Ça permet d'éviter des formes graves voire symptomatiques, mais [pas] forcément la contagion en soi, vu qu'il s'agit d'une maladie très contagieuse que même les asymptomatiques peuvent diffuser. [...] Le taux d'infection est, d'ailleurs, plus difficile à évaluer.
Cette réponse, à dessein ou non, laisse apparemment planer pas mal de doute :
Tu voudrais dire que la vaccination abaisse le seuil de détection du virus, mais pas dans une proportion suffisante, si j'ai bien compris ?
Le vaccin à ARNm BNT162b2 (Pfizer-BioNTech, administré aux moins de 55 ans en France) diminue le risque d'infection symptomatique ou non chez les adultes de 72 % 21 jours après une dose, et de 86 % 7 jours après 2 doses (Hall et al., 2021 ; l'étude a été réalisée quand le variant B1.1.7 était dominant).
Selon une autre étude, le même vaccin fait chuter le risque d'infection de 75 % à 85 % entre 15 et 28 jours après la 1re dose.
Encore une autre étude conclut à une diminution du risque relatif d'infection asymptomatique (détectée par des tests moléculaires) de 80 % par 2 doses de vaccin à ARNm.
Ça n'est pas ce que dit Anaseto, mais il serait donc assez faux de dire que le vaccin majoritaire ne protège que des formes graves de la CoViD-19. Ou même que les données sur le risque d'infection ne seraient pas claires.
Entendons-nous bien : on peut discuter de multiples aspects de l'action des autorités en termes de santé publique. Mais l'argument, souvent entendu, consistant à dire que la vaccination contre la CoViD-19 ne serait utile que pour les populations fragiles ne tient pas.
[^] # Re: Répondre à côté
Posté par symp . En réponse au journal Petite question sur l'immunité collective. Évalué à 5. Dernière modification le 17 juillet 2021 à 11:42.
Cette réponse, à dessein ou non, laisse apparemment planer pas mal de doute :
Le vaccin à ARNm BNT162b2 (Pfizer-BioNTech, administré aux moins de 55 ans en France) diminue le risque d'infection symptomatique ou non chez les adultes de 72 % 21 jours après une dose, et de 86 % 7 jours après 2 doses (Hall et al., 2021 ; l'étude a été réalisée quand le variant B1.1.7 était dominant).
Selon une autre étude, le même vaccin fait chuter le risque d'infection de 75 % à 85 % entre 15 et 28 jours après la 1re dose.
Encore une autre étude conclut à une diminution du risque relatif d'infection asymptomatique (détectée par des tests moléculaires) de 80 % par 2 doses de vaccin à ARNm.
Ça n'est pas ce que dit Anaseto, mais il serait donc assez faux de dire que le vaccin majoritaire ne protège que des formes graves de la CoViD-19. Ou même que les données sur le risque d'infection ne seraient pas claires.
Entendons-nous bien : on peut discuter de multiples aspects de l'action des autorités en termes de santé publique. Mais l'argument, souvent entendu, consistant à dire que la vaccination contre la CoViD-19 ne serait utile que pour les populations fragiles ne tient pas.