Décidément, tu as tendance à lire des choses qui ne sont pas écrites : d'abord tu inventes du contenu aux commentaires de l'article, puis maintenant tu fais des affirmations et questions qui n'ont pas de lien avec mon commentaire. Je parle des biais dans les études cliniques sur le sujet que tu as introduis (études cliniques covid randomisées ou non) et tu me réponds en me parlant de pharmacovigilance (observationnel non clinique).
Par ailleurs, ça a déjà été commenté ici il n'y a pas si longtemps, mais la pharmacovigilance est justement un exemple par excellence conduisant aux biais dont il est question ici.
Pour te donner un exemple des biais et limitations de la pharmacovigilance, prend par exemple le site européen. Pour Astrazeneca, Pfizer et Moderna, le nombre d'effets indésirables remontés (à ce jour, dont un peu plus d'un quart qualifiés « graves », c'est-à-dire grade 3) en Hollande est de 35 mille, 55 mille et 19 mille. En France, 24 mille, 44 mille et 9 mille. En Allemagne, 22 mille pour les deux premiers, 3 mille pour Moderna. En Espagne, 10 mille, 21 mille et 5 mille.
Bref, la corrélation avec le nombre de vaccinés n'est pas apparente, les pays remontent de façon très inégale (l'Allemagne remonte presque trois fois moins d'effets que la Hollande). On ne sait pas combien d'effets sont vraiment liés au vaccin (biais 1). On ne sait pas combien d'effets ne sont pas remontés (biais 2). La pharmacovigilance ne permet pas de faire de la science. Par exemple, on sait qu'il y a beaucoup plus de remontées avec ces vaccins qu'avec les autres (100 fois plus de décès remontés qu'avec les vaccins anti-grippe aux US et en Suisse), mais on ne sait pas pourquoi (possibles biais). La pharmacovigilance permet seulement d'émettre éventuellement des signaux et de détecter de possibles effets secondaires nouveaux, qui ensuite devraient conduire à des vérifications dans des essais cliniques afin de confirmer ou infirmer.
[^] # Re: Commentaires de l’article, applications à la science actuelle
Posté par anaseto . En réponse au lien Les études statistiques sont-elles hors de contrôle ?. Évalué à 3.
Je veux dire rien d'autre que ce que j'ai écrit.
Décidément, tu as tendance à lire des choses qui ne sont pas écrites : d'abord tu inventes du contenu aux commentaires de l'article, puis maintenant tu fais des affirmations et questions qui n'ont pas de lien avec mon commentaire. Je parle des biais dans les études cliniques sur le sujet que tu as introduis (études cliniques covid randomisées ou non) et tu me réponds en me parlant de pharmacovigilance (observationnel non clinique).
Par ailleurs, ça a déjà été commenté ici il n'y a pas si longtemps, mais la pharmacovigilance est justement un exemple par excellence conduisant aux biais dont il est question ici.
Pour te donner un exemple des biais et limitations de la pharmacovigilance, prend par exemple le site européen. Pour Astrazeneca, Pfizer et Moderna, le nombre d'effets indésirables remontés (à ce jour, dont un peu plus d'un quart qualifiés « graves », c'est-à-dire grade 3) en Hollande est de 35 mille, 55 mille et 19 mille. En France, 24 mille, 44 mille et 9 mille. En Allemagne, 22 mille pour les deux premiers, 3 mille pour Moderna. En Espagne, 10 mille, 21 mille et 5 mille.
Bref, la corrélation avec le nombre de vaccinés n'est pas apparente, les pays remontent de façon très inégale (l'Allemagne remonte presque trois fois moins d'effets que la Hollande). On ne sait pas combien d'effets sont vraiment liés au vaccin (biais 1). On ne sait pas combien d'effets ne sont pas remontés (biais 2). La pharmacovigilance ne permet pas de faire de la science. Par exemple, on sait qu'il y a beaucoup plus de remontées avec ces vaccins qu'avec les autres (100 fois plus de décès remontés qu'avec les vaccins anti-grippe aux US et en Suisse), mais on ne sait pas pourquoi (possibles biais). La pharmacovigilance permet seulement d'émettre éventuellement des signaux et de détecter de possibles effets secondaires nouveaux, qui ensuite devraient conduire à des vérifications dans des essais cliniques afin de confirmer ou infirmer.