchant activement des solutions pour pouvoir sortir du nucléaire me semble être la seule voie sensée. Cette vision me paraît tout autant "idéologisée" que les discours de Greenpeace (enfin, je pense, je n'écoute pas leurs discours).
Jusqu'à présent, le monde a connu deux événements (Tchernobyl et Fukushima) problématiques en une grosse soixantaine d'année. La multiplication du nombre de centrales nucléaires, dans un monde en plein bouleversement climatique pose un paquet de questions qui me semble légitimes.
Entre la technicité nécessaire au maintien en bon état d'usage de ces centrales, le fait que les terrains d'implantation des centrales changent (causant entre autre des sécheresses, diminuant les capacités de refroidissement), l'augmentation bête et simple du risque par la multiplication de ces technologies, et le fait que toute chose complexe a vocation à avoir des incidents, pannes ou accidents, je n'arrive tout simplement pas à imaginer qu'à l'avenir nous n'aurons pas de catastrophes dramatiques.
Et ça n'est pas une histoire de coût ou je ne sais quoi. C'est juste que les centrales nucléaires sont dangereuses (risque bien faible mais conséquences potentiellement extrêmement désastreuses), que les problèmes finissent toujours par arriver, et qu'on souhaite multiplier le recours à cette manière de faire (donc le risque).
Et je n'ai jamais lu quoi que ce soit qui réponde à ça. Je n'ai aucune espèce de confiance envers les tranquilisateurs d'esprit avançant qu'il n'y a aucun risque. C'est une position absurde et intenable.
Sur les histoires de coût de démantèlement, je n'ai aucune idée de la réalité par rapport aux chiffres annoncés, là seule chose que je sais c'est que la centrale d'à côté de chez moi est en démantèlement depuis 1985, et que la fin des travaux est prévue pour dans plusieurs décennies. Le coût financier, à vrai dire, je m'en fiche un peu, mais par contre, ça montre qu'on installe quand même des machins qu'on a franchement du mal à arrêter/maîtriser.