L'ordre n'importe pas tellement, vu que dans les 2 cas, le résultat est le même, un certain contrôle du board qui va à l'encontre des objectifs affichés d'indépendance.
C'est bien d'avoir une calsue sur les votes, mais bon, la démocracie, c'est pas juste les votes, c'est aussi les discussions sur savoir ce qui est voté, la transparence, etc.
C'est ni la première fois, ni la dernière que ce genre de chose arrive dans le libre (ou ailleurs). Réussir à fédérer des entreprises concurrentes est une tache complexe et difficile. Le chemin choisi en général, c'est de passer par une fondation tierce déjà établie, mais C'est aussi quelque chose qui va te ralentir, donc pas forcément désirable d'un point de vue commercial (et on en revient aux visées commerciales de CIQ, une fois encore). Ou non désirable d'un point de vue fiscal (car il y a des considérations à filer une tonne de thunes à une organisation sans but lucratif qui produit un produit que tu es le seul à vendre, l'IRS n'aime pas ça)
La balance entre faire en sorte que le projet grandisse vite et que le projet grandisse de façon durable est encore une fois dur à atteindre, surtout quand c'est ton premier essai. Contrairement au board d'Almalinux (qui a benny Vasquez, Simon Phipps et Jack Aboutboul au bureau), j'ai pas le sentiment qu'il y a grand monde avec ce genre d'expérience chez Rockylinux. Leur CM me semble plus faire du marketing que de la communauté au sens ou les librites l'entendent (et elle n'est pas au board, ce qui est aussi une bonne indication de l'importance du sujet).
Et si le but est d'avoir un fonctionnement un peu plus communautaire et avec une séparation plus visible, il y a des étapes simples qui ne vont rien changer de substantiel à court terme tout en permettant de donner la bonne direction.
Par exemple, il suffit que CIQ file de l'argent à la RESF pour embaucher certaines personnes qui bossent sur Rockylinux. Ce qui me vient en tête, c'est ce que fait la fondation GNOME, ou la PSF en embauchant des sysadmins.
Autre example, faire en sorte que SUSE file l'argent à la RESF au lieu de prendre un contrat avec CIQ aiderais aussi pas mal sur la question de la diversité et de l'ISF mentionné plus haut.
Ou publier les comptes de façon plus régulières que le minimum légal, et de façon plus visible serait aussi un pas dans la bonne direction.
Il y a plein de choses qui pourraient être fait sans remettre en cause le modèle, mais qui ne sont pas encore faites malgré les 2 ans et demi depuis l'annonce de décembre 2020.
[^] # Re: État des lieux
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche L'affaire des sources : mémo des clones de Red Hat Entreprise Linux (RHEL). Évalué à 6.
L'ordre n'importe pas tellement, vu que dans les 2 cas, le résultat est le même, un certain contrôle du board qui va à l'encontre des objectifs affichés d'indépendance.
C'est bien d'avoir une calsue sur les votes, mais bon, la démocracie, c'est pas juste les votes, c'est aussi les discussions sur savoir ce qui est voté, la transparence, etc.
C'est ni la première fois, ni la dernière que ce genre de chose arrive dans le libre (ou ailleurs). Réussir à fédérer des entreprises concurrentes est une tache complexe et difficile. Le chemin choisi en général, c'est de passer par une fondation tierce déjà établie, mais C'est aussi quelque chose qui va te ralentir, donc pas forcément désirable d'un point de vue commercial (et on en revient aux visées commerciales de CIQ, une fois encore). Ou non désirable d'un point de vue fiscal (car il y a des considérations à filer une tonne de thunes à une organisation sans but lucratif qui produit un produit que tu es le seul à vendre, l'IRS n'aime pas ça)
La balance entre faire en sorte que le projet grandisse vite et que le projet grandisse de façon durable est encore une fois dur à atteindre, surtout quand c'est ton premier essai. Contrairement au board d'Almalinux (qui a benny Vasquez, Simon Phipps et Jack Aboutboul au bureau), j'ai pas le sentiment qu'il y a grand monde avec ce genre d'expérience chez Rockylinux. Leur CM me semble plus faire du marketing que de la communauté au sens ou les librites l'entendent (et elle n'est pas au board, ce qui est aussi une bonne indication de l'importance du sujet).
Et si le but est d'avoir un fonctionnement un peu plus communautaire et avec une séparation plus visible, il y a des étapes simples qui ne vont rien changer de substantiel à court terme tout en permettant de donner la bonne direction.
Par exemple, il suffit que CIQ file de l'argent à la RESF pour embaucher certaines personnes qui bossent sur Rockylinux. Ce qui me vient en tête, c'est ce que fait la fondation GNOME, ou la PSF en embauchant des sysadmins.
Autre example, faire en sorte que SUSE file l'argent à la RESF au lieu de prendre un contrat avec CIQ aiderais aussi pas mal sur la question de la diversité et de l'ISF mentionné plus haut.
Ou publier les comptes de façon plus régulières que le minimum légal, et de façon plus visible serait aussi un pas dans la bonne direction.
Il y a plein de choses qui pourraient être fait sans remettre en cause le modèle, mais qui ne sont pas encore faites malgré les 2 ans et demi depuis l'annonce de décembre 2020.