Pas vraiment. Selon moi, ou serait-ce plutôt selon Buffon, « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. » Dans beaucoup d'activités il est possible de se retrouver en contact avec des éléments qui nous sont inconnus décrits en anglais. Il est alors naturel de reprendre la terminologie initiale ; mais seulement le temps de bien comprendre de quoi il s'agit. Ne pas exprimer dans sa propre langue quelque chose qui s'y dit aisément (c'est-à-dire quand les mots existent déjà) est un marqueur certains de l'incapacité à saisir réellement ce qu'exprimait la langue étrangère — a contrario, si la chose est réellement nouvelle, je n'ai aucun a priori contre l'adoption du terme étranger employé par le découvreur, ex : électron.
La liste de termes donnés correspond uniquement à des traductions simples ; il n'est pas question de concepts qui s'exprimeraient de manière plus élégante, ou très différente, en anglais et nécessitant de longues périphrases en français ; simplement des traductions mot à mot. Il me semble qu'un cas comme ça soit révélateur soit d'une forme de snobisme déplacée — je parle de frangliche, tenez vous bien mesdames and gentle... messieurs — soit plutôt d'une paresse intellectuelle consistant à ne même pas essayer d'intégrer le sens plus général des termes étrangers.
Ça me rappel l'exemple le d'une étudiante qui m'avait remerciée le jour où je lui avais traduit le concept de bowing avec lequel elle travaillait pourtant depuis des années sans avoir jamais bien compris de quoi il retournait.
À mon sens le fait marquant de ces propositions, c'est qu'il s'agit ni plus ni moins que de traductions littérales ; pas de néologismes donc. En résumé : « apprenez à ouvrir un dictionnaire messieurs. »
[^] # Re: Riche d'enseignement
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien Professionnels, ne dites plus « smurfing » mais « schtroumpfage ». Évalué à 5.
Pas vraiment. Selon moi, ou serait-ce plutôt selon Buffon, « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. » Dans beaucoup d'activités il est possible de se retrouver en contact avec des éléments qui nous sont inconnus décrits en anglais. Il est alors naturel de reprendre la terminologie initiale ; mais seulement le temps de bien comprendre de quoi il s'agit. Ne pas exprimer dans sa propre langue quelque chose qui s'y dit aisément (c'est-à-dire quand les mots existent déjà) est un marqueur certains de l'incapacité à saisir réellement ce qu'exprimait la langue étrangère — a contrario, si la chose est réellement nouvelle, je n'ai aucun a priori contre l'adoption du terme étranger employé par le découvreur, ex : électron.
La liste de termes donnés correspond uniquement à des traductions simples ; il n'est pas question de concepts qui s'exprimeraient de manière plus élégante, ou très différente, en anglais et nécessitant de longues périphrases en français ; simplement des traductions mot à mot. Il me semble qu'un cas comme ça soit révélateur soit d'une forme de snobisme déplacée — je parle de frangliche, tenez vous bien mesdames and gentle... messieurs — soit plutôt d'une paresse intellectuelle consistant à ne même pas essayer d'intégrer le sens plus général des termes étrangers.
Ça me rappel l'exemple le d'une étudiante qui m'avait remerciée le jour où je lui avais traduit le concept de bowing avec lequel elle travaillait pourtant depuis des années sans avoir jamais bien compris de quoi il retournait.
À mon sens le fait marquant de ces propositions, c'est qu'il s'agit ni plus ni moins que de traductions littérales ; pas de néologismes donc. En résumé : « apprenez à ouvrir un dictionnaire messieurs. »
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace