Tout le monde voit la différence qu'il y a entre un plan qui marche sur papier et un plan qui marche en réalité.
Si on entre dans un scénario du type négawatt, la partie «sortie du nucléaire» du plan ne peut pas rater : il suffit de voter quelque lois comme en Belgique et le tour est joué.
C'est donc la partie «fossile» du plan qui peut rater. Si par malchance les hypothèses ne se réalisent pas, c'est l'objectif climatique qui va rater, pas l'objectif nucléaire.
Autrement dit, entrer dans ce type de plan consiste à prendre un (gros[1]) risque sur le climat pour avoir une certitude sur le nucléaire.
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
À mon avis il faut jouer très vite et très fort sur les trois leviers:
efficacité énergétique
sobriété
électrification
Il faut jouer sur les trois en même temps, très vite et très fort.
Le pire qu'il puisse arriver est qu'on se retrouve en 2050 à se dire
«oh zut, les émissions de CO2 baissent plus vite que prévu; on aurait pû électrifier moins et sortir du nucléaire».
Je préfère largement cette déception-là que
«oh zut les émissions de CO2 ne baissent pas assez vite, on aurait dû électrifier plus et garder des centrales nucléaires».
[1] Aussi gros que le réalisme des hypothèses qui peuvent se résumer par «division par 5 de toute la consommation énergétique d'ici 30 ans».
# Ordonner les priorités
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . En réponse au lien Se passer du nucléaire en France est possible selon le prochain rapport de l'association Négawatt. Évalué à 5.
Tout le monde voit la différence qu'il y a entre un plan qui marche sur papier et un plan qui marche en réalité.
Si on entre dans un scénario du type négawatt, la partie «sortie du nucléaire» du plan ne peut pas rater : il suffit de voter quelque lois comme en Belgique et le tour est joué.
C'est donc la partie «fossile» du plan qui peut rater. Si par malchance les hypothèses ne se réalisent pas, c'est l'objectif climatique qui va rater, pas l'objectif nucléaire.
Autrement dit, entrer dans ce type de plan consiste à prendre un (gros[1]) risque sur le climat pour avoir une certitude sur le nucléaire.
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
À mon avis il faut jouer très vite et très fort sur les trois leviers:
Il faut jouer sur les trois en même temps, très vite et très fort.
Le pire qu'il puisse arriver est qu'on se retrouve en 2050 à se dire
«oh zut, les émissions de CO2 baissent plus vite que prévu; on aurait pû électrifier moins et sortir du nucléaire».
Je préfère largement cette déception-là que
«oh zut les émissions de CO2 ne baissent pas assez vite, on aurait dû électrifier plus et garder des centrales nucléaires».
[1] Aussi gros que le réalisme des hypothèses qui peuvent se résumer par «division par 5 de toute la consommation énergétique d'ici 30 ans».