• [^] # Re: Transparents et co...

    Posté par . En réponse à la dépêche Est-ce qu'internet détruit les langues locales ?. Évalué à 1.

    Le problème, c'est quand les mots venus d'ailleurs remplacent ou détournent les notres, car l'étymologie devient alors imprécise, le mot perd de son sens, c'est comme si la pensée derrière devenait plus flou. "Bouygue, le son digital", par exemple, qu'est-ce que ça m'avait énervé cette pub ! Un son digital, ce sera des bruits de tapotement, de grattement et de claquement de doigts, mais par contre pour la retransmission de la voix ça pourra pas être terrible.
    D'autres exemples: "opportunité" est la qualité de ce qui est opportun, c'est à dire utile et raisonnable. A cause de l'anglais "opportunity", c'est utilisé à la place d'"occasion".
    D'une manière générale, les gens ne savent plus parler français. Cela faisait longtemps que pas mal de gens mélangent "conjoncture" et "conjecture", mais ça empire. Il y a quelque mois, la dernière fois que j'ai regardé la télévision, Béatrice Schonberg confondait "perpétrer" et "perpétuer". Un peu après, il y eu sur France3 une phrase ahurissante, quelque chose comme « les transports en communs sont envahis de fortes cohortes en âge de dépendance » . Voila un commentateur qui devait se dire qu'il aurait l'air très intellectuel avec ces périphrases si absurdes qu'elles en deviennent incompréhensibles.

    Je ne sais pas si c'est vraiment à cause d'Internet si le français devient une bouillie indigeste. J'aurais plutôt tendance à accuser en premier lieu la publicité, omniprésente, dont la moitié des slogans sont en anglais et l'autre moitié en mauvais français, et en second lieu les programmes de télévision.