C'est en deux parties:
La deuxième partie est un répertoire des différents langages du monde actuel. On y trouve le système d'écriture, des éléments de grammaire ainsi que le vocabulaire de base.
La première partie est remarquable. On y parle d'éthymologie, de la génèse et de la mort des langues, de leurs parentés, de la concurrence qu'elles se font.
-*-
Mon avis a deux sous sur l'apparition d'Internet dans cette bagarre homérique, c'est que le nouveau media est un appui pour toutes les langues minoritaires. Sur Internet, celles-ci peuvent exister sans risquer d'affrontement frontal avec les langues dominantes et les locuteurs peuvent communiquer en faisant fi de la distance.
Toutefois, Internet est un media écrit et donc les langues à base d'idéogrammes compliquées ou bien les langues sifflées risquent d'avoir des difficultés à s'y mettre. Le second problème étant qu'Internet est loin d'être tres répandu dans le monde. La mort des langues africaines reste toujours d'actualité, hélas.
Je ne suis pas certain que l'anglais s'impose par le nombre, comme un immense lavage de cerveau. En effet, cette langue a la faculté de créer énormément de néologismes, tout en gardant les mots courts et imagés (startup, brainstorming). L'anglais me parait adapté pour être une langue de technologie et de communication, au sens `publicitaire qui délivre un signal fort'.
Enfin, je me demande réellement où l'on peut mesurer les `pertes' que subissent les langues. Ce n'est peut être pas parce que `Topics' sera intégré au français que `Thème' sera immédiatement rangé dans la catégorie des pertes. Perdre un mot, ce pourrait être le rayer du dictionnaire. Les dicos français en rayent un certain nombre à chaque parution, mais il doit bien en être de même outre-manche.
# idées cadeaux
Posté par T Sang Neuf . En réponse à la dépêche Est-ce qu'internet détruit les langues locales ?. Évalué à 1.
Les langages de l'humanité (Michel Malherbe)
http://www.lire.fr/document/241_000282H.asp(...)
C'est en deux parties:
La deuxième partie est un répertoire des différents langages du monde actuel. On y trouve le système d'écriture, des éléments de grammaire ainsi que le vocabulaire de base.
La première partie est remarquable. On y parle d'éthymologie, de la génèse et de la mort des langues, de leurs parentés, de la concurrence qu'elles se font.
-*-
Mon avis a deux sous sur l'apparition d'Internet dans cette bagarre homérique, c'est que le nouveau media est un appui pour toutes les langues minoritaires. Sur Internet, celles-ci peuvent exister sans risquer d'affrontement frontal avec les langues dominantes et les locuteurs peuvent communiquer en faisant fi de la distance.
Toutefois, Internet est un media écrit et donc les langues à base d'idéogrammes compliquées ou bien les langues sifflées risquent d'avoir des difficultés à s'y mettre. Le second problème étant qu'Internet est loin d'être tres répandu dans le monde. La mort des langues africaines reste toujours d'actualité, hélas.
Je ne suis pas certain que l'anglais s'impose par le nombre, comme un immense lavage de cerveau. En effet, cette langue a la faculté de créer énormément de néologismes, tout en gardant les mots courts et imagés (startup, brainstorming). L'anglais me parait adapté pour être une langue de technologie et de communication, au sens `publicitaire qui délivre un signal fort'.
Enfin, je me demande réellement où l'on peut mesurer les `pertes' que subissent les langues. Ce n'est peut être pas parce que `Topics' sera intégré au français que `Thème' sera immédiatement rangé dans la catégorie des pertes. Perdre un mot, ce pourrait être le rayer du dictionnaire. Les dicos français en rayent un certain nombre à chaque parution, mais il doit bien en être de même outre-manche.