Mes grand-parents avaient une horloge comtoise. Cette horloge rythmait leur vie depuis tellement longtemps qu'il n'y prêtaient absolument pas attention, enfin si justement, mais de façon clairement inconsciente. Si elle s'arrêtait ou si elle retardait, en cas par exemple de désynchronisation avec les cloches du village ou avec l'arrivée du facteur, cela déclenchait inévitablement un événement nécessitant une investigation. Est-ce le facteur qui est en retard, si oui pourquoi, et si non, est-ce qu'il faut régler l'horloge ? Pour nous qui n'étions pas habitué, cette horloge était une vraie torture. non seulement elle battait la mesure du temps avec un tic-tac sorti droit de l'enfer, mais en plus elle sonnait, les heures et cinq minutes avant l'heure pour être sur que l'on ne loupe pas l'heure, et aussi la demi-heure.
On a fini par en hériter, elle trône maintenant dans le salon de mes parents. Un jour mon père a eu l'idée saugrenue de vouloir la remettre en route. A cette occasion, n'y arrivant pas, je m'y suis collé, et j'ai du comprendre comment elle fonctionnait, a l'aide de quelques infos glanées sur le net. Le mécanisme est vraiment intéressant à étudier, et tout est question d'équilibre, en particulier, de calage du cadre abritant le mécanisme par rapport au sol. J'ai fini par réussir a la remettre en route. Ils ont tenu deux jours avant de décrocher les poids pour l'arrêter et ils ne l'on jamais plus remise en route.
Pour les cloches du village, elles étaient très pratique pour moi qui était tout le temps a courir partout dans le pays. Je n'avais pas besoin de montre, je savais quand je devais rentrer. Et ça me donnait aussi la direction du village. Mais j'en avais limite pas besoin, dés qu'il était l'heure, le chien de mes grand-parent venait me retrouver, où que je sois, et se charger de me ramener à la maison. ça m'a toujours bluffé la capacité de ses animaux à sentir ce genre de chose.
Ouais, bon, c'est sur maintenant les campagnes ont changé, mais ce besoin de marquer le temps qui passe est toujours important, je pense. Aujourd'hui, c'est plutôt les notifications de nos smartphones qui jouent ce rôle ou le programme de la TV ou de la radio ou je ne sais quoi. C'est assez intéressant de chercher les truc qui justement rythme notre quotidien. Je pense qu'il y la un besoin assez profond d'avoir ces repères temporels, qui permettent de matérialiser nos propres rythmes biologiques.
Sinon, les bouchons d'oreille, c'est la base en camping. Surtout si tu campes a moins d'un kilomètre de moi, c'est limite si les ours viennent pas me réveiller pour me demande d'arrêter de ronfler. Mais souvent ceux qui ont le sommeil léger disent qu'ils ne les supportent pas car ils entendent battre leur propre cœur. A un moment, il faut quand même se dire que le problème est peut-être aussi dans la tête. Mais je reconnais que c'est un vrai problème pour les gens ont cette sensibilité, et ça peut vraiment pourrir la vie.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Citadin dans son jardin
Posté par Big Pete . En réponse au journal J'ai mangé une pomme. Évalué à 5.
Mes grand-parents avaient une horloge comtoise. Cette horloge rythmait leur vie depuis tellement longtemps qu'il n'y prêtaient absolument pas attention, enfin si justement, mais de façon clairement inconsciente. Si elle s'arrêtait ou si elle retardait, en cas par exemple de désynchronisation avec les cloches du village ou avec l'arrivée du facteur, cela déclenchait inévitablement un événement nécessitant une investigation. Est-ce le facteur qui est en retard, si oui pourquoi, et si non, est-ce qu'il faut régler l'horloge ? Pour nous qui n'étions pas habitué, cette horloge était une vraie torture. non seulement elle battait la mesure du temps avec un tic-tac sorti droit de l'enfer, mais en plus elle sonnait, les heures et cinq minutes avant l'heure pour être sur que l'on ne loupe pas l'heure, et aussi la demi-heure.
On a fini par en hériter, elle trône maintenant dans le salon de mes parents. Un jour mon père a eu l'idée saugrenue de vouloir la remettre en route. A cette occasion, n'y arrivant pas, je m'y suis collé, et j'ai du comprendre comment elle fonctionnait, a l'aide de quelques infos glanées sur le net. Le mécanisme est vraiment intéressant à étudier, et tout est question d'équilibre, en particulier, de calage du cadre abritant le mécanisme par rapport au sol. J'ai fini par réussir a la remettre en route. Ils ont tenu deux jours avant de décrocher les poids pour l'arrêter et ils ne l'on jamais plus remise en route.
Pour les cloches du village, elles étaient très pratique pour moi qui était tout le temps a courir partout dans le pays. Je n'avais pas besoin de montre, je savais quand je devais rentrer. Et ça me donnait aussi la direction du village. Mais j'en avais limite pas besoin, dés qu'il était l'heure, le chien de mes grand-parent venait me retrouver, où que je sois, et se charger de me ramener à la maison. ça m'a toujours bluffé la capacité de ses animaux à sentir ce genre de chose.
Ouais, bon, c'est sur maintenant les campagnes ont changé, mais ce besoin de marquer le temps qui passe est toujours important, je pense. Aujourd'hui, c'est plutôt les notifications de nos smartphones qui jouent ce rôle ou le programme de la TV ou de la radio ou je ne sais quoi. C'est assez intéressant de chercher les truc qui justement rythme notre quotidien. Je pense qu'il y la un besoin assez profond d'avoir ces repères temporels, qui permettent de matérialiser nos propres rythmes biologiques.
Sinon, les bouchons d'oreille, c'est la base en camping. Surtout si tu campes a moins d'un kilomètre de moi, c'est limite si les ours viennent pas me réveiller pour me demande d'arrêter de ronfler. Mais souvent ceux qui ont le sommeil léger disent qu'ils ne les supportent pas car ils entendent battre leur propre cœur. A un moment, il faut quand même se dire que le problème est peut-être aussi dans la tête. Mais je reconnais que c'est un vrai problème pour les gens ont cette sensibilité, et ça peut vraiment pourrir la vie.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.