L'étude des anciennes pandémies montre qu'il n'y a pas de eu variation majeure des virus sans vaccination.
Peut‐être ne peut-on pas qualifier le variant brésilien de variant majeur, mais l’expérience de Manaus montre que le covid-19 peut sans vaccination muter suffisamment pour échapper à l’immunité acquise naturellement après contamination par... les survivants. À moins que l’immunité acquise après contamination ne dure pas assez longtemps.
La contamination n’a pourtant pas été trop freinée, avec à la clé des morts à la pelle, et pas que des vieux (rappel : les victimes se limitent quasiment à des personnes âgées... uniquement s’il y a assez d’oxygène et de places en hôpital pour sauver les autres).
Cette expérience montre clairement que compter sur l’immunité naturelle après contamination est une funeste erreur dans le cas du covid-19.
À partir de là, les stratégies restantes sont :
– zéro covid ; ça a été très efficace dans les pays qui l’ont appliquée, au moins un temps ; appliquée à l’échelle mondiale, elle aurait pu marcher, mais les pays qui l’ont appliquée ont du mal maintenant à ne pas laisser passer de variant plus contagieux en provenance des pays qui tiennent moins à la vie de leur population ;
– limiter la contagion juste assez pour ne pas saturer les hôpitaux ; au delà de fait que ça coûte quand même des morts, ça a impliqué un long blocage de la vie sociale et d’une partie de l’économie avec un virus pourtant nettement moins contagieux que le variant actuel ; ce n’est clairement plus tenable ;
– la vaccination massive ; c’est la seule solution qui reste, mais il y a effectivement un risque d’échappement d’un variant, et d’autant plus qu’on laisse un vivier de personnes non vaccinées pour développer des variants ; plutôt que se contenter d’acheter des vaccins pour eux, les pays riches auraient dû imposer aux sociétés pharmaceutiques d’accepter la fabrication sous licence et investir massivement dans la construction d’usines de production pour couvrir assez rapidement le monde entier.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # L’immunité acquise après contamination, une illusion funeste
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal pfff réchléérer Internet, c'est pas donné à tout l'monde, faut remercier , ça va de soi. Évalué à 4.
Peut‐être ne peut-on pas qualifier le variant brésilien de variant majeur, mais l’expérience de Manaus montre que le covid-19 peut sans vaccination muter suffisamment pour échapper à l’immunité acquise naturellement après contamination par... les survivants. À moins que l’immunité acquise après contamination ne dure pas assez longtemps.
La contamination n’a pourtant pas été trop freinée, avec à la clé des morts à la pelle, et pas que des vieux (rappel : les victimes se limitent quasiment à des personnes âgées... uniquement s’il y a assez d’oxygène et de places en hôpital pour sauver les autres).
Cette expérience montre clairement que compter sur l’immunité naturelle après contamination est une funeste erreur dans le cas du covid-19.
À partir de là, les stratégies restantes sont :
– zéro covid ; ça a été très efficace dans les pays qui l’ont appliquée, au moins un temps ; appliquée à l’échelle mondiale, elle aurait pu marcher, mais les pays qui l’ont appliquée ont du mal maintenant à ne pas laisser passer de variant plus contagieux en provenance des pays qui tiennent moins à la vie de leur population ;
– limiter la contagion juste assez pour ne pas saturer les hôpitaux ; au delà de fait que ça coûte quand même des morts, ça a impliqué un long blocage de la vie sociale et d’une partie de l’économie avec un virus pourtant nettement moins contagieux que le variant actuel ; ce n’est clairement plus tenable ;
– la vaccination massive ; c’est la seule solution qui reste, mais il y a effectivement un risque d’échappement d’un variant, et d’autant plus qu’on laisse un vivier de personnes non vaccinées pour développer des variants ; plutôt que se contenter d’acheter des vaccins pour eux, les pays riches auraient dû imposer aux sociétés pharmaceutiques d’accepter la fabrication sous licence et investir massivement dans la construction d’usines de production pour couvrir assez rapidement le monde entier.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone