Je te fais dire exactement ce que tu dis : ton argument, c'est l'argument fallacieux de la cible mouvante. Les études scientifiques répondent à la question initiale (l'efficacité de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine pour guérir les malades hospitalisés).
Il m'a toujours semblé que le but des traitement HCQ+AZ (et aussi pour l'ivermectine), c'était avant tout d'éviter que ça empire, donc avant d'entrer à l'hôpital ou après une entrée non tardive à l'hôpital. L'HCQ a été testé aussi en traitement très tardif à haute dose, parce que pourquoi pas, et ça n'a pas marché.
Enfin, toujours est-il, que tout ce que j'ai voulu dire, c'est que ton affirmation "ça ne marche pas" était à nuancer en "ça ne marche pas en traitement très tardif à haute dose", qui est le seul résultat négatif qui a été vraiment prouvé proprement par RCT.
Pourquoi une molécule qui n'a aucune efficacité en traitement tardif serait efficace en traitement précoce?
Parce qu'il est totalement habituel qu'un médicament ou traitement soit plus adapté à telle ou telle phase d'une maladie ? On ne met pas sous oxygène quelqu'un qui n'a pas encore de problèmes respiratoires ; on vaccine en préventif et normalement pas en curatif. Avec l'HCQ ou l'ivermectine, comme avec tout autre traitement, ces mêmes questions se posent : ils peuvent avoir un effet pour freiner la maladie et éviter que ça empire et que ça parte sur des complications (dont bactériennes) contre lesquelles ce traitement ne pourra rien et d'autres médicaments seront plus adaptés si jamais on en arrive là (antibiotiques pour les infections, et anticoagulants pour éviter les embolies pulmonaires par exemple). Rien de vraiment surprenant à cela.
Tu peux le prendre dans tous les sens : le consensus scienifique actuel, c'est que rien ne prouve que la chloroquine puisse fonctionner
Là déjà, c'est mieux parti pour que je sois d'accord !! Je reconnais volontiers qu'il n'y a pas encore de RCT de grande envergure qui prouve l'efficacité en traitement précoce (une telle RCT n'ayant jamais été faite). Tout ce qu'on a, c'est une présomption (pas une preuve) d'efficacité sur des RCTs petites, ainsi que sur des études non-randomisées plus variées.
C'est très différent de ce que tu affirmais avant : autrement dit, qu'on avait une preuve que ça ne marchait pas en traitement précoce non plus.
Et prétendre que le taux de 95% d'efficacité des vaccins contre l'hospitalisation n'est pas fiable, c'est encore une fois intenable : ça a été montré en essais randomisés, et ça correspond aux données épidémiologiques dans tous les pays, y compris la France, y compris Israël (avec des taux un peu différents par classe d'âge).
Depuis, même les médias mainstream donnent de nos jours des chiffres plus faibles, probablement du fait du variant delta, mais aussi de la décroissance assez rapide de l'efficacité du vaccin nécessitant l'utilisation de boosters. Même Le Monde relaie maintenant le chiffre de 75% contre les formes graves et 40% pour l'infection. Et la même histoire se répète un peu partout et dans tous les pays. Et ce genre de nouvelles données sont observationnelles, pas des RCTs, donc probablement biaisées par des trucs tout bêtes comme le fait que les populations vaccinées et non vaccinées puissent avoir des comportement à risque différents et se faire tester de façon très inégale, tant en entrant à l'hôpital comme pour aller au musée.
Toujours est-il, que même les fabricants comme Pfizer développent un médicament à prendre sous forme de comprimés prophylactiques contre le covid. Visiblement, ils ne sont pas d'accord avec toi : « Nous avons conçu PF-07321332 comme une thérapie orale potentielle qui pourrait être prescrite au premier signe d'infection, sans exiger que les patients soient hospitalisés ou en soins intensifs » (source). Notons que ce médicament est explicitement orienté traitement précoce, sans aucune garantie d'efficacité en traitement tardif, ce qui confirme le fait que la distinction des différents stades d'une maladie est importante lorsqu'on parle d'efficacité d'un traitement.
[^] # Re: Modération
Posté par anaseto . En réponse au lien Les trolls en ligne ne sont en fait que des "abrutis" dans la vie réelle. Évalué à 3.
Il m'a toujours semblé que le but des traitement HCQ+AZ (et aussi pour l'ivermectine), c'était avant tout d'éviter que ça empire, donc avant d'entrer à l'hôpital ou après une entrée non tardive à l'hôpital. L'HCQ a été testé aussi en traitement très tardif à haute dose, parce que pourquoi pas, et ça n'a pas marché.
Enfin, toujours est-il, que tout ce que j'ai voulu dire, c'est que ton affirmation "ça ne marche pas" était à nuancer en "ça ne marche pas en traitement très tardif à haute dose", qui est le seul résultat négatif qui a été vraiment prouvé proprement par RCT.
Parce qu'il est totalement habituel qu'un médicament ou traitement soit plus adapté à telle ou telle phase d'une maladie ? On ne met pas sous oxygène quelqu'un qui n'a pas encore de problèmes respiratoires ; on vaccine en préventif et normalement pas en curatif. Avec l'HCQ ou l'ivermectine, comme avec tout autre traitement, ces mêmes questions se posent : ils peuvent avoir un effet pour freiner la maladie et éviter que ça empire et que ça parte sur des complications (dont bactériennes) contre lesquelles ce traitement ne pourra rien et d'autres médicaments seront plus adaptés si jamais on en arrive là (antibiotiques pour les infections, et anticoagulants pour éviter les embolies pulmonaires par exemple). Rien de vraiment surprenant à cela.
Là déjà, c'est mieux parti pour que je sois d'accord !! Je reconnais volontiers qu'il n'y a pas encore de RCT de grande envergure qui prouve l'efficacité en traitement précoce (une telle RCT n'ayant jamais été faite). Tout ce qu'on a, c'est une présomption (pas une preuve) d'efficacité sur des RCTs petites, ainsi que sur des études non-randomisées plus variées.
C'est très différent de ce que tu affirmais avant : autrement dit, qu'on avait une preuve que ça ne marchait pas en traitement précoce non plus.
Tu simplifies fortement : déjà en janvier, des demandes de clarification et d'accès aux données brutes ont été faites pour vérifier ces chiffres d'efficacité, et on a jamais eu les clarifications.
Depuis, même les médias mainstream donnent de nos jours des chiffres plus faibles, probablement du fait du variant delta, mais aussi de la décroissance assez rapide de l'efficacité du vaccin nécessitant l'utilisation de boosters. Même Le Monde relaie maintenant le chiffre de 75% contre les formes graves et 40% pour l'infection. Et la même histoire se répète un peu partout et dans tous les pays. Et ce genre de nouvelles données sont observationnelles, pas des RCTs, donc probablement biaisées par des trucs tout bêtes comme le fait que les populations vaccinées et non vaccinées puissent avoir des comportement à risque différents et se faire tester de façon très inégale, tant en entrant à l'hôpital comme pour aller au musée.
Toujours est-il, que même les fabricants comme Pfizer développent un médicament à prendre sous forme de comprimés prophylactiques contre le covid. Visiblement, ils ne sont pas d'accord avec toi : « Nous avons conçu PF-07321332 comme une thérapie orale potentielle qui pourrait être prescrite au premier signe d'infection, sans exiger que les patients soient hospitalisés ou en soins intensifs » (source). Notons que ce médicament est explicitement orienté traitement précoce, sans aucune garantie d'efficacité en traitement tardif, ce qui confirme le fait que la distinction des différents stades d'une maladie est importante lorsqu'on parle d'efficacité d'un traitement.