• [^] # Re: Modération

    Posté par . En réponse au lien Les trolls en ligne ne sont en fait que des "abrutis" dans la vie réelle. Évalué à 2.

    On est quand même bien d'accord sur le fond qu'il est beaucoup plus probable qu'un antiviral soit efficace contre le covid plutôt qu'un antiparasite?

    Je suis d'accord qu'un antiviral spécifiquement conçu contre le covid devrait, a priori, être plus efficace (du moins contre un variant en particulier). Cela dit, concernant l'ivermectine (pour l'HCQ, je n'ai pas étudié la question), il est connu depuis longtemps qu'elle a des propriétés antivirales. Quand par ailleurs même Satoshi Omura, prix Nobel pour la découverte de l'avermectine et l'ivermectine et qui connait son métier, semble penser qu'utiliser la molécule a du sens dans ce contexte, j'ai tendance à me dire que ça a du sens aussi. Alors, oui, un antiviral spécifique et sûr ce serait mieux, mais, en attendant d'avoir un antiviral efficace et bien testé, utiliser une molécule avec un présomption d'efficacité et connue pour son innocuité à des doses raisonnables n'avait rien d'absurde (un papier en 2002 affirmait que 10x la dose classique de 0.2mg/kg n'avait pas donné de problèmes, donc la dose recommandée contre le covid de 0.4mg/kg ou 0.6mg/kg ne devrait pas être source d'inquiétudes et les études menées depuis plus d'un an semblent le confirmer).

    Tous ces discours médiatiques sur le « pesticide pour cheval » relayés suite à une communication très mauvaise de la FDA, ainsi que la qualification systématique dans certains réseaux sociaux de tout contenu relatif à l'ivermectine comme "désinformation" sont bien regrettables, car ils ont complètement étouffé la science sur le sujet et cet obscurantisme a peut-être empêché de sauver des vies.

    Au passage, le traitement n'est pas prophylactique (comme le vaccin), il est curatif car il est prévu d'être donné "aux premiers symptomes".

    Oui, pardon, le médicament Pfizer et a priori seulement en traitement précoce (pas prophylaxie).