• # J'ai pas tout lu

    Posté par . En réponse au lien Il est stérile de rattacher l’hésitation vaccinale au complotisme.. Évalué à 10.

    Désolé, je me suis arrêté là.

    La confiance en la vaccination passe donc inévitablement, pour Goldenberg, par un « acte de foi ». Par cela, elle désigne d’abord le fait que le savoir scientifique ne se suffit pas, en lui-même, pour établir la confiance envers le vaccin. Ce savoir est, par principe, incomplet : l’urgence du contexte fait qu’on manque de recul, ce qui accentue les limites intrinsèques des méthodes employées pour évaluer l’efficacité et la sécurité des vaccins. Faire confiance aux vaccins, c’est faire preuve d’optimisme au sujet de ces incertitudes.

    Je suis pas du tout d'accord, même si le constat du manque de confiance est juste, mais dire que la confiance dans le vaccin repose sur un acte de foi est un contresens complet sur le concept même de méthode scientifique. L'ensemble de la communauté scientifique utilise pour produire du savoir et des connaissances une méthode qui s'oppose fondamentalement au concept de croyance. Ensuite, que ceux qui ne sont pas expert d'un domaine scientifique soit amené à faire confiance aux expert du domaine, c'est effectivement un problème, mais justement, ça ne doit surtout pas reposé sur un acte de foi, soit la conception d'un système de croyance, mais sur effectivement une relation de confiance. Et aujourd'hui, c'est cette confiance dans les institutions qui pose problème.

    Cela dit, ça n’empêche qu'il y a des choses juste dans l'article quand même, mais ce point là, désolé, il ne passe pas. Le fait que le savoir scientifique est incomplet, ben, oui, par principe, c'est effectivement une conséquence directe de la méthode scientifique, tout corpus de connaissance établi selon ses principe est par nature réfutable, ce qui n'est pas le cas d'une croyance religieuse, et c'est d’ailleurs pour ça que personnellement, j'ai confiance dans la science. En gros c'est parce que je sais que la science peut se tromper et qu'elle en a conscience que j'ai confiance en elle. C'est un peu contre-intuitif, je te l'accorde, par contre, ça c'est sur.... Mais c'est justement tout le contraire d'un acte de foi.

    L'acte de foi repose justement sur le fait que tu n'a pas besoin de chercher à prouver l'existence de Dieu pour croire en lui. Et c'est d’ailleurs, compatible avec la science, ce qui est aussi assez contre-intuitif. C'est juste qu'il faut pas mélanger les deux. Et dieu est suffisamment méconnaissable pour être définitivement hors de portée de la science, c'est ce qui permet de faire les deux en même temps. Bon, perso, je suis athée comme mes pieds, mais j'ai aucun problème a discuter avec des croyants rationnels. (bon, c'est pas ceux qui font le plus de bruit et qu'on remarque en premier malheureusement).

    D'ailleurs, j'ai lu un peu la suite quand même, parce qu'il y a des idées intéressante, je trouve là :

    Il est possible, cependant, de fournir une explication supplémentaire à cette défiance envers les scientifiques. Depuis le début de la pandémie, on assiste à la mise en porte-à-faux de la science comme source principale de légitimité des décisions politiques (le confinement, le port du masque, la mise sur le marché de médicaments...). La parole politique n’a eu de cesse de reproduire l’idée selon laquelle la science « dicte » leurs décisions.

    Effectivement, le fait que des décideurs, ou des responsable puisse faire penser qu'il font acte de foi envers la science, et donc qu'ils suivraient aveuglement les experts est de nature à entamer la relation de confiance entre moi et ces même décideurs, surtout qu'il y a parmi le monde scientifique, des gens qui s'assoient assez volontiers sur la méthode scientifique au profit de leur agenda personnel. Le monde de la science n'est pas exempt de brebis galeuse, loin de là. Il faut donc que le décideur montre sa capacité a naviguer dans des eaux agités, et c'est justement ce qu'on lui demande au capitaine et c'est la raison pour laquelle on a confiance (ou pas) en lui. Si le capitaine du bateau sur lequel je navigue me donne l'impression qu'il navigue en s'en remettant uniquement a Dieu, ou dans la croyance aveugle que son navire est insubmersible, vous pourrez me trouver du coté des embarcations de secours, je suis le gars avec le gilet de sauvetage prêt a sauter dans le canot.

    Du coup, le problème, il est peut-être là hein ...

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.