• [^] # Moindre risque

    Posté par . En réponse au lien Évaluez l’impact de la vaccination sur l’épidémie (résumé : en pratique risque individuel /4). Évalué à 3.

    Question sincère, penses-tu vraiment qu'il n'y ait pas d'autres différences qui jouent dans la balance ?

    Oui : le vaccin peut me sauver la vie et m’éviter des séquelles pulmonaires, neurologiques... Le paracétamol m’évite juste les maux de tête ou douleurs, mais maintenant, il est soupçonné que son utilisation à long terme puisse avoir des effets néfastes, même en respectant le dosage.
    Malgré ça, quand j’ai bien mal à la tête, je prends du paracétamol quand même (l’aspirine et l’ibuprofène présentent des risques aussi), surtout si je ne peux pas éviter de faire quelque chose, du genre aller bosser...

    Ou tu simplifies juste parce que tu considères les différences ne méritent même pas d'être mentionnées pour conclure et dans ce cas j'aimerais savoir pourquoi ?

    Je ne me fais pas l’illusion du risque zéro, alors que nous sommes exposés quotidiennement à des produits non testés ou qu’on sait nocifs en mangeant, en respirant (!), etc.

    À partir de là, si je peux, je fais le choix du moindre risque.

    Quand j’ai eu la possibilité d’avoir une première injection de vaccin, c’était de l’AstraZeneca. Au moment où il apparaissait qu’il y avait avec un risque mortel d’environ un sur un million (du coup, à un moment où les vaccins arrivaient encore au compte goutte, il y a eu tout d’un coup moins de pression sur l’AstraZeneca). J’ai estimé mon risque avec le covid-19, à partir de statistiques de létalité établies par âge pour la France, ajusté à vue de nez suivant mes facteurs de risque personnels (rien que d’être un homme, le risque est plus important) et un risque de l’attraper que j’ai considéré assez faible en faisant très attention mais sans pouvoir éviter des contacts.
    J’étais encore environ à un facteur 1000 en faveur de l’AstraZeneca ! Conclusion, je me suis fait vacciner avec.

    J’aurais préféré ne prendre aucun risque, hein ! Mais la seule possibilité aurait été de vivre dans un monde sans covid-19, pas de faire comme s’il n’existait pas. Au moment, ce n’était pas un monde tout à fait disparu, c’était la Nouvelle Zélande. Mais elle ne laissait même pas rentrer tous ses ressortissants !

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone