Pas forcément, et on peut le faire en bord de mer (comme Flamanville).
et d'espace de stockage de très très longue durée pour les déchets.
C'est en sous sol, et l'espace requis est assez faible pour des décennies de production (quelques kilomètres carrés).
Et les matières premières, faut les faire venir en Europe.
Il faut environ 8000 à 9000 tonnes d'uranium par an pour la France. L'équivalent de 180 camions, tout ça pour produire 1 an d'électricité pour la 6-7e économie du monde.
À côté de ça, en 2019, on a importé 48,7 millions de tonnes de pétrole. C'est 5 411 fois plus. En sachant que dans le bilan énergétique de la France 40% de la consommation d'énergie primaire vient du nucléaire, 29% venait du pétrole. Je ne parle même pas des autres ressources qu'on importe ou des marchandises.
En gros on peut résumer le tout en ceci : le transport de l'uranium ne pèse rien dans le commerce mondial ou national. Malgré toute l'énergie qu'il fournit son impact est négligeable sur ce point.
C'est vrai. Mais personnellement entre un réchauffement climatique global et une relative certitude qu'il atteindra des niveaux problématiques et un accident hypothétique d'une centrale nucléaire qui aura un impact local, j'ai plus peur du premier que du second. Sincèrement. Il faut toujours mettre en regard le risque nucléaire en regard de ce qui arriverait si on ne s'en sert pas (ou alors tu es prêt à baisser de manière encore plus considérable ton niveau vie, c'est un choix possible mais ça sera déjà difficile avec le nucléaire sur ce point, alors sans...).
Le nucléaire c'est, aujourd'hui, une bonne excuse pour ne rien faire ni rien remettre en question.
Je ne comprends pas cette fausse dichotomie. Le nucléaire est un outil pour décarboner au cours de ce siècle l'économie. Mais personne ne dit que grâce au nucléaire rien ne doit changer.
Il faut isoler les bâtiments, il faut consommer moins de produits, les réparer, les garder plus longtemps, il faut renoncer à certaine activité comme le tourisme à l'autre bout du monde chaque année, à conduire des voitures plus petites qui vont moins vite, à utiliser plus de transports en commun ou la force de ses jambes. Il faut aussi changer certaines méthodes industrielles, pour privilégier l'environnement au coût financier direct.
Le nucléaire n'empêche pas de changer des choses dans nos sociétés, c'est nécessaire. Mais s'en passer c'est se mettre des bâtons dans les roues pour le siècle à venir qui sera déjà un défi à relever.
[^] # Re: Le nucléaire n'est pas durable
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Les obligations vertes de l’UE excluent le nucléaire ... mais pas le gaz russo-allemand . Évalué à 10. Dernière modification le 09 septembre 2021 à 20:45.
Pas forcément, et on peut le faire en bord de mer (comme Flamanville).
C'est en sous sol, et l'espace requis est assez faible pour des décennies de production (quelques kilomètres carrés).
Il faut environ 8000 à 9000 tonnes d'uranium par an pour la France. L'équivalent de 180 camions, tout ça pour produire 1 an d'électricité pour la 6-7e économie du monde.
À côté de ça, en 2019, on a importé 48,7 millions de tonnes de pétrole. C'est 5 411 fois plus. En sachant que dans le bilan énergétique de la France 40% de la consommation d'énergie primaire vient du nucléaire, 29% venait du pétrole. Je ne parle même pas des autres ressources qu'on importe ou des marchandises.
En gros on peut résumer le tout en ceci : le transport de l'uranium ne pèse rien dans le commerce mondial ou national. Malgré toute l'énergie qu'il fournit son impact est négligeable sur ce point.
Sources https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2020-11/datalab_70_chiffres_cles_energie_edition_2020_septembre2020_1.pdf et https://www.connaissancedesenergies.org/d-ou-vient-l-uranium-naturel-importe-en-france-140512
C'est vrai. Mais personnellement entre un réchauffement climatique global et une relative certitude qu'il atteindra des niveaux problématiques et un accident hypothétique d'une centrale nucléaire qui aura un impact local, j'ai plus peur du premier que du second. Sincèrement. Il faut toujours mettre en regard le risque nucléaire en regard de ce qui arriverait si on ne s'en sert pas (ou alors tu es prêt à baisser de manière encore plus considérable ton niveau vie, c'est un choix possible mais ça sera déjà difficile avec le nucléaire sur ce point, alors sans...).
Je ne comprends pas cette fausse dichotomie. Le nucléaire est un outil pour décarboner au cours de ce siècle l'économie. Mais personne ne dit que grâce au nucléaire rien ne doit changer.
Il faut isoler les bâtiments, il faut consommer moins de produits, les réparer, les garder plus longtemps, il faut renoncer à certaine activité comme le tourisme à l'autre bout du monde chaque année, à conduire des voitures plus petites qui vont moins vite, à utiliser plus de transports en commun ou la force de ses jambes. Il faut aussi changer certaines méthodes industrielles, pour privilégier l'environnement au coût financier direct.
Le nucléaire n'empêche pas de changer des choses dans nos sociétés, c'est nécessaire. Mais s'en passer c'est se mettre des bâtons dans les roues pour le siècle à venir qui sera déjà un défi à relever.